Exclu : Charles Alloncle réagit à la commission d’enquête ! | TBT9
de travaux et d'auditions. C'était aujourd'hui le moment tant attendu du vote du rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. On vous en a énormément parlé, tout le monde en a parlé et ce soir, Charles Alloncle, député UDR et rapporteur de la commission d'enquête est avec nous. Ce matin plusieurs députés de gauche avaient annoncé s'opposer au rapport et après plus de quatre heures de débat, a été adopté à 12 voix pour, 10 voix contre. Donc le texte sera rendu public le 4 mai prochain. Et c'est vrai que c'est un truc de fou. Heureusement, Charles Halonc est avec nous.
Applaudissements pour lui.
Charles Halonc est là.
Bonsoir Charles.
Ça va bien ?
Ça va ?
Bonsoir Charles Halonc, merci d'être avec nous. Vous êtes né le 21 octobre 1993, vous avez 32 ans, meurtri Moselle, vous êtes député UDR de la 9e circonscription de l'Hérault. Vous avez étudié à Sciences Po Paris puis HEC, ce que vous ne ferez jamais ici. Il a plus d'années d'études que vous tous réunis, additionnés. malgré l'opposition des députés de gauche. Est-ce que vous vous y attendiez ? Est-ce que ça passe quand même ou pas ? C'est passé juste, mais c'est passé.
– C'est passé juste, effectivement, vous l'avez rappelé, il y a eu 4 heures de débat, il y a eu 12 voix pour, 10 voix contre. Moi, j'ai essayé de de les écouter. J'ai accepté aussi qu'ils puissent verser une contribution écrite pour chaque groupe parlementaire. Donc voilà, ça fait partie des différents compromis. Depuis le début, j'ai voulu que
l'ensemble des partis politiques participent à cette commission. Depuis le début aussi, j'ai trouvé que ces travaux étaient importants parce qu'il permettait de sauver les entreprises de l'audiovisuel public. Donc ce soir, je vous avoue, je suis très content. Ça s'est joué à pas grand chose. On va pouvoir lire ce rapport et surtout sauver toutes les auditions, toutes les vidéos, tous les comptes rendus. Et c'était aussi ça le plus important.
Qu'est-ce qui a fait pencher la balance de votre côté ? de comprendre. En fait, très directement, il y a 400 pages qui ont été écrites, j'avais que 10 jours pour le faire. Vous avez écrit 400 pages en 10 jours ? Alors j'ai été aidé, je tiens à les remercier, c'est pas un travail solitaire, j'ai été aidé par mes collaborateurs, il y a deux collaborateurs qui ont travaillé d'arrache et les Tchouss, je lui en veux un peu pour ça, je vous avoue.
Alors comment ça se passe entre vous deux ? Parce qu'on a vu que c'était, on ne sait pas si vous êtes potes ou si c'est la guerre.
Moi je ne veux pas le critiquer, le rôle de président est un rôle qui est compliqué. On l'a vu avec Emmanuel Macron, tous les présidents ont des rôles un peu compliqués, mais je ne veux pas le critiquer, je regrette simplement qu'il ne m'ait laissé pas beaucoup de temps. Mais à nouveau, non, je ne serai pas là pour le critiquer. Simplement, jusqu'à la fin, le travail a été compliqué. Et je remercie les députés de différents groupes parlementaires, ça n'aurait pas fonctionné. Donc non, ce soir, c'est quand même plutôt une belle victoire.
– C'est une belle victoire.
– Vous avez oublié de préciser une chose, Cyril, dans la présentation.
– Oui.
– Vous en avez parlé, mais je m'appelle aussi Charles-Henri. – Exactement. – J'ai vu qu'on m'avait critiqué là-dessus. Vous avez bien vu cette histoire avec Nagui, qui a dit après que vous vous appeliez Charles-Henri. Vous avez vraiment porté plainte contre lui ou pas ? – En fait, j'ai trouvé la critique ridicule, je la tourne aussi en dérision. Oui, il y a écrit Charles-Henri sur ma carte d'identité et mon passeport. – Et donc il vous a reproché de vous appeler Charles-Henri à Londres.
– Voilà, et je d'enquête, alors qu'il y avait des sujets de fond extrêmement importants sur la mauvaise gestion financière de France Télévisions, sur l'omniprésence de certaines sociétés de production qui prennent près d'un milliard d'euros d'argent de contrats publics grâce à France Télévisions pour produire des contenus du service public, parler aussi des conflits d'intérêts entre des anciens dirigeants de l'audiovisuel public qui basculent dans ces sociétés de production pour faire augmenter et gonfler les contrats passés. Il y avait tellement d'autres sujets que mon seul prénom,
pour ceci, tu me permettais cette dérision, parce que je trouve que l'attaque est un peu basse.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeEst-ce que vous pensez par exemple que France Télévisions va servir de votre rapport ? Est-ce que votre rapportz qu'il est possible que, je ne sais pas, France Télé dise « ça fait trop pour Nagui, on va lui en donner peut-être que 2 et on va en donner 2 autres à 2 autres boîtes de production qui sont indépendantes ou qui débutent, ou à des jeunes producteurs ou pas du tout ».
Est-ce que vous pensez que ça va être un coup d'épée dans l'eau, votre rapport ? même 9 jeux par jour sur France 2. Quand vous regardez la grille de France 2... Il y a plus de jeux sur France 2 que sur TF1. Mais oui, TF1, il y a un jeu, c'est Jean-Luc Rechman, les 12 coups de midi. Sur M6, il n'y en a qu'un, je crois que c'est la roue de la fortune. Sur France 2, vous, 9 jeux par jour sur France 2, il faut peut-être rééquilibrer, laisser un peu de plus de place à l'investigation, à l'information, aux documentaires, aux programmes culturels », j'ai eu les foudres de certains animateurs producteurs comme Nagui,
alors que je pense que l'ambition du service public, c'est de représenter aussi tous les genres et de faire un peu plus de place à d'autres programmes que des jeux qu'on trouve d'ailleurs déjà suffisamment sur les chaînes privées commerciales.
Est-ce que vous avez subi de grosses pressions ? Oui, il y en a eu, oui.
Vraiment ?
Ah oui, il y en a eu.
Des grosses pressions, c'est-à-dire que ça s'est matérialisé comment ? C'est-ce qui s'est passé ? Ça s'est matérialisé au début quand on s'intéressait simplement à la neutralité, qui est un sujet important parce qu'il y a beaucoup d'entorses au principe de neutralité sur le diesel public, les français sont témoins, là pour le coup c'était assez calme. Il y a eu la petite audition de Patrick Ouen et Thomas Legrand qui a été houleuse, mais je m'intéressais à ces phénomènes de conflits d'intérêts, c'est-à-dire de basculements entre des dirigeants de l'auditory public qui signent des
contrats importants avec des boîtes de prod qui se font licencier, qui prennent des centaines de milliers d'euros d'indemnités de licenciement en dehors J'avoue que les pressions étaient de plus en plus fortes. On m'a fait comprendre qu'il fallait que je ménage certains, que je ne pose pas certaines questions. Et les pressions étaient assez insistantes parce que je vois que quand vous vous intéressez au système un peu financier, quand vous vous intéressez au contrat, quand vous vous intéressez au marge,
quand vous vous demandez ce type de contrat, derrière il y a tout un système qui se défend. Alors que le but d'une commission d'enquête, c'est de faire la transparence sur comment l'argent des Français est dépensé. Et encore une fois, c'était la première fois qu'à l'Assemblée nationale, on levait le capot sur 4 milliards d'euros d'argent public pour financer le divisuel public. C'est une somme qui est colossale parce que c'est la moitié du budget du ministère de la Culture. s'intéresser à l'argent, plus les pressions ont été fortes. Et je le déplore parce qu'il faut aussi préserver les parlementaires pour faire leurs travaux dans le cadre le plus serein possible. – Alors maintenant votre rapport, il a été voté, il va être adopté,
il y a des mesures qui vont être adoptées, par exemple un milliard d'euros d'économie ?
– Alors il y a à peu près 4 points de recommandation que je fais. Effectivement, je ne vous ai pas répondu Cyril, mais j'espère, moi c'est toute l'ambition que j'avais dans cette commission d'enquête, que les recommandations que je formule pour lutter contre les conflits d'intérêts, pour lutter contre les gabegies, pour arrenses, je pense et j'espère que Delphine Arnaud, Sibyl Veil, les dirigeants de ces entreprises-là prendront ce rapport, se diront sur quatre ou un recommandations, il y a quand même un certain nombre qu'on peut commencer à appliquer, notamment lors de la campagne de 2027, on se dise « Ok, il n'y a pas besoin de privatiser France Télévisions et Radio France ». Ils ont fait les réformes, maintenant ils sont soutenables.
On a arrêté un certain nombre de gabgies et de dépenses inutiles On a arrêté un certain nombre de gabgies et de dépenses inutiles pour un certain nombre d'animateurs producteurs.
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