Ok, alors on est début avril 2003 à Bagdad et l'homme que vous voyez là, en train de saluer la foule, s'appelle Saddam Hussein.C'est le dirigeant de l'Irak depuis plus de 20 ans maintenant, mais son règne s'apprête à toucher à sa fin.En effet, quelques semaines plus tôt, une gigantesque coalition internationale menée par les États-Unis a été formée pour renverser son régime, sous prétexte que celui-ci possédait des armes de destruction massive et avait des liens avec Al-Qaïda.
En réalité, ces informations sont complètement fausses.
Mais qu'importe, l'opération militaire a bien été déclenchée et début avril 2003, alors que Saddam Hussein salue la foule, les chars américains ne sont plus qu'à quelques kilomètres de Bagdad.
Peu de temps après, il rentre d'ailleurs dans la capitale et, comme pour symboliser la chute du régime irakien, une gigantesque statue du dictateur est renversée.Le problème pour les États-Unis, c'est qu'une fois arrivés dans Bagdad, même si le régime irakien s'est effondré, la cible numéro une, Saddam Hussein, n'a pas été localisé.Pourtant, comme on l'a vu, il était là quelques jours auparavant, à haranguer la foule perchée sur le toit d'une voiture blanche.
Mais quand les Américains débarquent, plus de Saddam, plus de voiture blanche.Le chef d'État irakien semble s'être complètement volatilisé.Alors, où est-il ?
Vingt-sixième jour de la guerre, l'inconnu demeure.Où est Saddam Hussein ?Mais avant de continuer cette vidéo, je voudrais remercier le sponsor de celle-ci, Trade Republic.Alors Trade Republic, c'est quoi ?
Eh bien, c'est une banque en ligne européenne comptant plus d'un million de clients en France, ultra simple d'utilisation et qui vous permet de faire fructifier votre argent, notamment grâce au compte courant. votre argent, notamment grâce au compte courant.
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Ok, alors ce que j'ai dans les mains, c'est un jeu de cartes.Et je sais, il a l'air normal à première vue, mais en réalité, il est un peu particulier.Regardez, je vous montre.En fait, sur chacune de ces cartes se trouvent des visages, des visages des personnes les plus puissantes du régime irakien en 2003.On a par exemple ici la Dame de Trèfle, Kamal Mustafa Abdullah, secrétaire général de la Garde républicaine irakienne.Là, on a également le 10 de Coeur, Abdul Tawab Moula Weish, vice-premier ministre de l'Irak.
Et on a surtout l'As de Pique, la personne la plus puissante de tout l'Irak, j'ai nommé Saddam Hussein.
Mais alors, pourquoi je vous parle de ce jeu de cartes ?Eh bien, parce qu'au moment d'envahir l'Irak, les Américains vont identifier une cinquantaine de personnes à absolument capturer ou éliminer.
Mais plutôt que de simplement faire une liste de noms et la donner aux soldats déployés sur le sol irakien, ils vont faire quelque chose de beaucoup plus malin, de beaucoup plus américains.
Ils vont en faire un jeu de cartes.L'idée est extrêmement simple.Comme lors d'une guerre, les soldats passent de nombreuses heures chaque jour à jouer aux cartes entre eux.
Alors créer un jeu sur mesure avec les visages des cibles, c'est s'assurer que chaque soldat va graver ces noms dans sa mémoire, sans même s'en rendre compte.
Et au début, cette stratégie du jeu de cartes, bah, elle va assez bien marcher, honnêtement.
Les semaines suivant la chute de Bagdad, plus de la moitié des personnes se trouvant sur le jeu de cartes sont capturées, tuées ou bien se rendent directement.
La Dame de Trèfle, le Neuf de Carreau. Carreau.Valet de Pique, les anciens piliers du régime basiste de Saddam Hussein tombent les uns après les autres.Mais l'ex-dirigeant de l'Irak, l'As de Pique, lui, est toujours introuvable.Les Américains ont beau interroger tous ses proches, mener des centaines de raids à travers le pays et même promettre 25 millions de dollars pour sa capture, Saddam est un véritable fantôme.Et ça, ça devient un problème de plus en plus gros pour les États-Unis.Déjà parce que tant que l'ancien dirigeant de l'Irak n'est pas capturé, on ne peut pas vraiment dire que la victoire soit totale.
Mais surtout, car plus problématique pour les États-Unis, si Saddam a bien disparu, son influence en Irak, elle, est intacte.Dans l'ombre, plusieurs groupes rebelles restés fidèles à l'ancien régime ont commencé à se former et mènent une véritable guérilla contre les Américains.Guérilla qui est fortement soutenue, voire encouragée, par Saddam, qui, de l'endroit où il se cache, enregistre des messages audio dans lesquels il appelle les Irakiens à rejoindre la rébellion.Donc même si le président George W. Bush a affirmé que la guerre en Irak était terminée et a paradé fièrement en mai devant une gigantesque banderole avec marqué "mission accomplie", la réalité est plus nuancée.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeIl faut impérativement capturer le dictateur déchu.Et bonne nouvelle pour les États-Unis, il semblerait que l'As de Carreau vienne d'être capturé.
Abi Damin de Marmoude Al-Tikriti, l'As de Carreau sur le jeu de cartes américain des Irakiens les plus recherchés, a été capturé.On pense qu'il pourrait détenir des informations sur ce que sont devenus Saddam et ses deux fils.Ça, c'est ce qu'on peut lire dans le journal The Guardian le 18 juin 2003, peu après la capture d'Abi Damin Marmoude par les Américains.Lui, l'As de Carreau, l'un des plus fidèles lieutenants de Saddam, devrait savoir où se cache l'ancien dirigeant de l'Irak et enfin permettre aux États-Unis de le capturer.Mais non.Après de longs interrogatoires, Marmoude est affirmatif.
Il ne sait pas où se cache Saddam.Il sait seulement qu'il est bel et bien en vie et se trouverait toujours en Irak.Bien maigre piste, vous en conviendrez.Et c'est à ce moment-là, donc en juin 2003, que certains membres de l'armée américaine chargés de capturer Saddam, comme le lieutenant-colonel Steve Russell ou bien le commandant. le lieutenantcolonel Steve Russell ou bien le commandant.Stan Murphy, comprennent qu'ils font fausse route depuis le départ.Le jeu de cartes ne leur sert à rien.
En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que depuis la Seconde Guerre mondiale, quand les Américains veulent faire s'effondrer un régime, ils utilisent plus ou moins toujours la même méthode.Ils listent toutes les personnes les plus puissantes du pays, les organisent de manière hiérarchique et s'attellent méthodiquement à les neutraliser une par une, en espérant que la capture de ceux d'en bas amène à celle de ceux d'en haut.
Regardez par exemple ce document confidentiel de l'armée américaine datant de 1945 et détaillant la structure du Troisième Reich.C'est bien organisé, simple à comprendre et surtout très hiérarchique.Et donc, en 2003, les États-Unis envahissent l'Irak et veulent renverser le régime de Saddam, ils procèdent de la même manière.
Ils organisent de manière verticale le pouvoir irakien, créent même tout un jeu de cartes autour de ça et s'attellent à éliminer ces 52 personnes une par une, en partant du bas pour remonter jusqu'à Saddam.
Sauf qu'il y a un problème, et les Américains sont bien en train de s'en rendre compte.
L'Irak de 2003, c'est pas l'Allemagne de 1945.Certes, Saddam était le chef incontesté de son pays, mais pour autant, les personnes les plus proches de lui et en qui il avait confiance n'étaient pas les plus hauts cadres du régime.Parce qu'en Irak, comme presque partout au Moyen-Orient d'ailleurs, les liens religieux, familiaux et même tribaux comptent souvent beaucoup plus que les liens politiques.Résultat, si les Américains veulent capturer Hussein, ça sert à rien de vouloir neutraliser toutes les autres cartes du jeu.Non, il ne faut plus penser de manière verticale, mais plutôt horizontale.C'est pour cela qu'à partir de l'été 2003, les Américains commencent à créer une gigantesque base de données nommée MongoLink et dans laquelle Saddam Hussein n'est pas en haut d'une liste, mais plutôt au centre.
On essaye de cartographier toutes les connexions humaines autour de lui : ses anciens gardes du corps, les membres de sa tribu, les al-Bunaisirs ou encore les familles qui lui ont prêté allégeance depuis des décennies.Et c'est à ce moment-là qu'un nom va émerger : Al Mouslih, une famille puissante et influente en Irak qui venait de la même région que Saddam, Tikrit, et dont de nombreux membres avaient et dont de nombreux membres avaient
été garde du corps de l'ancien président.L'armée américaine en a la conviction : ce sont les al-mouslites qui savent où se cache Saddam Hussein.
Et j'ai commencé à réaliser que tout était lié à cette famille, les al-mouslites.Donc maintenant, si nous trouvons quelqu'un qui est lié à un al-mousl, marié d'un al-mousl, ou quoi que ce soit, c'est là que nous avons commencé à nous concentrer.Nous étions très concentrés sur les al-mouslites.
Très rapidement, de nombreux raids sont donc lancés pour arrêter les membres de cette fameuse famille al-mouslite.Fin juillet, une première grosse prise a lieu puisque Anan Abid al-Mouslite, l'un des gardes du corps les plus proches de Saddam, est interpellé par les Américains.Juste après sa capture, le lieutenant Russell déclare d'ailleurs : « Nous avons capturé notre cible principale. Cet homme était un proche collaborateur de Saddam Hussein. » Mais en réalité, au fur et à mesure des raids et des interrogatoires, les Américains vont comprendre quel était le membre de la famille al-mouslite le plus susceptible de les conduire à Saddam.Il s'agirait de Mohamed Ibrahim Omar al-Mouslite, surnommé Fatman.C'est l'un des plus proches gardes du corps de Saddam que vous pouvez d'ailleurs apercevoir sur cette vidéo en avril 2003, quelques heures avant que le président de l'Irak ne s'évanouisse dans la nature.
Le problème, c'est que tout comme Saddam Hussein, Mohamed al-Mouslite est complètement introuvable depuis plusieurs mois.Enfin, peut-être plus pour très longtemps, car après avoir multiplié les raids dans tout l'Irak et arrêté une bonne partie des al-mouslites, les soldats américains finissent par mettre la main sur Bassim Latif, le chauffeur privé de Fatman.
Et lors de son interrogatoire, il fait des révélations extrêmement intéressantes.
Il confirme que Mohamed al-Mouslite est en contact direct avec Saddam, mais surtout, il donne une information très importante : c'est bien l'ancien dictateur qui coordonnerait la guérilla en cours en Irak.C'est lui qui donnerait les ordres aux groupes rebelles qui attaquent les Américains sans relâche depuis plusieurs mois.
Mais toujours lors de son interrogatoire, Bassim Latif donne une autre information capitale : l'adresse d'une maison à Samarra où se cacherait son patron.
Alors immédiatement, les Américains lancent un gigantesque raid à cet endroit.Sauf qu'une fois arrivés sur place, c'est là des illusions.Le cet endroit. Sauf qu'une fois arrivés sur place, c'est là des illusions. Legarde du corps de Saddam Hussein n'est pas là.
Mais attendez un peu, parce qu'en fouillant bien lors de ce raid à Samarra, les militaires mettent la main sur une cache abritant 1,9 million de dollars en espèces et surtout ils arrivent à capturer Moussleit Mohamed Ibrahim Al Moussleit, le fils de Fatman.Alors ni une ni deux, les Américains l'interrogent et ce dernier leur affirme qu'il ne sait pas où se trouve son paternel.Mais il finit quand même par révéler un endroit où son père avait l'habitude d'aller pêcher.Ne demandez pas pourquoi.
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Get started freeAlors encore une fois un raid est lancé au beau milieu de la nuit, mais chou blanc.Pas de Mohamed Al Moussleit, seulement deux vieux pêcheurs irakiens que les Américains décident quand même d'arrêter et d'interroger.
Bah oui, rappelez-vous que désormais c'est ça la méthode, se concentrer non plus sur des membres importants du régime irakien, mais plutôt sur des individus ordinaires qui pourraient détenir des informations capitales.
Alors oui, certes ces deux pêcheurs, à première vue, on comprend pas vraiment lien qui pourrait avoir avec Mohamed Al Moussleit ou Saddam Hussein, mais tantôt comme même.
I start talking to the second fisherman and I realize these two fishermen have different stories.And I went one hour and one hour and back and forth on these fishermen kind of turned them against each other.It took 12 hours and one of the fishermen finally says I work for Mohamed Ibrahim.
Incroyable, mais vrai, ces deux pêcheurs connaissent donc bien Mohamed Al Moussleit et l'un d'entre eux révèle d'ailleurs qu'il est le cousin de Mohamed Kader, l'un des compagnons de pêche de Fatman.
Et détail important, ce Mohamed Kader possède une propriété dans un quartier de Bagdad qui pourrait servir de refuge à Mohamed Al Moussleit.Alors à votre avis que se passe-t-il ?
Eh bien un nouveau raid est lancé.La nuit du 12 décembre, les Américains font irruption dans la villa de Mohamed Kader et capturent quatre nouvelles personnes.Ils leur mettent alors des cagoules sur la tête et les emmènent dans une base militaire pour les interroger.Mais malheureusement pour les États-Unis, à première vue, encore une fois, aucune trace du Fatman.Ils ont seulement réussi à capturer Mohamed Kader et l'interroge alors sur le lieu où pourrait se cacher Al Moussleit.Mais ce dernier ne comprend pas.
Il affirme Fatman était chez lui la nuit dernière.Il était dans la maison de Bagdad.Alors Eric Maddox, l'interrogateur de l'armée américaine, se retourne vers américaine, se retourne versles trois autres hommes qu'ils ont capturés la nuit dernière pour voir si l'un d'entre eux est bien Mohamed
Et je me disais, est-ce que Mohamed Ibrahim est l'un de ces gars-là ?Et je savais exactement à quoi il était censé ressembler.John Travolta, avec le John Travolta chin.Je le savais.Et vite, je me disais, je suis à court de temps.Le premier Hood, pas lui.
Le deuxième Hood, certainement pas lui.
Le troisième Hood, je n'ai même pas réussi à le voir.Et je vois le chin.Eh oui, aussi fou que cela puisse paraître, les Américains ont bien capturé Mohamed Al-Moussit dans la nuit du 12 décembre.Simplement, ils ont mis de longues heures à comprendre que c'était bien lui.Mais maintenant qu'ils ont enfin réussi à lui mettre la main dessus, il faut interroger le Fatman pour qu'il réponde à une seule question : où se cache Saddam Hussein ?Il ne faudra que quelques heures à Mohamed Al-Moussit pour craquer et révéler le lieu où se cache Saddam Hussein.
Soumis à un interrogatoire ultra intensif, on fait comprendre au Fatman que s'il ne coopère pas, illico presto, sa vie et celle de ses proches deviendront un enfer.
Eric Maddox, l'interrogateur de l'armée américaine, lui dit notamment, je cite : « Je vais te remettre dans ta cellule. Personne ne viendra plus te parler. On va t'emmener passer le reste de ta vie dans une prison sombre, tout seul. Ta famille va être pourchassée comme des animaux. Saddam ne peut pas les aider. Personne ne peut les aider, sauf toi, ici et maintenant. Maintenant qu'on t'a capturé, tu ne sers plus à rien, Saddam. Il ne t'aidera pas et il ne s'occupera pas de ta famille. C'est ta seule chance de les aider. » Forcément, face à ces légères menaces, Mohamed Al-Moussit va décider de coopérer.
Et le 13 décembre 2003, vers 17 heures, il révèle où se cache Saddam Hussein : une vieille ferme située en bordure de la ville d'Ad Dawara.Immédiatement après ces déclarations de Fatman, plusieurs centaines de soldats américains, dont des membres de la faction d'élite Delta Force, sont envoyés vers le lieu indiqué.Il y avait enfin une occasion concrète de capturer Saddam Hussein et il ne fallait surtout pas la manquer.Vers 20 heures. pas la manquer. Vers 20 heures.le 13 décembre 2003, l'opération Red Dawn est donc lancée.La ferme décrite par Mohamed Al-Moussli est complètement encerclée et en quelques minutes seulement, la zone est passée au peigne fin.
Deux hommes sont alors trouvés et arrêtés, le cuisinier de Saddam Hussein, Kais Namak, et le frère de ce dernier.
Les soldats américains mettent également la main sur deux fusils AK-47, une boîte métallique renfermant 550 000 dollars et même un taxi Toyota qui permettait vraisemblablement à Saddam de voyager inconnu.
Mais pour autant, malgré ces découvertes, aucune trace de l'ancien dirigeant de l'Irak.Il semble une nouvelle fois s'être complètement volatilisé.
Alors, face à cette situation, les Américains furieux décident de faire venir Mohamed Al-Moussli.Ils le menacent, lui expliquant qu'il avait menti et qu'il allait passer le reste de ses jours en prison.Mais ce dernier, terrifié, affirme pourtant que si Saddam est bien là, juste à côté d'eux.Et c'est alors que du bout du pied, ils pointent une sorte de trou recouvert par un tapis.Et nuls ni deux, les Américains essayent alors de dégager l'accès, enlèvent le tapis, puis la terre, le sable et enfin la plaque de polyester qui recouvre le trou.
"Cockatoo has made my life as a documentary video producer much easier because I no longer have to transcribe interviews by hand."
— Peter, Los Angeles, United States
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Get started freeLes soldats découvrent alors une sorte de cavité de 3 mètres de profondeur par laquelle sort un tuyau en plastique.
Un soldat dégoupille ensuite une grenade, s'apprête à la lancer dans le trou quand soudain, deux mains apparaissent suivies d'une grosse tête barbue.Un vieil homme, muni d'un Glock 18 semi-automatique 9 mm, commence alors à émerger du trou.Immédiatement, un soldat lui envoie son poing dans les dents pour le désarmer et se jette sur lui pour l'immobiliser.Sonné, l'air hagard, le mystérieux individu articule alors une vague phrase en anglais.
Je suis Saddam Hussein, le président de l'Irak, et je suis prêt à négocier.Enfin, après huit mois de traque intensive, Saddam Hussein, l'as de pique, l'ancien président de l'Irak, a enfin été capturé. a enfin été capturé.C'est une immense victoire pour les Américains et notamment le président George W. Bush qui se félicite de cette prise.
D'ailleurs pour l'anecdote, le Glock 18 que portait Saddam lors de son arrestation sera remis au président des États-Unis par les forces spéciales américaines.
Bush le fera alors mettre dans un cadre en bois et le fera trôner sur le bureau ovale jusqu'à la fin de son mandat comme une sorte de trophée de guerre.Mais bref, maintenant que Saddam Hussein est enfin capturé, reste une question.Que va devenir l'ancien dictateur irakien?On affirme qu'il va être jugé pour ses crimes, mais ça reste vague.Pour quelle raison exactement Saddam doit-il être condamné?Pour ses liens avec Al-Qaïda ou bien sa détention d'armes de destruction massive, c'est-à-dire les raisons qui ont poussé les États-Unis à envahir l'Irak?
Et bien non, car désormais il a été démontré que tout cela était faux et que l'ancien dirigeant irakien ne pouvait pas être reconnu coupable de tels crimes.Et puis également, qui doit juger Saddam Hussein?Les États-Unis, la justice internationale ou bien l'Irak?
Finalement, après presque un mois de flou juridique, la question du statut de Saddam est enfin tranchée.C'est un prisonnier de guerre des États-Unis.
S'ensuivent alors de nombreux interrogatoires menés par le FBI durant lesquels l'ancien dirigeant de l'Irak est interrogé sur de nombreux sujets et sur les crimes qu'il a commis.On lui parle d'armes de destruction massive, de la guerre Iran-Irak ou encore de l'invasion du Koweït.Mais à chaque fois, Saddam Hussein se montre peu loquace et nie la majorité des faits qui lui sont reprochés.Il affirme, par exemple, que les États-Unis ont utilisé le 11 septembre pour justifier l'invasion de l'Irak, que s'il avait eu des armes de destruction massive, il les aurait utilisées depuis bien longtemps contre les Américains, ou encore que les gens l'aimeront encore plus une fois qu'il sera mort.
Mais surtout, lors d'un entretien mené le 8 février 2004, Saddam glisse cette petite phrase lourde de sens.
Des gens résistent à l'occupation de l'Irak.
Aujourd'hui comme auparavant sous les bannières de Hussein.Cependant aujourd'hui, Hussein n'est plus au pouvoir et est en prison.Traduction, même si l'ancien chef d'État irakien a été capturé et emprisonné, la résistance va continuer. a été capturé et emprisonné, la résistance va continuer.
Parce que oui, comme on l'a dit précédemment, depuis l'invasion américaine en mars 2003, de nombreux groupes rebelles se sont formés un peu partout en Irak.
Alors certains sont fidèles à Saddam, alors que d'autres sont chiites et en lien avec l'Iran, et d'autres encore sont même des groupes terroristes liés à Al-Qaïda.Mois après mois, cette résistance a pris de plus en plus d'importance et début 2004, il semblerait que l'Irak plonge doucement mais sûrement vers le chaos total.Et justement, certains pensaient que la capture de Saddam allait permettre de fragiliser certains de ces groupes rebelles, car c'était lui qui donnait les ordres.Or, il n'en est rien, et l'ancien dirigeant affirme donc désormais lui-même lors d'un entretien avec le FBI, la résistance ne lui appartient plus.Le dictateur déchu ne maîtrise rien, et si l'Irak s'embrase un peu plus chaque jour, ce n'est pas de son ressort.
Vous savez, vous allez échouer ici.Je lui ai dit, Saddam, pourquoi allons-nous échouer ?Pourquoi voulons-nous échouer ?Vous êtes notre prisonnier.Votre régime n'existe plus.Comment pouvez-vous dire que nous échouons ?
Il a dit, vous allez échouer car vous ne comprenez pas la culture arabe.Vous ne comprenez pas la langue arabe.Vous ne comprenez pas notre histoire.Vous ne comprenez pas la mentalité arabe.À cause de tout cela, vous allez échouer.
Reste donc toujours une question cruciale : que faire de Saddam Hussein ?Bien, après plusieurs longs mois d'interrogatoire par le FBI, l'ancien dictateur est finalement remis aux autorités irakiennes pour être jugé par un tribunal spécial.
Une première audience a lieu le 1er juillet 2004, et comment dire que rapidement, on comprend que ce n'est pas un procès comme les autres qui va se dérouler.
Je suis descendu avec l'honneur d'un Irakien pour défendre l'Irak et restituer les droits historiques face à ces chiens.
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Get started freeVous n'avez pas le droit d'insulter.
Vous êtes devant un tribunal.Et devant ce tribunal, j'assume la responsabilité de mes paroles.
Mais au bout du compte, après de longs mois d'audience et de tergiversations, le véritable procès Saddam Hussein s'ouvre le 19 octobre 2005. s'ouvre le 19 octobre 2005.Tenez-vous bien, l'ancien chef d'État irakien est jugé pour le meurtre de 148 chiites dans la ville de Dujail en 1982.Alors qu'on soit d'accord, c'est un crime atroce.Mais on peut tout de même se demander pourquoi, parmi toutes les horreurs du régime de Saddam, a-t-on spécifiquement retenu celle-ci ?Pourquoi ne pas avoir, par exemple, jugé l'ancien dictateur pour tous les crimes commis en Irak pendant la guerre Irak-Irak ?Était-ce au hasard parce qu'à l'époque, les Américains soutenaient Saddam et avaient fermé les yeux sur l'utilisation par son régime d'armes chimiques ?
Peut-être bien.Toujours est-il donc que le 19 octobre 2005, c'est bien pour le massacre de Dujail que Saddam Hussein va être jugé.
Et tout comme lors de sa première audience en juillet 2004, l'arène judiciaire se transforme vite en une pathétique pièce de théâtre.Des témoins, dont la fiabilité n'est pas toujours vérifiée, défilent dans tous les sens.Des avocats sont tués et Saddam Hussein insulte les juges à tout bout de champ.
Et finalement, le 5 novembre 2006, après un procès que beaucoup qualifie de mascarade, la sentence tombe.Saddam Hussein est condamné à mort par pendaison pour le meurtre de 148 chiites à Dujail.
Mais Saddam a beau s'insurger dans tous les sens et tenter de faire appel de cette décision, plus rien ne pourra le sauver.
Et le 30 décembre 2006 à Bagdad, l'ancien dictateur irakien monte sur l'échafaud.Pendant quelques instants, il insulte les gardes autour de lui, puis commence à prier, avant que soudainement.Quelques heures à peine après la mort de Saddam, un nouveau groupe rebelle voit le jour en Irak : l'armée des hommes de la Najdiah.À sa tête, Hazazi Ibrahim al-Durri, considéré comme le second de l'ancien président irakien et qui était d'ailleurs le roi trèfle dans le jeu de cartes des Américains. trèfle dans le jeu de cartes des Américains.Rapidement, ce nouveau groupe rebelle s'implique dans la guerre qui fait désormais pleinement rage en Irak et qui a déjà causé la mort de 30 000 civils rien qu'en 2006.Mais en réalité, si l'armée des hommes de l'An Najah Bandia devient vite tristement célèbre, c'est surtout pour l'alliance qu'elle va nouer avec un groupe terroriste né sur le sol irakien quelques mois plus tôt, Daesh.
En effet, les deux organisations vont étroitement collaborer et pire, Esat Ibrahim al-Duri deviendra, au fur et à mesure des années, l'un des principaux stratèges de l'organisation terroriste.Il va mettre son groupe à la disposition de Daesh et en 2014, par exemple, lors de la bataille de Mossoul, quand les troupes de l'État islamique défendent l'armée irakienne, c'est avec le soutien de l'armée des hommes de l'An Najah Bandia.Et on peut se demander, est-ce que si Saddam n'avait pas été tué, Esat Ibrahim al-Duri aurait fondé l'armée des hommes de l'An Najah Bandia le 30 décembre 2006 ?Est-ce que Daesh aurait pu prospérer aussi rapidement ?Est-ce que le next numéro deux de Saddam serait devenu l'un des principaux cerveaux de l'organisation terroriste ?On ne le saura jamais.
Mais ce qui est certain, c'est que la chute puis la mort de Saddam Hussein ont créé un chaos sans précédent en Irak et au Moyen-Orient, chaos dans lequel des organisations parfois plus terribles que le régime irakien ont pu prospérer en toute tranquillité.Alors oui, le 30 décembre 2006, un dictateur est mort.Mais la vraie question à se poser, c'est combien de milliers de monstres sa chute a-t-elle fait naître ? de monstres sa chute atelle fait naître
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