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Alain Bauer, auteur, analyse Donald Trump et sa gestion de la guerre en Iran

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L'invité du 20h30, c'est Alain Bauer.Bonsoir.Je vous laisse vous installer, le temps de présenter deux de vos livres : « Chine, la revanche de l'empire », aux éditions Fayard.On va le voir apparaître.Et « Trump, le pouvoir des mots », aux éditions First.Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce soir, justement puisqu'on parle du pouvoir des mots, du langage Trump.

0:22

Regardez ce qu'il a dit ce soir.

0:25

Pour l'instant, le cessez-le-feu tient toujours ?Il est incroyablement faible, je dirais.Je dirais que c'est le plus faible en ce moment, après avoir lu cette salterie qui nous ont envoyée.Je n'ai même pas fini de la lire.J'ai dit, je ne vais pas perdre mon temps à lire ça.Je dirais qu'il est au plus bas en ce moment.

0:43

Il est sous assistance respiratoire.Eux comprennent.Ce sont des personnes du milieu médical.Docteur House, être sous assistance respiratoire, ce n'est pas bon.Vous êtes d'accord ?Je dirais que le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive.

0:58

Alain Bauer, le cessez-le-feu a 1 % de chances de survie.Il est en train de nous dire quoi ?Qu'on va basculer dans la guerre ?

1:05

Bon, il s'est préparé à la guerre.Le Premier ministre Netanyahu a été très clair dans son entretien avec CBS, je crois également.Donc, mais on est dans ce processus de montagne russe, de manière assez récurrente.Et d'ailleurs, puisqu'on est dans le secteur médical, le président Trump, c'est un peu Docteur House, voyez, la série médicale où on vous tue d'où soit avant d'essayer de vous sauver.Infiné dans les trois dernières minutes de l'émission, après avoir à peu près tout tenté dans tous les sens, sans avoir compris ce qu'était la nature de la maladie ou en l'explorant.En fait, il y a un cobaye mondial qui est entre les mains du président Trump, mais aussi des Iraniens.

1:47

Il joue le même jeu dans les mêmes conditions, avec les mêmes mots, les mêmes règles.Au moins de ce point de vue-là, on est entré entre poker menteur et échec menteur, mais tout le monde ment avec une détermination tout à fait, tout à fait. fait, tout à fait.remarquable.La question centrale étant à quel moment.Et d'ailleurs, on le sent dans une décision que tente de prendre le président Trump sur le contrôle du prix du du pétrole et du gaz aux États-Unis par le contrôle d'une taxe fédérale.Ça ressemble un peu à ce qui s'est fait dans d'autres pays que la France dans l'Union européenne.

2:20

C'est-à-dire qu'il a des pouvoirs qui lui sont propres pour sortir du prix mondial en le réduisant, parce qu'il est en train de comprendre que au bout de presque deux mois et demi de guerre et d'augmentation des tarifs du pétrole, là, il y a un enjeu qui ne pourrait pas se résoudre uniquement par le redécoupage électoral.Donc, il y a plusieurs mesures qui sont prises par Donald Trump en même temps.Celles qu'on voit, celles qu'on voit pas, celles dont on parle, celles dont on parle pas, celles qui nous intéressent et celles qui nous intéressent pas.Celles qui nous intéressent pas étant généralement beaucoup plus importantes que les autres.

2:50

Et en l'état, pardon, qui est gagnant ?Vous disiez, ils jouent tous les deux le même jeu.Les Iraniens, pour vous, les Iraniens sont gagnants.

2:56

L'Iran a le temps.Et donc, le temps est-ce que Donald Trump n'a pas ?Les Israéliens, eux, ils sont dans une guerre éternelle.Donc, de toute façon, à un moment ou un autre, seuls ou avec d'autres, et le réarmement israélien, les annonces de réarmement israélien, parce que eux, ils n'achètent pas du F-35, ils achètent du F-35, ils refont à leur manière avec des équipements que personne d'autre n'a le fait d'acheter deux nouveaux escadrons de F-35, deux nouveaux escadrons, d'autres appareils, de moderniser massivement leur lutte anti-drones, parce que pour une fois, elles se sont fait avoir par le drone filaire, alors qu'ils ne l'ont pas vu arriver.En fait, les Ukrainiens sont en train de devenir les conseillers mondiaux de la lutte anti-drones et pour une partie des États du Golfe, mais aussi désormais pour les Israéliens qui étaient très prudents parce qu'il y avait un accord de non-belligérance entre la Russie et Israël pendant très longtemps.On ne se, on ne donnait pas à ses ennemis de quoi vous frapper. donnait pas à ses ennemis de quoi vous frapper.

3:55

Et comme les Russes ont contourné l'obstacle avec l'Iran, les Israéliens sont en train de le contourner avec l'Ukraine.Donc en fait, ce conflit qu'on regarde en petites touches impressionnistes aujourd'hui est en train de devenir un vrai conflit où tout est lié.

4:10

Mais vous dites, alors quand même, pardon, c'est intéressant.Vous dites en l'état, ce sont les Iraniens qui sont gagnants puisque eux ont le temps.Est-ce qu'ils ont vraiment tant de temps que ça ?Je pensais qu'ils étaient étranglés économiquement à cause des blocus.

4:23

Ils sont, mais ils ont été étranglés économiquement pendant une guerre qui a duré dix ans avec l'Irak.

4:27

Sauf le blocus, le blocus d'Ormuz.

4:29

Non, non.Mais c'est pas vrai.La Caspienne a réglé cette question.Nous, nous, nous, il faut apprendre une carte de géographie.Vraiment, une bonne fois pour toutes.Voilà.

4:36

L'Iran, c'est un immense pays avec beaucoup de frontières, des tas de gens qui mentent effrontément, les Pakistanais d'un côté qui laissent passer des bateaux iraniens et les Américains aussi parce qu'ils ont besoin du Pakistan, la Caspienne qui est redevenue une espace d'exportation considérable de matériel.Non, non, tout ça c'est des mensonges qu'on raconte.

4:52

Les Israéliens qui ont bombardé un déport des Caspiennes.

4:55

Et donc.Et donc.La démonstration est que ils ne sont pas idiots.Ils savent exactement ce qui se passe.Non, faut comprendre une carte de géographie.Vous en prenez une grande, vous la mettez non pas en microscope mais en télescope et le monde va vous apparaître.

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Ruben, Netherlands

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5:07

Mais alors donc vous nous dites qu'ils souffrent pas tant que ça.

5:09

Le peuple iranien souffre énormément.Le régime iranien souffre beaucoup moins que ce que nous nous racontons parce que nous aimons nous la raconter en espérant qu'effectivement ça se termine.Quand les Iraniens disent le Charles de Gaulle pas trop près, les bâtiments britanniques s'il en reste pas trop près non plus et que la France dit ah ben non non pas trop près.Alors on a bien compris le message.

5:32

Ah ben alors justement, on va lire précisément ce que disent les Iraniens au sujet des Français et du Charles de Gaulle.Ce sont les mots du ministère des Affaires étrangères iranien.La présence de navires français et britanniques ou de tout autre pays susceptible d'accompagner les actions illégales et contraires au droit international des États. États.dans le droit d'ormeus heurtera à une réponse ferme et immédiate des forces armées de la République islamique d'Iran.Est-ce qu'ils sont capables de s'en prendre directement les Iraniens aux porte-avions Charles de Gaulle ?

6:02

Ils ont déjà essayé de s'en prendre à plusieurs porte-avions américains, ça n'a pas bien réussi.Mais quand vous regardez ce que les Ukrainiens ont réussi à faire en mer Noire contre la flotte russe avec des jet skis, des contacteurs de portes de garage, du C4 et un réseau Starlink, le problème c'est pas d'envoyer un bateau moustique.Si vous en envoyez 80, vous envoyez 200 drones marins ou sous-marins comme un qui a été utilisé une fois certes, mais une fois quand même à Oman, etc.Vous pouvez dire il y en a bien qui va réussir à passer.Le destroyer Cole à Aden, c'est un des premiers actes historiques de création de ce qu'on croit devoir appeler Al-Qaïda.Donc faut pas croire que tous ces bâtiments sont invulnérables.

6:43

Ils sont peu vulnérables, très protégés.Mais vous noterez que les bateaux américains ils sont très très très loin des côtes iraniennes.Et quand ils passent, ils se font tirer dessus.Ils sont passés une fois, deux fois, et puis ils se sont dit en fait ça marche pas si bien que ça.

6:55

Mais ils iraient jusque là, vous pensez, parce que c'est encore autre chose de s'en prendre à des alliés à la France dont le message d'ailleurs est très clair, c'est on vient sécuriser le D3 qu'une fois que la paix est installée.

7:05

Oui, mais quand on dit alors nous l'envoyons plus près, le message des Iraniens est pas trop près.Voilà.Et la réponse de la France est pas trop près.Oui.Noté d'ailleurs.

7:15

Emmanuel Macron qui a réagi depuis le Kenya et qui prend quand même la menace au sérieux dit.

7:20

Il a bien raison.

7:20

D'ailleurs la France depuis 1982, les Iraniens le savent parfaitement et c'est pour ça qu'ils le font.On a un vrai problème à nommer de notre problème avec l'Iran.L'Iran n'aura aucun sujet à nous tirer dessus.Ils l'ont déjà fait.Ils ont tiré sur notre ils ont fait au drakkar en 82 au Liban.Ils ont pris des otages en 83 au Liban.

7:37

Ils ont fait dix attentats à Paris dans la foulée, tout ça pour pouvoir obtenir le milliard de francs qu'on leur devait dans le francs qu'on leur devait dans ledans le dans la question des affaires Roddies, c'est on avait prêté de l'argent au chat pour justement non c'est l'inverse nous avons prêté de l'argent pour le surréglénerateur le surprocès à Tricastin pour faire du nucléaire qu'on n'a pas remboursé donc les Iraniens nous ont fait une campagne et nous à chaque fois on a peur de leur de le dire et on l'a vu ces derniers jours de la même manière on est très mou quand il s'agit de nos casques bleus tués au Liban des bateaux qui passent dans le Golfe et même et les Iraniens le savent parfaitement que le Charles de Gaulle n'ira pas se mettre dans le détroit n'importe comment il restera comme le font les Américains à 700 km s'il devait se rapprocher du Golfe et on ne ils savent parfaitement qu'on n'en a pas l'intention mais justement ils en profitent pour le dire puisqu'ils veulent dire qu'on est faible et que c'est eux qui sont forts donc plus plus on et comme nous on n'ose pas appeler un chat un chat lorsqu'il s'agit des Iraniens mais ça ça remonte c'était Mitterrand, Chirac tous il n'y a pas un donc le traumatisme des attentats fait que aujourd'hui on a cette peur qui nous empêche alors je dis pas qu'il faut faire la guerre iranienne du tout mais qu'il faut loin de là mais on ose même pas nommer les choses voilà donc donc et le problème qu'il y a c'est que on a quand même déployé un pour justement faire en sorte que une coalition qui ne soit pas la coalition de la guerre mais sur le droit international se mette autour de nous si on n'est pas capable aujourd'hui quand même d'assumer un certain nombre de choses évidemment les gens ils vont hésiter plus longtemps à venir dans la coalition un mot le Charles de Gaulle qui a passé le détroit de au sud du Yémen et qui poursuit n'ira pas jusqu'au détroit d'Ormuz mais qui poursuit sa route non il est en fait il a été il a été envoyé là pour des raisons simples c'est que c'est ce qu'on appelle être à la poignée de l'éventail il n'est pas très loin de Djibouti où il peut être ravitaillé s'il y a besoin où on peut faire des choses il est bien placé dans le détroit de qui reste un endroit stratégique très important stratégique très importantpour nous.Et il peut venir en appui.Il peut faire de là du renseignement, de la coopération.En fait, l'idée c'était de créer autour de.

9:47

Et il est à 48 heures, grosso modo, de.De.De.De Détroit.Si on lui donne l'ordre d'y aller, ce qui ne va pas être le cas pour l'instant.Pour l'instant, il est très bien là où il est.

9:55

Il est.Mais il est bien là où il est, si on arrive à crédibiliser l'histoire de la coalition.C'est ça le sujet.

10:02

En attendant, les Iraniens ont réagi à nouveau ce soir.À l'instant, le président du Parlement iranien qui dit : « Toutes les options restent ouvertes. » Est-ce qu'on peut la voir cette citation du président du Parlement iranien pour que j'ai les mots précis ?Nos forces armées sont prêtes à répondre de manière instructive à toute agression.Une stratégie erronée, des décisions erronées, ont toujours un résultat erroné.Le monde entier l'a déjà compris.Nous sommes prêts pour toutes les options.

10:25

Ils seront surpris.Quelles options leur restent-ils réellement ?

10:29

Ce qu'ils sont en train de faire : la bataille moustique, la bataille asymétrique, la démonstration de leur capacité exceptionnelle en matière de nouveaux missiles, y compris des missiles qui ne sont pas uniquement des copies des Coréens du Nord, des livraisons chinoises dissimulées, des matériels russes envoyés par-ci par-là et des nouveaux produits, y compris en assumant désormais clairement qu'ils avaient un site secret d'enrichissement nucléaire qui était fait pour créer une arme nucléaire et qui, après nous avoir dit que « mais non jamais », tout ça a été une invention.Bon et du bon, oui, c'est vrai.On a un site secret et on était prêt à faire en sorte qu'eux, on allait s'enrichir à 90 et faire une ogive nucléaire.Et alors ?Et alors ?Voilà.

11:13

On est dans une bataille qui est.Ils ont.Ils pensent.On verra à la fin, parce que les guerres, ça se termine toujours.On sait qui a gagné, mais seulement à la fin.Pendant, on ne sait jamais.

11:22

À quel moment ils diront que ?Et pendant ce temps-là, les négociations continuent.Parce que pendant, tout le monde se parle.

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11:31

Elles sont un petit peu au point d'or.Et la question du nucléaire.

11:33

Ça, c'est nous qui croyons. nucléaire. Ça, c'est nous qui croyons.Ça faut vraiment, voilà.Les négociations contre.Non.C'est le sujet, mais c'est pas sur le nucléaire que ça bloque.D'abord, il y a dix tonnes, pas 440 kilos.

11:44

Donc, faut se le mettre une bonne fois dans la tête.Dix tonnes de deux.

11:48

Alors, pardon, je m'arrête.À dix tonnes de deux à 60 % du rayon d'omission.Dix tonnes.D'accord.

11:52

Ok.Même quand il y en a deux, ça veut dire qu'il peut y en avoir 60.Quand on a commencé, on a commencé.Pour ça, il faut des centrifugeuses.J'en ai quasiment plus.C'est la bonne nouvelle.

12:01

Même celles qui n'ont pas été détruites ont été tellement secouées qu'elles sont inopérantes.Deuxièmement, il y a un site qui n'a jamais été bombardé, la montagne de la pioche.C'est un grand mystère de pourquoi ce site n'a pas été bombardé.Alors nous, on le sait parce qu'il est imbombardable.C'est pas dire.Il y a un problème.

12:16

Il faut une arme nucléaire pour le.C'est trop profond à détruire.Une arme nucléaire tactique, je précise, c'est pas la fin du monde, c'est pas Hiroshima.C'est voilà, mais ça personne veut.Pour des raisons légitimes, personne va pousser à utiliser.Mais c'est trop profond.

12:27

C'est du granit.C'est très voilà.Là, ce site n'a jamais été touché.Il y a peut-être encore des centaines de centrifugeuses et peut-être 440 kilos ou plus du radium-235.Je précise que 440 kilos, c'est la dernière mesure prise par l'IAEA au moment où elle dit qu'ils sont prêts à la bascule.

12:42

Mais ce qui est, pardon, je rebondis là-dessus, ce qui est quand même plutôt bien vu de la part des Iraniens, si la montagne de la pioche est inatteignable, sauf à envoyer une bombe atomique.

12:50

Quitte à faire un site inatteignable, autant en choisir un dont la géographie permet de.Et puis le dernier qu'on ne connaissait pas, qui était Minjideh dans la banlieue de Téhéran, où là, il y avait des centrifugeuses nouvelles et en tout cas ne jamais détruites ou jamais secouées entre guillemets et le début de construction d'une ogive.Une ogive, c'est fait pour mettre une bombe.C'est pas très compliqué.Et le Shilah a été bombardé par les Israéliens et les Américains de manière très précise.Les Iraniens disent Ah ouais, mais on en a encore un autre.

13:20

Alors est-ce la montagne de la pioche, qui est pas si secret que ça, même si c'est compliqué.Est-ce un sixième site qu'on connaissait pas encore ?Je rappelle que Minjideh, personne savait que ça existait avant la guerre des douze jours.Ce sont guerre des douze jours. Ce sontdes renseignements issus du Mossad et de son infiltration qui l'a permis.Donc en fait, on a toute une série.

13:36

Mais il y a des éléments d'accord.Il y a des éléments d'accord pour la dilution.Il y a des éléments d'accord pour le transfert.

13:42

Alors justement, justement, là-dessus, c'est une information du Wall Street Journal.Les Iraniens proposeraient de diluer une partie de leur uranium hautement enrichi et de transférer le reste dans un pays tiers.Oui.Lequel ?

13:54

La Russie, parce que la Russie gère la centrale de Bouches-Roses depuis le début et c'est déjà proposé à plusieurs reprises d'être le pays tiers.Et ceci avait été accepté par la plupart des négociateurs du G7.

14:05

C'est une victoire.

14:10

C'est une victoire.

14:11

Pardon Didier.

14:14

C'est une option.

14:14

C'est une option qui avait déjà été acceptée par l'administration Obama.Donald Trump a dit que c'est nous qui allons récupérer.Oui, oui.

14:21

Mais si il gagne quelque chose à la fin, il pourra dire que c'est une victoire grâce à son ami Vlad.Parce que c'est copain quand même.Donc il y a cette option, elle existe.Et puis il y a la dernière option qui est l'intervention.Et c'est ce qui va se passer du 13 au 15, c'est l'intervention du président Chine.Parce que le président Chine, il a beaucoup d'armes en main.

14:39

Il est en train d'être dans un cadre d'un conflit majeur et mondial avec le président Trump.Il vient de perdre le contrôle de Panama.Il se rend compte qu'il n'a plus le contrôle du détroit de Malacca.Alors Panama, c'est pas très grave.Il avait le contrôle de la gestion, mais il est en train de menacer très fortement les deux nouveaux opérateurs d'OMERSK en leur disant : si vous reprenez la gestion, c'est un conflit majeur avec la République populaire de Chine.À votre place, ils ne mettraient pas les pieds.

15:05

Donc c'est une vraie menace stratégique entre un pays et une entreprise.Et puis Malacca, c'est 80 % de ses exportations.C'est-à-dire un enjeu majeur de survie pour le régime chinois d'un point de vue économique.Donc il a quelques armes.Il a évidemment là il vient de récupérer le contrôle du soufre, si je comprends bien, en fermant le robinet.En plus des autres terres. des autres terres.

15:25

rares, parce que la Chine a réussi à avoir une gestion complète du circuit des terres rares, pas seulement les gisements, l'exploitation, la transformation, la distribution.Et donc là, il y a une négociation au sommet qui est une négociation mondiale où tout va se rééquilibrer ou pas.Il y a trois jours où les deux empires, un déclinant qui est les États-Unis et un réémergent parce que date pas à dire la Chine, c'était quand même la plus grande puissance mondiale avant que les Anglais, les Français et quelques autres mettent fin.

15:55

Les États-Unis empire déclinant.

15:57

Oui, ils n'ont pas gagné.Ils leur flotte la moitié n'arrive pas à naviguer.Quand les Chinois font deux porte-avions en six ans, les Américains en font en douze et encore la démonstration de puissance du 1er septembre lors du défilé chinois où on avait pas seulement des prototypes mais des milliers d'équipements de dronisation, de laserisation, etc.Une note de l'armée de l'US Navy fin de l'année qui dit nous sommes égalés, voire dépassés par les Chinois et donc j'ai dire si les États-Unis n'y arrivent pas à vaincre l'Iran, vous allez voir à Taïwan parce que c'est un autre sujet.Alors là, c'est une conquête chinoise d'un espace complexe, mais on sent bien qu'il y a là une problématique.Les Chinois regardent tout, apprennent tout, ont compris les erreurs des Russes en Ukraine, ils veulent pas refaire la même chose.

16:47

Ils regardent les erreurs des Américains.Voilà, faut se rappeler que les Iraniens depuis 25 ans ont préparé cette guerre.Ça fait 25 ans qu'ils ont préparé une guerre asymétrique en décentralisant totalement le pouvoir, etc.La chance que les Américains ont, c'est que le président Xi vient de faire la plus grande purge de l'histoire de l'armée populaire de libération.Alors déjà, il en faisait régulièrement.Là, il a purgé ceux qui ont déjà remplacé ceux qu'il avait purgé avant.

17:10

Il y a une crise de confiance terrible à l'intérieur de l'armée populaire de libération.C'est la chance des Américains pour que l'affaire taïwanaise ne se déclenche pas brutalement. se déclenche pas brutalement.car si elle se déclenchait demain, les et les Américains n'auraient pas les moyens d'intervenir.Ils n'auraient pas les moyens.Ils ne sont pas capables de faire non pas deux conflits comme on le croyait avant, ils ne sont pas capables d'en faire un.Donc c'est un Donald Trump très affaibli qui va rencontrer pas totalement parce qu'il a des atouts Malaca, Panama.

17:39

Il a récupéré un certain nombre d'atouts.Il s'est reconstruit.Il a remis des cartes dans son jeu.Venezuela aussi.Venezuela bien sûr, mais c'était du pétrole lourd.Le pétrole iranien, les raffineries chinoises sont formatées pour le pétrole iranien.

17:53

Elles sont formatées pour.On ne peut pas mettre autre chose.Et là il a un argument majeur.Sauf que nos amis pakistanais armés par les Chinois, armés par les Chinois, laissent passer des bateaux qui viennent du dernier port iranien sur la côte et qui passent de l'autre côté au premier port pakistanais et qui deviennent brutalement Pakistan et que les Américains laissent passer parce qu'ils ont besoin des Pakistanais, leur meilleur ennemi ami.

18:16

Alors qu'est-ce qu'il peut lui dire dans 48 heures ?Qu'est-ce qu'il va chercher à obtenir ?Est-ce que justement sur le dossier du nucléaire, la Chine peut avoir une influence ?

18:25

La Chine a une influence très forte sur l'Iran.On l'a vu d'ailleurs le visite du ministre des Affaires étrangères.D'habitude c'est plutôt Moscou.Là le passage à Pékin était assez inattendu.Ali Larijani avait pris des contacts avec les Chinois qui était l'homme vraiment de la négociation avant qu'il se fasse éliminer in fine, ce qui était probablement la plus grosse erreur stratégique de cette guerre, c'est d'avoir d'éliminer le seul qui était capable de représenter tous les clans du pouvoir iranien.Parce qu'aujourd'hui il y a un coup d'État interne en Iran.

18:52

C'est le cercle Habib qui a pris le pouvoir.C'est plus une monarchie.Iran c'est fini.C'est les anciens gardiens de la révolution de la guerre Iran-Irak, d'un petit club très fermé et qui a pris le contrôle, y compris le président du Parlement visiblement en a fait partie également.Donc on sent bien la reconstitution du pouvoir.Et là le pouvoir vous avez des radicaux, des ultraradicaux et des radicaux, des ultraradicaux et des

19:15

ultra ultra radicaux.Mais les Chinois, eux, ont ce pouvoir parce que eux pèsent au Pakistan, ils pèsent sur les Russes, donc ils pèsent aussi sur la Caspienne.Leurs relations avec les Turcs sont pas si mauvaises que ça, contrairement à ce qu'on pouvait imaginer.Il y a une espèce de reconfiguration mondiale sur laquelle le président Xi pourrait dire : je vais être le faiseur de paix.Et d'ailleurs, ça l'intéresse d'être le faiseur de paix.

19:37

Faiseur de paix, tout en fournissant des composantes essentielles pour fabriquer des missiles iraniens.

19:41

Du perchlorate de sodium pour faire du propargol, mais ça fait ça fait des dizaines d'années.Parce que pour peser sur l'Iran, il faut montrer qu'on est ami de l'Iran.

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19:49

C'est pas un peu paradoxal ça ?

19:50

Non, ça s'appelle la réelle politique.Parce qu'ils ont aussi besoin d'autres choses.

19:53

Ils ont besoin, enfin, de la même manière que les Iraniens ont besoin.Ils ont besoin du pétrole.Voilà, ils ont 90 % de leur pétrole que vous le disiez, Alain, qui et ils sont sous eux ce dont ils ont peur et le problème qu'ils ont aujourd'hui, c'est ce qu'on appelle les sanctions secondaires.C'est à raffiner ce pétrole-là.Les entreprises chinoises sont touchées par les menaces de sanctions secondaires américaines.Et donc, s'ils vont négocier, c'est ça, c'est la levée des sanctions secondaires sur la question du raffinage de pétrole en échange de la même manière que les Iraniens négocient le retour de leurs avoirs en échange d'un cadre de négociation sur le nucléaire.

20:28

Donc rencontre cruciale avec la Chine qui potentiellement détient les clés de ce conflit.

20:34

Elle détient les clés, la clé de la porte de sortie principale du conflit.D'ailleurs, je raconte comment depuis Deng Xiaoping, dans le livre, la construction du pouvoir chinois a été d'abord économique, puis politique et enfin militaire.Quand la Chine dit je vais tripler mon nombre d'armes nucléaires, elle en a pas besoin.Pourquoi le fait-elle ?Pour montrer que désormais, elle peut être non pas un acteur passif, puis un acteur neutre, elle veut être un acteur actif du conflit.Quand elle tient à bout de bras le régime russe en prenant le contrôle d'une partie essentielle des actifs économiques de la Russie, le FSB lui-même et le SVR, les deux services de renseignement services de renseignement

21:10

je ne permettrai pas d'aller sur les terres de Sergueï ici présents, mais font des notes de plus en plus inquiètes sur la prise de contrôle chinoise sur des pans entiers de l'économie russe et des territoires.La démultiplication des zones de passage, des zones frontières, des réseaux d'oléoducs, de gazoducs, de routes, d'aéroports, d'infrastructures entre la Russie et la Chine amène très exactement ce que Staline avait prévu en disant : notre principal ennemi, c'est pas l'Amérique, c'est pas l'Occident, c'est la Chine et il faudra les nucléariser les premiers.Je cite.

21:43

Donc on verra, on verra si Xi Jinping parvient à peser sur le conflit et trouver une issue.En l'état quand même, on a quand même l'impression, on avait Donald Trump en début d'émission là qui disait le cessez-le-feu tient à 1%, il est sous assistance respiratoire et on a Benjamin Netanyahu très belliqueux qui lui dit il y a encore beaucoup de travail à faire et on le sent, il espère que la guerre et les frappes vont reprendre.On écoute le Premier ministre israélien.

22:14

Je pense que la guerre en Iran a permis de réaliser beaucoup de choses, mais elle n'est pas terminée car il reste des matières nucléaires et de l'uranium enrichi à retirer d'Iran.Il reste des sites d'enrichissement à démanteler, l'Iran soutient encore des groupes armés, ils veulent encore produire des missiles balistiques, on en a dégradé une grande partie, mais tout est encore là et il reste du travail à faire.

22:39

Est-ce qu'il peut y avoir à nouveau des frappes, voire une opération terrestre pour aller chercher directement l'uranium enrichi ?On a entendu, alors je ne sais plus, j'ai un doute, est-ce que c'est Benjamin Netanyahu, est-ce que c'est Donald Trump dire pour l'uranium enrichi vous entrez puis vous vous le retirez ?

22:59

En fait, la dernière fois, on a dit qu'il a parlé avec le président Trump et que le président Trump lui a dit président Trump lui a dit

23:05

Voilà.

23:05

Et donc en fait ils se renvoient ils se renvoient la balle.

23:09

Ils se renvoient la balle, mais en tout cas l'idée d'une opération commando pour aller directement chercher l'uranium enrichi, elle est sur la table.

23:16

Alors un, nul ne sait où il est.Deux, nul ne sait si tout y est au même endroit.Et trois, ça se transforme, ça se transporte si on veut le faire dans une glacière, certes un peu grande, mais on n'est pas obligé d'avoir un camion de 38 tonnes avec une remorque.Donc personne n'en sait rien, personne ne sait où est ça.Les Iraniens ont donné au moins quatre versions différentes.Il est enterré, c'est pas grave.

23:39

On peut pas y accéder, mais on peut faire un effort.On pourrait le transférer.La question était donc si vous pouvez le transférer, vous savez où il est et ainsi de suite.Je veux dire tout le monde ment effrontément dans cette affaire et donc il n'y a pas aujourd'hui d'indication de la concentration de tout le stock d'uranium enrichi à 60% ou que ce soit.Deuxièmement, même si cette question était résolue, ces 4440 kilos, il resterait encore 9,6 tonnes de uranium enrichi sable, je ne sais pas si c'est français.Et donc ça ne résoudrait pas totalement la question.

24:14

Donc c'est à la fois l'uranium enrichi, le moratoire de dix ans ou vingt ans ou douze ans ou cinq ans.

24:20

Les États-Unis qui demandent un moratoire de vingt ans, les Iraniens qui ne sont pas d'accord, qui souhaitent cinq ans.

24:25

Oui, mais donc il y a une négociation surtout et elle continue.Vous savez, les Iraniens sont arrivés à Oman pour la première négociation avec une équipe de négociation de 71 personnes.Ils n'ont pas joué aux cartes, ils ont négocié.Et donc tout le monde continue à négocier sur les.Il y a six points sur quatorze négociables aujourd'hui assez facilement la levée des sanctions, le restitution de, etc.Il y a quatre points où Trump, le président Trump se laissera assez aller, y compris sur sur le péage s'il est partagé.

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Adrian, Johannesburg, South Africa

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24:58

Voilà.Et puis il y a quatre points qui points quisont extrêmement durs dont essentiellement tout ce qui concerne le nucléaire et les missiles donc les négociations se poursuivent et en même temps on sent que potentiellement les frappes peuvent reprendre ça fait partie de la négociation la frappe fait partie de la négociation c'est pas la frappe ou la négociation c'est la frappe fait partie de la négociation la négociation fait partie de la frappe c'est pas séparé c'est la même chose mais vous sentez pas vous qu'il est prêt à y aller qu'il est prêt à y retourner ah oui bien sûr mais parce que ils se sont mis d'accord sur les points de frappe ils leurs conseillers militaires et du renseignement travaillent régulièrement ah la guerre c'est une affaire de stratégie et de tactique d'opérations possibles et potentiels de risques pris ou pas pris voilà quand il détruit des des vedettes moustiques il sait ce qu'il fait quand il y a des tirs de de représailles il sait ce qu'il fait quand il y a un port de la Caspienne qui est frappé c'est un message personnel quand il y a un immeuble qui est frappé nul ne sait pourquoi à Haumont ville qui n'a jamais été frappé c'est un message personnel il faut juste savoir qui était dans l'immeuble en question le jour où il a été frappé il y a même pour les Russes la même chose il y avait un centre culturel à Téhéran qui était qui était touché voilà donc ça fait partie des messages personnels tout le monde s'envoie des des courriers et alors les frappes ce serait quoi s'ils frappaient ils ont une liste à la fois une liste de sites dont ils pensent qu'ils pourraient être aussi des sites nucléaires il y a beaucoup d'Iraniens qui donnent beaucoup de renseignements sur des gardiens de la révolution des Basij etc qui permettent des éliminations ciblées dont on parle assez peu mais qui continue de la même manière qu'on parle très peu des exécutions sommaires qui continuent avec les gens qui avaient tenté de renverser le régime en janvier une révolution populaire partie trop tôt et en tout cas tellement tôt que personne l'avait vu venir un espion ou marche marche très bien mais il y a des jeunes gens qui ont été assassinés parce que c'était que c'étaitassassinats politiques, clairement, par le régime, par dizaines depuis la pause.

27:03

Et malgré tout le renversement du régime, on a le sentiment que c'est un.Alors c'était certes l'objectif fixé par Benjamin Netanyahu, mais c'est vain.

27:12

Mais c'est la différence entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump.Donald Trump voulait le désarmement de l'Iran.Benjamin Netanyahu voulait l'effondrement de l'Iran.Pas le même politique.Vous avez la moitié qui fait à peu près la même chose.Au début, c'est exactement symétrique.

27:28

Et bien à la fin, c'est pas tout à fait tout à fait pareil.On apprend là depuis quelques jours parce qu'on ne comprenait pas pourquoi les Kurdes n'étaient pas partis.Alors il y avait une version qui expliquait que les Kurdes ne s'étaient pas révoltés pour créer une zone de turbulences dans le nord.What is S?Non, Nord-Est.Merci de l'Iran.

27:52

Et là, on apprend qu'en fait Donald Trump n'a pas donné le feu vert à la révolte, alors que contrairement à ce que tout le monde racontait, ils avaient été effectivement armés pour le faire.Quand le successeur, enfin l'héritier du chat, a dit, on n'était pas à se révolter, mais c'était pas le bon moment.C'est qu'il y a eu une discussion sur la possibilité que cette révolte fonctionne et que ça se termine pas comme la bête des cochons à Cuba, c'est-à-dire un désastre militaire.On sent bien qu'il y a toute une série d'options qui sont sur la table et que en fonction risque opportunité, comme toujours, il y a des choix qui sont faits ou pas faits.Ce qui va être très intéressant, je crois, c'est que l'arrivée du troisième joueur dans cette affaire et qu'un joueur majeur, Xi Jinping, est en train de changer la nature du conflit en l'élargissant à un autre joueur et à un maître du jeu.Alors je ne sais pas si le Go menteur existe, le poker menteur, les échecs menteurs.

28:46

En plus, Xi Jinping, c'est plus à la fois plus subtil et plus brutal. plus subtil et plus brutal.On sent bien à la fois la manière dont les choses sont enrobées, dans la décision peut être extrêmement définitive, notamment dans les purges actuelles dans l'armée populaire de libération.Il se passe quelque chose dans cette fameuse rencontre du 13 au 15.Et les Chinois d'ailleurs sont très inquiets parce qu'ils savent pas comment prendre Donald Trump pour eux.C'est un mystère absolu.

29:09

Dans quel sens c'est un mystère absolu ?

29:12

C'est pas un politicien habituel, c'est pas un diplomate habituel, c'est pas un chef d'État habituel.On ne sait pas.

29:18

Personne ne sait trop comment le prendre si.

29:19

Certains, certains si, je sais pas.Le président finlandais visiblement connaît la martingale, mais le golf, je sais pas si c'est très répandu chez Xi Jinping.

29:28

Apparemment, c'est très très bien.

29:30

Oui, mais depuis très très longtemps.Voilà.C'est plus là, c'est différent pour Xi Jinping.Mais il y a cette difficulté.On va nu avec Narendra Modi à quel point les amours peuvent être fugaces quand les taxes arrivent.Il y a plein de sujets.

29:42

Mais Xi Jinping là, la grande inquiétude des Chinois, c'est comment on va prendre Trump.Et en fait, la grande décision qui a été prise, c'est le plus simple, c'est de le laisser parler.

29:53

C'est de le laisser parler.Et derrière.

29:56

Madame Trappé, une opportunité.Donc c'est beaucoup moins gandé que je parle, tu parles, je parle, tu parles, je parle, tu parles, mon premier adjoint, mon deuxième adjoint.

30:07

En fait, ils vont le laisser déblatérer.

30:10

Oui.

30:12

De saisir une opportunité.

30:15

Une opportunité.Quelle est leur priorité absolue ?

30:16

Rétablir la circulation dans le détroit parce que c'est en train d'étouffer leur économie, mais surtout l'économie de tous les pays asiatiques.Et là pour eux, c'est un enjeu de régional, hémisphérique.C'est la Chine.Elle vit avec une carte.Je l'ai mis dans le livre d'ailleurs.La carte de la Chine depuis 2013, elle est verticale.

30:32

Nous, nous vivons dans un monde horizontal.Eux, dans un monde vertical.Ça change tout.Les Américains sont en train de faire la même chose en disant du Groenland, enfin de l'Alaska, du Groenland.Nous vivons aussi la verticalité.Donc la reprise de.

30:44

du contrôle de toute l'Amérique du Sud, morceau par morceau, y compris le Brésil, qui est son objectif de fin d'année.Il a regagné morceau par morceau tout ce que la gauche avait gagné dans les pays, le Chili, l'Argentine, c'est déjà fait, les dernières élections et par le scrutin, il est en train d'étouffer Cuba.Ça sera son prochain trophée.

31:04

Ça sera son prochain trophée, réellement.

31:06

Ah oui, bien sûr.

31:07

Qu'est-ce qu'il va y faire ?

31:08

Ça n'a aucune espèce d'importance, c'est symbolique.L'Iran, c'est symbolique parce que la prise de contrôle de l'ambassade en 79, la plus grande humiliation américaine après le Vietnam.Là, Cuba, c'est symbolique, c'est la plus grande humiliation parce que c'est la baie des cochons.Il faut bien comprendre qu'il y a une pensée qui reste là, qui est présente chez Donald Trump comme la représentation de l'Amérique qui ne se laissera plus jamais humilier.Pour ne plus être humilié, faut régler le compte des humiliations précédentes.

31:35

Et il est en train d'être humilié en Iran, là.

31:38

Pas encore.Là, pour l'instant, il est dans la phase entre deux.Est-ce qu'il va y arriver ?Est-ce qu'il va pas y arriver ?Son problème, c'est de dire à quel point j'ai gagné.Alors, il l'a déjà dit douze fois, tout en expliquant que c'est pas totalement, totalement, totalement gagné parce qu'il reste encore des petits trucs à faire.

31:52

Mais le moment où il dira c'est fini, alors ça sera fini.Et là, il faudra qu'il gère l'état de est-ce qu'il aura plus de jetons à la fin de la partie qu'il en avait au début.Ce qui n'est pas encore le cas malgré beaucoup de destructions, d'éliminations, y compris des éléments considérables des routes de la soie de Xi Jinping, notamment le grand pont qui avait été bombardé.Des personnes comprenaient pourquoi.C'est un élément majeur des routes de la soie qui permettait d'élargir le corridor de distribution et l'influence chinoise.Donc, on retrouve toujours à un moment ou un autre Pékin dans le jeu.

32:21

Merci beaucoup, merci Alain Bauer.Je rappelle vos deux livres, deux de vos livres plutôt, "Chine, la revanche de l'empire" aux éditions Fayard et "Trump, le pouvoir des mots" aux éditions First.Merci beaucoup d'être passé nous voir. d'être passé nous voir.

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