Face à Philippe de Villiers | Les meilleurs moments #7 | 1er mai 2026
Il est 19 heures sur C News.Merci d'être avec nous pour les meilleurs moments de face à Philippe Devilliers et pour ma compagne ce vendredi, bien sûr, mon acolyte chaque vendredi, Geoffroy Lejeune.
Le siège est vide car c'est le 1er mai et Philippe Devilliers a décidé, eh bien, que c'était un jour chômé.
C'est ça, la fête du travail sans travail.
La fête du travail sans travail.Mais ce qui est passionnant avec cette émission, c'est que au regard de ce qu'il a pu dire, des alertes qu'il a pu émettre tout au long de la saison de cette année, eh bien, ses déclarations retrouvent, vous trouvez un écho dans l'actualité brûlante.Et tout au long de notre émission, nous allons revenir sur des actualités de la semaine et finalement qui correspondent à ce que pouvait dire ou analyser Philippe Devilliers ces derniers mois.Et on va commencer avec l'actualité politique du début de semaine, le vote pour la publication du rapport sur l'audiovisuel public.Ça s'est passé lundi que le système médiatique et politique a voulu enterrer une commission.Je le rappelle enfanté il y a neuf mois par un scandale que là aussi le monde médiatique et politique a voulu étouffer.
Ce café entre dirigeants du Parti socialiste et deux journalistes phares présents sur France Inter, c'est bien sûr Patrick Cohen et Thomas Le Grand avec cette phrase qui entrera peut-être dans l'histoire des médias.Le journaliste de Libération assure ou rassure les élus de l'Élèvement socialiste.Nous, nous, on fait ce qu'il faut pour dater Patrick Cohen et moi.On est en septembre donc c'était il y a neuf mois et on posait la question à Philippe Devilliers.Est-ce que cette séquence est un tournant et il préférait prendre de la hauteur et nous parler du système justement.
Je vais vous faire un petit voyage.Tout commence pour moi en 1983.C'est là je comprends ce qui est en train de se passer.En 1983, il y a un nouveau journal qui sort qui s'appelle le Globe.Tout le monde parle de ce journal comme d'un. comme d'un.majeur dans la vie intellectuelle du pays.
Ce journal est publié par Bernard Levy et Pierre Berger.Et à la une il y a l'éditorial.Et l'éditorial dit ceci, signé par Pierre Berger et Bernard Levy.Bien sûr nous sommes cosmopolites.Bien sûr tout ce qui ressemble au bourré, terroir, béret, baguette, bignou, tout ce qui est en quelque sorte francouillard ou qui ressemble, nous est étranger voire odieux.Et un peu plus tard Bernard Levy ajoutera, je crois que c'est dans l'idéologie française, la France est le mal absolu, le ventre fécond qui enfante la bête immonde.
Voilà d'où on est parti.Donc à partir de cet instant, la droite avait mauvaise haleine.Il fallait qu'elle se taise.Vingt ans après, quarante ans après même, on a Delphine Arnault qui, lorsqu'elle prend ses fonctions, on l'a oubliée, mais je tiens à le rappeler parce que tout est dans cette phrase.Elle dit : je tiens à vous dire au Monde, elle dit ça, ses amis.Je tiens à vous dire que le service public n'est pas là pour représenter ce qu'est la France, mais ce qu'elle doit être.
La France telle qu'on voudrait qu'elle fût.Et donc nous sommes pas là, nous les journalistes, pour dire les choses telles qu'elles sont, mais les choses telles qu'elles devraient être.Diversité, etc.Vous voyez tout ce qu'il y a derrière.Et quand on voit que Monsieur Pigas est invité sans qu'on lui pose la question de savoir s'il y a des liens avec les groupes de presse et le service public en l'occurrence, ça veut dire qu'en fait on est passé du servicepublic au service clinique.
Étape nouvelle qui est passée inaperçue.C'est la fameuse déclaration dans les deux pages du Monde, l'observateur italo-romano de la gauche radicale, de Monsieur Rosanvalon, le philosophe, sociologue, le penseur de ce que Polverari appelait les professions délirantes.Et là, il explique comment installer la liberté d'expression dans la société de surveillance.Et pour concilier les deux, la société de surveillance et la liberté d'expression, il fait appel à des notions en critiquant le populisme.Il fait appel à des notions qui rappellent, qui m'ont rappelé à moi, la classification de Hannah Arendt sur la manière d'intimider la dissidence.D'abord, il y a la démonologie.
Vous êtes un démon.Ensuite, il y a la négation du réel.Vous êtes un déviant.Ensuite, il y a la stigmatisation judiciaire.Vous êtes un délinquant.Mais en fait, cette doctrine orwellienne revisitée cache une panique qu'on sent là dans la monde.
C'est quoi cette panique ?Il faut arrêter d'attirer.Il faut faire ceci.Il faut faire cela.La mer monte.Il faut.
Il faut des digues partout, etc.Cette panique, elle a été parfaitement caractérisée par Ariane Mushkin.Je ne sais pas si vous vous souvenez, qui avait déclaré ceci : « Nous, les gens de gauche, on a lâché le peuple.Quand les gens nous disaient ce qu'ils voyaient, on leur disait qu'ils se trompaient.Lorsqu'ils insistaient, on leur disait que c'était des imbéciles.Et lorsqu'ils insistaient encore davantage, on leur... leur...
disait que c'était des salauds, salauds pauvres, comme dans le film d'Othon Larrat, La traversée de Paris, salauds pauvres.Voilà où en est la gauche.Et en fait, derrière cette doctrine orwellienne, il y a l'idée désespérée de sanctifier, de sanctuariser le grand récit mondialiste diversitaire.C'est ça leur idée, c'est ça l'idée de la République.Et c'est ce qu'a dit Van der Leyen quand elle est allée à Davos en disant : la désinformation est le problème majeur de notre temps.La liberté d'expression n'est pas un absolu.
Et elle vient de dire la semaine dernière dans son discours sur l'état de l'Union, comme dirait le président américain, elle vient de dire : on va créer un centre de réflexion et de protection, un centre sur la liberté d'expression, un centre européen sur la liberté d'expression pour protéger la liberté d'expression.Vous avez compris ce que ça veut dire, en fait.Ça veut dire qu'on va écarter ceux qui pensent pas comme nous.Voilà.Et donc tout ça, en fait, Eliot, je crois, ça me rappelle une conversation le 23 septembre 1993 chez moi avec Alexandre Solzhenitsine.Il m'avait dit à un moment donné, je n'avais pas compris son recoup.
Et après, j'ai réfléchi.Il me dit : vous verrez, chez vous comme chez nous, un jour, bientôt, arrivera le moment où le système s'auto raconte.Le système s'auto raconte.Et à ce moment-là, le traducteur Nikita Struve, qui était son éditeur, qui était un homme délicieux, ajoute : et à ce moment-là, on passera de la société de surveillance à la société de l'auto-surveillance.C'est-à-dire le journaliste. l'autosurveillance C'estàdire le journaliste.l'homme politique le, prof tout le monde on ne dit plus rien et on ne pense plus rien.
Et neuf mois plus tard, le rapport sera donc publié lundi, mais dans le contexte qu'on connaît, ce naufrage donc dans les neuf mois qui ont suivi d'un système système qui a pu découvrir et vivre vraiment en son cœur, Philippe Devilliers, je crois.
L'avantage des archives de Philippe Devilliers quand elles ont neuf mois, c'est qu'elles ont moins vieilli que celles qui ont vingt ans et qui elles-mêmes n'ont pas beaucoup vieilli, donc ça c'est toujours pertinent neuf mois après.Et en effet, c'est annonciateur le système auto raconte ce qui vient d'expliquer à l'instant, c'est annonciateur de la séquence qu'on a vécue où en fait quand le système ne peut plus auto raconter parce que quelqu'un, Charles Aznavour, vient le raconter, en tout cas le décrypter et vient mettre en fait le grain de sable dans la machine, le système devient fou.Les neuf mois de commission qu'on vient de vivre, les mois de commission qu'on vient de vivre ont été absolument incroyables jusqu'à ce week-end complètement dingue, le week-end dernier où il y a les extraits qui fuient dans la presse, qui sont partiellement faux et puis ensuite la pression pour ne pas voter le rapport.Et à la fin, c'est cette vérité qui va jaillir bientôt.On va avoir bientôt ce rapport entre les mains et on aura la vérité sur l'information en France.
"99% accuracy and it switches languages, even though you choose one before you transcribe. Upload → Transcribe → Download and repeat!"
— Ruben, Netherlands
Want to transcribe your own content?
Get started freeAutre sujet au cœur de l'actualité cette semaine est devenu d'ailleurs la troisième priorité des Français à l'approche des présidentielles, c'est la question migratoire.Mais pour proposer une nouvelle politique en matière d'immigration, que faire ?Agiter le chiffon rouge de l'État de droit, c'est souvent ce qui est fait par ceux qui ne voudraient pas, et pourtant à la demande des Français proposer une politique migratoire bien plus ferme.Qu'est-ce que l'État de droit ?Et d'ailleurs encore une fois dans l'actualité, puisque sur un autre sujet et notamment sur le 1er mai, j'ai entendu Sophie Binet au nom de l'État de droit dire qu'il ne fallait pas toucher au fameux 1er mai et ne pas laisser les boulanger travailler aujourd'hui.Philippe Devilliers à la question, qu'est-ce que les boulanger travailler aujourd'hui. Philippe Devilliers à la question, qu'estce que les
de droitÉcoutez sa réponse.
En fait, l'État de droit, le faux État de droit, il est aux mains d'une kleptocratie qui est une oligarchie juridique, idéologique et technocratique, et qui fait passer pour l'État de droit ce qui n'est pas l'État de droit.Et je vous expliquer pourquoi.L'État de droit digne de ce nom, c'est quand on assure, quand on rétablit ce qui est une urgence constitutionnelle, le double prima, le prima de la souveraineté populaire sur la République des juges et le prima de la souveraineté nationale sur la République des commissaires, les nouveaux souverains.Aujourd'hui, nous sommes devant une gigantesque manipulation qui est inspirée par, vous savez, la recommandation de Camille Desmoulins qui disait : les tyrans malabiles usent des baïonnettes, les tyrans habiles usent de la loi.Et là, en fait, ils n'ont que le mot loi à la bouche, les chantres de l'État de droit montent sur le point haut et nous proposent l'État de droit divin.J'emprunte la formule à notre ami Matthieu Bocquet, toujours aussi brillant : l'État de droit divin.
Alors, le prima de la souveraineté populaire sur la République des juges, qu'est-ce que ça veut dire ?Ça veut dire qu'en fait, les juges ne jugent plus au nom du peuple, ils ne jugent plus au nom de la sécurité, ils ne jugent plus au nom de la nation, ils ne jugent plus au nom de la matrice anthropologique. matrice anthropologique.qui s'inspire des lois immémoriales et des lois naturelles qu'on ne peut pas transgresser.Non, les juges aujourd'hui, ils jugent au nom d'un corpus idéologique, au nom des minorités, au nom d'une extension indéfinie des droits individuels, comme l'a très bien vu Marcel Gauchet, et qui finissent par se retourner contre l'idée de la citoyenneté.Et c'est bien là le problème.C'est qu'en fait, le juge constitutionnel, par exemple, est en train d'abolir le principe même de la citoyenneté.
Je vais vous donner trois illustrations.La première, c'est incroyable ce que je vais vous raconter, mais c'est vrai.Au nom du principe de fraternité qu'ils ont dégoté dans le préambule de la Constitution, les juges constitutionnels ont décidé que le délit d'aide au séjour irrégulier n'était plus un délit.Et donc, il est désormais légal d'aider un immigré irrégulier.C'est légal.Et comme par ailleurs le délit de séjour irrégulier a été aboli, alors il n'y a plus de moyen de lutter contre l'immigration illégale.
Et c'est le juge constitutionnel.Deuxième exemple, qui est tout aussi fort.Ils ont établi l'aide juridictionnelle gratuite pour les clandestins.Ça veut dire que vous, contribuable, moi, contribuable, nous payons les avocats gratuits pour les clandestins pour leur permettre de se retourner contre l'État, alors qu'ils sont dans des situations irrégulières.Mais on est dans la nef des fous.Regardez le tableau de Jean Bos et vous comprendrez ce que devenu le Conseil constitutionnel et l'Assemblée d'ailleurs, qui fait la loi.
On est dans la nef des fous.Et troisième exemple, c'est le plus frappant.Le 6 mai 2024, le président du Conseil constitutionnel à l'époque, Laurent Fabius, a expliqué que toute référence à la préférence nationale devait être bannie.Il a introduit l'idée de la préférence étrangère, c'est-à-dire l'absence définitive pour l'avenir de toute différence de statut entre le national et l'étranger.Il n'y a plus de différence de statut entre le national et l'étranger.Ces trois illustrations dont je viens de vous parler, l'une est faite au nom du principe de la fraternité, la deuxième est faite au nom du principe de l'égalité et la troisième est faite au nom du principe de la non-discrimination.
Donc au nom du principe de la non-discrimination, on ne peut pas distinguer la France et le reste du monde.Donc si le reste du monde vient chez nous, on ne peut pas mettre une barrière quelconque.Voilà pour le premier prima, le prima de la souveraineté populaire sur les juges.La justice juge au nom du peuple.Et bien aujourd'hui, elle ne juge plus au nom du peuple.Et deuxième prima, c'est le prima de la souveraineté nationale sur la République des commissaires, les nouveaux souverains.
Je vais vous donner un exemple, même deux.On ne peut plus aujourd'hui choisir qui on accueille, qui on n'accueille pas.Je l'ai dit la semaine dernière.Je le répète ici, mais d'une autre manière.Le pacte asile immigration, le pacte asile migration, qui a été voté par le Parlement européen et par la Commission européenne, la Commission européenne,décidé par la Commission de Bruxelles, s'applique là.
Ça y est, ça y est.Et donc il y a 30 000 demandeurs d'asile qui ont arrivé, qui vont être répartis dans toute l'Europe.Et si jamais la France s'y opposait, elle devrait payer 20 000 euros par refus, par migrant.Vous m'avez bien entendu.Est-ce qu'on est encore souverain ?Qui ose nous dire qu'on est encore souverain ?
Mais c'est pire.Là, ils sont en train de soumettre au Parlement européen un document qui est en fait un règlement qui va être d'application directe en Europe pour la question de la directive retour, c'est-à-dire en fait les délais de rétention, etc.On n'est plus souverain là non plus.C'est l'Union européenne, la Commission de Bruxelles qui détermine.Et petite parenthèse, les LR ont voté pour, ou vont voter pour.Ils soutiennent ce projet.
J'ai lu un tweet de Marine Le Pen sur ce sujet qui dit les LR vont voter pour.Et elles s'opposent évidemment à cette folie.Alors en fait, là, on n'est plus souverain.Il n'y a plus la souveraineté populaire par rapport aux juges.Il n'y a plus la souveraineté nationale par rapport aux commissaires.Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'en fait, la potestas est partie à Bruxelles et l'autoritas est partie au prétoire.Qu'est-ce que l'État de droit ?Après ce grand détour, je réponds à votre question.L'État de droit, c'est premièrement la séparation des pouvoirs.Elle n'existe plus puisqu'on l'a vu avec l'affaire Marine Le Pen et l'affaire Sarkozy que l'autorité. et l'affaire Sarkozy que l'autorité.judiciaire est devenue le premier pouvoir donc il n'y a plus de séparation des pouvoirs et à un pouvoir et deux pouvoirs soumis.
Deuxièmement, l'état de droit, c'est la présomption d'innocence donc le double degré de juridiction etc.Vous voyez bien qu'avec l'exécution provisoire c'est fini.Troisièmement, l'état de droit, c'est le droit prescriptif pour les citoyens d'aller chercher dans les siècles passés les mélodies manquantes.Là aussi on nous l'interdit puisqu'on nous interdit notre passé sacré.
On a cette formule qui est l'état de droit et vous avez l'impression que vous ne pouvez plus toucher à rien lorsqu'on vous répond état de droit et il faut rappeler d'ailleurs que à l'époque Philippe de Villiers avait proposé une pétition sur la question migratoire pour un référendum sur l'immigration qui avait recueilli deux millions de signatures.
Je peux vous raconter cette histoire parce que je la connais bien elle est un peu née d'ailleurs autour de cette émission c'est Philippe de Villiers qui travaillait l'été dernier à son livre populiste celui qui est sorti en septembre ou en octobre cette année et en discutant une fois que l'émission était terminée en parlant de ce livre qui allait sortir à la rentrée il me dit je pense que l'immigration est le sujet central il est en train de travailler là dessus et que ce sera le sujet de la prochaine élection présidentielle je voudrais réveiller les consciences comment faire etc.Et il a cette idée de lancer une pétition qui en effet sera alors évidemment caricaturée condamnée par tous les médias et c'était prévisible mais qui touchera presque deux millions de Français un million neuf cent mille et quelques ce qui veut dire que en effet dès que vous en parlez dès que vous réveillez un peu le sujet vous vous rendez compte que ça touche vraiment beaucoup beaucoup de Français et que ça sera sans doute un des sujets sans doute de l'élection présidentielle et moi j'adore la formule de Matthieu Bocquetet que Philippe cite dans l'extrait qu'on vient de voir l'état de droit divin on ne fera pas beaucoup mieux pour décrypter pourdécrire cet état de droit aujourd'hui.
L'état de droit divin, et je le disais, c'était au cœur de l'actualité cette semaine, puisque une nouvelle fois la question migratoire est devenue la troisième priorité, préoccupation des Français, à un an de l'élection présidentielle.Autre sujet brûlant d'actualité, c'est évidemment toutes les questions économiques et notre industrie avec la guerre en Iran, l'explosion des prix des carburants, mais aussi des matières premières, la désindustrialisation de la France et de l'Europe est une faille béante pour retrouver une souveraineté française.L'Europe industrielle face à un défi existentiel.Voilà le thème qu'on avait abordé à l'époque.On était en octobre dernier.Écoutez Philippe Devillers.
Moi, j'ai vécu le monde bascule, le moment où l'Europe s'est définie comme un marché, un lieu d'échange ouvert à tous les vents.Et je disais aux européistes, aux eurofédéralistes, un jour ça se retournera contre vous.C'est y, on y est.Vous allez comprendre ce que je veux dire.Là, on a deux mouvements successifs que le Figaro et le Monde ont appelé le rouleau compresseur, le deuxième choc.Alors, on a eu la capitulation estivale de l'impératrice de la norme, Van der Leyen, sur le parcours de golf où elle s'est pris un club dans la gueule avec Trump.
Transcribe all your audio with Cockatoo
Get started freeEt avec un triple choc.Premièrement, un choc tarifaire de 26 %, c'est-à-dire 15 % de douane plus 11 % d'évaluation du dollar.Vous imaginez le petit patron de PME qui exporte aux États-Unis 26 % de choc tarifaire.Deuxième tarifaire. Deuxièmedeuxième choc, la dépendance énergétique puisque Trump a obligé l'impératrice à acheter 750 milliards de dollars de gaz de schiste texan.Et enfin, la dépendance industrielle puisque il a fallu accepter la promesse, l'engagement d'investir 600 milliards aux États-Unis.
Et j'ai regardé l'attitude des grandes entreprises françaises.Qu'est-ce qu'elles ont fait ?Je cite LVMH, Stellantis ou entreprises européennes, Air Liquide, etc.Qu'est-ce qu'elles ont fait ?Elles se sont implantées aux États-Unis.Elles ont pris la décision de s'implanter aux États-Unis.
Donc en fait, on est en train de perdre de l'emploi et de la compétence.Ça, c'est pour l'été.Et puis à l'automne, qu'est-ce qu'on découvre ?Qu'en réalité, qu'on menait ouvert à tous les vents, ben c'est la Chine qui arrive.On appelle ça le deuxième choc chinois.Le premier choc chinois, c'était après l'entrée de la Chine dans l'OMC.
La Chine a attiré nos industries made in.Par les délocalisations.Le deuxième choc chinois, c'est plus les industries made in.Ce sont les secteurs d'innovation, c'est-à-dire l'intelligence artificielle, les véhicules électriques, la transition énergétique.Tout ça, ça vient de Chine.Et petit à petit, c'est tout notre tissu industriel qui est aspiré par la Chine.
Mais ce qui est intéressant, c'est la réponse de l'Europe.L'Institut Jacques Delors, c'est vraiment là où se développe la pensée européenne, eurofédéraliste.Qu'est-ce qui, vous savez ce qu'ils ont dit ?Extraordinaire, c'est passé inaperçu.Ils ont dit voilà, il faut faire des joint ventures à long terme. il faut faire des joint ventures à long terme.J'explique, il faut implanter en France des entreprises chinoises et après quand elles seront implantées on va les supplier pour que elles acceptent de faire avec nous des transferts de technologie.
Ça vous rappelle rien ?Ben si, ça rappelle exactement ce que faisaient les entreprises françaises dans les années 70-80 avec la Chine, c'est-à-dire qu'on allait là-bas à condition de faire des entreprises communes avec les Chinois pour que les Chinois puissent nous pomper, nous inspirer nos savoir-faire.Voilà.Sauf que là c'est à l'envers, donc on est dans une situation de suggestion.Et pourquoi tout ça ?
Pour deux raisons successives.
Premièrement, on a joué la carte du libre-échangeisme mondialiste en mettant fin au marché commun en 1992.Marché commun c'est une communauté de producteurs et de consommateurs avec un tarif extérieur commun.Et aujourd'hui tout le monde le regrette puisque vous savez de quoi il parle à Bruxelles, de la préférence européenne, celle qu'on a bazardée en 1992 au moment du traité de Maastricht.Et puis deuxièmement le pacte vert.Et ça c'est à l'ONU Trump qui nous a rappelé ça, avec votre pacte vert vous êtes en train de décarboner pour le monde entier, le monde entier vous regarde et se marre et pendant ce temps-là les Chinois arrivent et vous vendent des éoliennes et les panneaux solaires.Non mais c'est une faillite totale.
Mais qui peut encore se dire européiste en France aujourd'hui s'il tient à la richesse et à la prospérité de notre pays ?Qui peut ?On est devant un problème religieux.
Est-ce que c'est une question de dogmatisme ou une question politique ?Et il se posait la question en octobre qui peut se dire européiste ?Il y en a. se dire européiste Il y en a.est au sommet de l'État.Il s'appelle Emmanuel Macron.
C'est drôle parce que d'ailleurs cette saison, il y a beaucoup de gens qui me regardent, qui m'ont fait remarquer ça.Il y a une évolution de Philippe de Villiers sur la question européenne.Il n'a pas changé vraiment d'idée.Par contre, il est devenu plus offensif sur le sujet.C'est-à-dire que pendant qu'il faisait de la politique il y a des années, et puis même le début de son activité de chroniqueur sur C News, il disait, il était critique de l'Union européenne.Il était même très critique de l'Union européenne sans spécialement demander grand-chose.
Et maintenant, il dit : il faut qu'on arrête, il faut sortir de cela, etc.Il est devenu beaucoup plus critique, beaucoup plus offensif.Et évidemment, vous avez raison.On a peut-être le chef d'État le plus européiste qu'on a jamais eu à la tête de la France au moment où l'Europe va le plus mal.Donc, ça devient problématique.
Et justement, parlons toujours d'industrie, et cette fois-ci d'industrie automobile.Et dès le mois d'octobre, Philippe de Villiers alerté sur notre industrie automobile et la menace qui pesait sur cette dernière, la fermeture de la production d'usine historique de Stellantis à Poissy.Huit mois plus tard, donnerait-elle raison à Philippe de Villiers ?Écoutons sa réaction.
Avec le Mercosur, l'Union européenne est en train de sacrifier l'agriculture européenne et en particulier l'agriculture française.Il ne rattrapera plus rien.Pourquoi ?Parce que les élites mondialisées ont décidé de déléguer notre alimentation au marché mondial.Ce serait trop loin à développer, mais je suis prêt à le faire.Deuxièmement, avec l'écologie plus native, on a sacrifié notre industrie, notre énergie, l'industrie nucléaire, en fermant les réacteurs.
Troisièmement, avec le plan défense de Mme Van der Leyen, il faudra qu'on en parle.On est en train de sacrifier notre outil de défense, puisqu'on est les seuls à avoir une industrie de défense autonome en Europe.Et là, maintenant, avec le Pacte vert, on est en train de sacrifier notre industrie. train de sacrifier notre industrie.automobile.Il faut savoir que c'est les quatre tombes en Allemagne, 50 000 emplois ont été supprimés.C'est les quatre tombes en France à venir, avec nos 3 500 entreprises et 350 000 emplois.
Et qu'est-ce qui est en train de se passer ?Le grand remplacement.Bientôt, on sera tous en voiture chinoise, puisque en fait, les Chinois sont en train de pénétrer notre marché.Ils ont 15 ans d'avance, selon Monsieur Draghi.15 ans d'avance.Ils ont des technologies très en avance.
Ils ont et ils sont des véhicules qui sont pas chers et qui sont hautement polluants.Donc, par rapport à la décarbonation, c'est une absurdité.Et ce que dit très bien Luc Chatel, président de la plateforme automobile, qui connaît bien son sujet, il ose dire, il utilise cette expression : la France a choisi de tirer contre son camp.C'est-à-dire que l'Allemagne, en ce moment, est en train de tirer la sonnette d'alarme auprès de von der Leyen, l'impératrice de la norme.Et qu'est-ce que fait Macron, lui, avec l'espagnol socialiste Sanchez ?Il dit non, non, faut continuer, faut continuer.
Donc, en fait, Macron, quand il partira, il aura fini de tout tuer, y compris l'industrie automobile.Un no fleuron.Vous rendez compte ?Moi, quand j'étais petit, que je voyais passer une Dauphine ou une G-Wag4, j'étais fier d'être français.
"Cockatoo has made my life as a documentary video producer much easier because I no longer have to transcribe interviews by hand."
— Peter, Los Angeles, United States
Want to transcribe your own content?
Get started freeCela, c'est fini.Il y a quelques semaines, trois semaines, vous aviez Sébastien Le Cornu sur le perron de l'hôtel de Matignon, expliqué qu'il fallait accélérer le processus de la voiture électrique.Et encore une fois, ces derniers jours, on a rappelé à quel point aujourd'hui le marché chinois était. le marché chinois était.bien plus important que le marché français sur l'automobile électrique, notamment.
L'intérêt, je pense, de ces émissions de Bestof de Philippe de Villiers qu'on fait, c'est que on voit se dessiner un comment dire un programme pour les débats qu'il faut avoir pendant l'élection présidentielle.Quand vous voyez bout à bout toutes les archives que qu'on empile et que on réécoute, vous vous dites finalement sur l'industrie, sur l'automobile en effet, sur l'énergie parce qu'on a beaucoup parlé d'énergie cette saison, sur l'Europe, sur les questions d'immigration, sur les questions de civilisation.À la fin, vous avez un peu envie que la campagne présidentielle ressemble à un sommaire de face à Philippe de Villiers.Comme ça, au moins, on parlera tout.
Ce qu'il faudrait faire un jour, c'est parce que vous parlez d'archives, faire les meilleurs moments de face à Philippe de Villiers, mais non pas de cette émission, mais des débats qu'il a pu avoir entre 90 et 2010, pourquoi pas.
Sincèrement, quand vous le faites à chaque fois dans l'émission.
Oui, mais là, c'est vraiment en longueur d'aller sur les débats les plus impressionnants, avec Jacques Lang, avec Alain Juppé, avec Con Benedit, avec Valéry Giscard d'Estaing.On s'embête.François Bayrou faire une spéciale archives, spéciale archives.On va réfléchir à cela.Il souhaitait dans dans la séquence qu'on vient de passer, il disait, il y a l'industrie automobile, mais on est aussi en train de tuer notre agriculture.Et encore une fois, ça fait écho à l'actualité brûlante puisque il souhaitait et souvent il a alerté sur la question du Mercosur, cet accord de libre échange entre l'Europe et les pays d'Amérique latine venant créer l'une des plus grandes zones de libre échange au monde et menaçant bien sûr l'agriculture française.
Eh bien, aujourd'hui est entré en vigueur le traité du Mercosur.Écoutez Philippe de Villiers sur le Mercosur, est-ce un drame pour l'économie française et surtout pour l'agriculture française ?
Il est incohérent pour la France, pas pour l'Allemagne, qui a des voitures à vendre.Il est incohérent pour la France. France.parce qu'on demande à nos paysans de faire des efforts considérables, au point d'abattre leurs vaches.On leur demande de faire des efforts considérables, alors que dans le même temps, en matière de sécurité sanitaire, sans temps.Alors que dans le même temps, la viande argentine, elle, est soumise à aucune règle, viande aux hormones, la volaille, des activateurs de croissance, le maïs, des substances chimiques, aucune traçabilité, aucune traçabilité, ils en sont incapables.Donc là, une incohérence totale.
On peut pas demander à nos paysans, à nous, ce qu'on ne peut pas demander aux autres, à ceux qui vont nous envahir.Bon.Petite parenthèse, juste avant d'arriver à ces news, j'ai découvert que il y avait une exigence européenne pour l'année prochaine, 2027, faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne.Alors là, c'est là, c'est la totale.Il manquait plus que ça.C'est à dire qu'en fait, on se sert de nos paysans comme une monnaie d'échange, tant qu'il y a du liquide.
Deuxièmement, c'est un accord, le mercredi soir, c'est un accord déséquilibré.Si vous donnais un exemple, une ferme française en moyenne est de 69 hectares.Une ferme au Matto Grosso, j'ai regardé, 500 000 hectares.Donc, il y a un ami, un paysan, il s'appelle Nicolas, je le salue d'ailleurs.Il m'a envoyé un message tout à l'heure pour me dire, nous on vend le kilo à deux euros.Non.
l'Argentin, ça lui revient à deux euros cinq, alors que nous, il faut qu'on fasse au moins six euros pour commencer à gagner de l'argent.Donc c'est pas joieable.Pourquoi ?Parce qu'il y a un déséquilibre complet des prix de revient, évidemment, parce que c'est pas du tout.Nous, on n'a pas les latifundia de l'Argentine ou du Brésil.Et puis il y a autre chose, c'est qu'en fait, Madame Van der Leyen, elle est allemande.
C'est la Commission qui négocie, et la Commission, elle a négocié pour l'Allemagne.Et l'Allemagne, elle a la chimie, elle a l'industrie automobile, etc.Et donc pour l'Allemagne, peut-être que le Mercosur c'est rentable, mais certainement pas pour la France.Là, on est devant un cas de figure extraordinaire qui nous invite à réfléchir.Je sais pas si vous vous souvenez pas, vous étiez trop jeune.La chaise vide.
Un jour, le général de Gaulle dit à son ministre de l'Agriculture, où c'est j'ai pu à Bruxelles.Pourquoi ?Parce que il y avait une mesure agricole qui était prise contre nous.Je sais plus laquelle.Et donc à l'époque, il y avait le droit de veto qui était encore dans le traité de Rome, le droit de veto, c'est-à-dire qu'un pays qui considérait qu'il y avait un intérêt vital, en l'occurrence l'agriculture, il pouvait lever la main et dire non, je vote pas.Et à ce moment-là, c'était l'unanimité.
S'il y avait le droit de veto de la France, et tout a été bloqué, et la France a repris sa place.Et après, il y a eu ce qu'on a appelé le compromis de Luxembourg, c'est-à-dire le droit de veto.Or aujourd'hui, il n'y a plus le droit de veto.Il n'y a plus le droit de veto.Voilà, nous sommes dans un super État fédéral où la France ne peut que supplier, supplier ses partenaires, aller les voir, faire la. aller les voir, faire la.salle, pour leur dire de grâce, non possumus,
Voilà, on en est là aujourd'hui.Et donc, en fait, le Mercosur sera adopté bientôt, c'est l'Inde.Et donc, ça veut dire qu'il y a un nouveau modèle.Tout à l'heure, le président de la FNSEA a posé une question juste.Il a dit : nous, on veut savoir quelle est la vision française de l'agriculture.Ça, c'est une vraie question, la question politique.
Quelle vision avez-vous de l'agriculture française ?Est-ce que on a la vision d'un pays souverain ?Alors, dans ce cas-là, il faut protéger nos agriculteurs avec des droits de douane et imposer un label viande française, par exemple.Bon, ben pour ça, il faut qu'il y ait l'Europe.Voilà.Et l'Europe, là, donner de l'argent aux agriculteurs, mais de moins en moins.
Aujourd'hui, la contribution nette de la France, les Français savent pas, elle est de entre 10 et 15 milliards d'euros net, entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit.Donc, il est temps de partir.Je sais qu'en disant cela, j'étonne dans beaucoup de chaumières, mais une fois de plus, je suis un peu en avance.
Et il faut rappeler que demain, il y a une grande manifestation, mobilisation des pêcheurs, mais également d'agriculteurs.Je crois que Christian Couvert, l'ancien secrétaire de la coordination rurale, responsable de la coordination rurale, sera présent demain à Paris du côté des invalides pour lutter justement contre ce qui arrive à tout l'artisanat français.
Quand vous regardez le fil rouge de toutes les émissions qu'on a faites cette année, en fait, la souffrance des agriculteurs, avec le Mercosur notamment, et maintenant des pêcheurs, etc.Elle est en filigrane de toutes nos discussions.Donc, évidemment, il était normal et compréhensible de leur. et compréhensible de leur.retrouver demain à Paris, en effet.
Transcribe all your audio with Cockatoo
Get started freeLa guerre en Iran.Et c'est aussi du fait de l'explosion des prix du carburant, les difficultés les engrais aussi.Les engrais, bien sûr, mais surtout pour les pêcheurs, finalement les aides qui sont au compte-goutte, qui ne permettent pas aux pêcheurs de voir l'avenir sereinement.D'où cette mobilisation demain.Pourquoi on va parler de la guerre en Iran ?On est au 63e jour aujourd'hui, et Philippe De Villiers fait partie de ces quelques éditorialistes spécialistes qui ont émis des grandes réserves au tout début du conflit.
Quand je dis réserves, c'est aussi par prudence, en se référant à l'histoire, en disant : une guerre, on sait comment elle commence, on sait rarement comment elle se termine.Je voulais revenir sur sa première intervention dans cette émission.Donc nous sommes le 6 mars, c'est une semaine après le début de l'intervention militaire américaine et israélienne, et il revenait sur les buts de guerre, parce que 60 jours plus tard, c'est toujours difficile de comprendre quels sont les buts de guerre, non pas pour Israël, mais peut-être pour les États-Unis.Écoutez Philippe De Villiers.
En fait, il faut d'abord parler d'Israël, parce qu'il y a les buts de guerre de Trump, il y a les buts de guerre d'Israël.Les buts de guerre d'Israël sont très simples.Il y en a deux.C'est échapper à la menace existentielle une fois pour toutes, pour ne plus vivre sous les bombes, ne plus passer une partie de son temps dans les abris, y compris pour les mariages, donc vivre en paix.Et puis le deuxième but de guerre, qui est lié au premier, c'est pour chasser, éradiquer les proxys, c'est-à-dire en finir avec le Hezbollah, le Hamas, les Outhi. le Hamas, les Outhi.En finir avec les tentacules et en finir avec la pieuvre.
Parce que tant qu'il y aura la pieuvre, les tentacules repousseront.C'est bien connu.Réponse sur les États-Unis, l'Amérique.Le premier but de guerre, c'est d'empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique.C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on a une réunion physique de la bombe atomique et du terrorisme.La première fois.
Le terrorisme, c'est dangereux.Tout le monde le dit, tout le monde le sait.On en a la preuve, hélas.Je suis français, je n'oublie pas le drakkar, les 53 légionnaires français qui ont été assassinés par l'EI, iraniens, sous influence iranienne.Le terrorisme, c'est dangereux.La bombe atomique, c'est dangereux.
Mais quand vous avez la bombe atomique et le terrorisme en même temps, le danger, il est planétaire, il est immédiat, il est redoutable.Quand vous avez une théocratie qui prône le djihad, c'est-à-dire la conquête du monde, au nom de l'islamisme, qui est une religion établie sur l'oumaïs, sur la charia, donc il n'y a pas de place pour ceux qui ne sont pas musulmans.Quand vous avez cet état théocratique état théocratiquequi prône et qui pratique le terrorisme, il est normal que n'importe quel chef d'État raisonnable se dise, si jamais un jour ils ont la bombe atomique, c'est très dangereux pour le voisin, Israël, c'est très dangereux pour le monde entier, y compris nous, l'Europe, et nous, la France.Et en fait, en vous disant ça, je repense à une conversation que j'ai eue un jour il y a longtemps avec Michel Debré, ancien premier ministre, qui était à l'origine de la bombe atomique avec le général de Gaulle, et celui qui a créé la force atomique française, le général Gallois, l'inventeur de la bombe atomique.C'était chez le général Gallois, je me souviens, et on buvait l'apéritif, et le général Gallois dit, en souriant et en disant que c'était utopique ce qu'il allait dire, mais quand même, il dit, il faut faire attention quand même avec ma bombe, parce que si un jour elle tombe entre les mains d'un gouvernement terroriste, là, le monde entier pourrait en pâtir.
Et je repense à ça en cet instant, répondant à votre question.Voilà, nous y sommes.En effet, d'après les derniers enseignements des spécialistes, l'Agence de contrôle internationale, qui n'est pas contestée, il y a deux phénomènes récents.Le premier, c'est que c'est l'enrichissement de l'uranium jusqu'à 60 % dans les caves iraniennes.Or, il paraît que pour aller de 60 % à 100 %, d'excès de Pierre Leloup, qui est un grand spécialiste, ça va très vite, c'est une question de semaine.Et deuxièmement, l'accumulation de la matière.
enrichie sans justification civile et de 400 kilos, il y a de quoi faire trente bombes.Donc il y a un vrai problème.C'est le premier but de guerre : en finir avec l'arsenal nucléaire à venir de l'Iran.Le deuxième but de guerre, c'est d'en finir avec les rampes de missiles.Les rampes de missiles, puisque on est à la veille, l'Iran est à la veille d'avoir des lanceurs spatiaux avec des missiles d'une portée de 3 000 kilomètres et qui vont à 2 000 kilomètres à l'heure.Coramchar, ça s'appelle.
Et le jour où ils ont le, or j'ai entendu tout à l'heure qu'il y a un coramchar qui a été tiré, qui a été intercepté, mais le coramchar c'est un c'est un missile balistique qui explose en vol et qui fait exploser des petites bombes au passage.Donc vous pouvez intercepter la mer, mais pas les filles, si vous pardonnez cette expression.Donc les missiles balistiques, deuxième but de guerre.Troisième but de guerre, c'est la marine iranienne.Apparemment c'est fait.Quatrième but de guerre, ah, c'est là qu'on arrive sur quelque chose de de mouvant.
On dit changement de régime.Je parle pour notre ami américain.Régime change.Je dirais c'est plus largement l'idée d'une nouvelle architecture du Moyen-Orient dans l'esprit de Trump, avec une extension des accords d'Abraham à d'autres pays qu'Arabie Saoudite et ceux qui y sont actuellement, et une omniprésence de l'Arabie Saoudite pour développer le sunnisme, notamment des États arabunis, c'est-à-dire en fait des États qui ont une vision de l'islam beaucoup plus modérée.Je dirais dollarisé.Donc c'est ça le but à terme.
Alors après il y a la question du changement de régime.Et en écoutant Trump depuis jour, par moments je me dis il est Wilsonien, par moments je me dis il est Jacksonien.Alors Wilsonien, c'est Wilson, le président Wilson, qui prétend apporter la démocratie partout les États-Unis arrivent parce que les États-Unis, les Américains sont persuadés que tout le monde veut leur ressembler, ce que disait très bien Matthieu Bocquet il y a deux jours.Et donc ils veulent apporter.C'est le messianisme démocratique.Vous savez, en fait c'est Mayflower, le Mayflower, les colons, les premiers colons, la destinée manifeste.
La destinée manifeste, c'est l'idée que d'ailleurs on les a vus prier tous ensemble avec Trump, les évangéliques, c'est-à-dire c'est l'idée qu'en fait l'Amérique a reçu du ciel une mission, c'est de convertir le monde.La conversion, c'est convertir le monde à l'Amérique.American Way of Life, voilà.Et donc ça c'est Wilson.Donc donc ça c'est Wilson. Doncquand il dit on va changer de régime, c'est du Wilson.
Bon, on a vu ce que ça a donné en Irak, en Kosovo, en Libye, etc.Donc il n'y a pas une réussite.Pour l'instant, ça serait la première.Et alors Jacksonien, c'est plus modéré.C'est on traite avec les plus modérés des excessifs.Et on cherche le modéré des excessifs pour traiter avec lui.
C'est le, en fait, l'option vénézuélienne.Bon.Alors dire en fait ce qui est dans la tête de Trump aujourd'hui, à l'heure qu'il est, personne ne peut le dire.Il y a des rumeurs qui circulent, mais personne ne peut le dire.Le grand danger, évidemment, pour l'Iran, vous qui connaissez bien tous les deux l'Iran, c'est que c'est un grand pays.Il y a 90 millions d'habitants, mais surtout c'est un pays qui est composite.
C'est pas la France.C'est pas la France capétienne, la France de Palavy.C'est l'Iran de de de Palavy.C'est un un pays qui est une un agglomérat, un agrégat constitué de peuples désunis, comme disent les méterniques.C'est-à-dire que vous avez des Baloutches, vous avez des Kurdes, des Asiri, etc.Etc.
Et finalement, les les Perses ne représentent que 55% de de la de la population.Alors en fait, on saura dans les semaines qui viennent, dans les jours qui viennent, quel est le quatrième but de guerre.Est-ce que c'est la nouvelle architecture du Moyen-Orient ou est-ce que c'est le change, le régime change.
Et 60 jours plus tard, quasiment, on est incapable de déterminer exactement les buts de guerre du côté américain.Voilà pour ce brouillard de la guerre qui est présenté chaque semaine. est présenté chaque semaine.par Philippe De Villiers.Je voudrais qu'on revienne sur l'actualité de la semaine.Et l'actualité de la semaine, c'est aussi cette une du JDD News.Je vous ferais le jeune enquête.
Ils veulent faire taire Boilem Sansal, intellectuel, auteur, journaliste, ceux qui se sont ligués pour diaboliser la parole libre de Boilem Sansal.Le 30 janvier dernier, Boilem Sansal, de retour après un an dans les geôles algériennes, adressait un message à Philippe De Villiers sur la France, une France qu'il ne reconnaissait plus, mais aussi apportant un message d'espoir, l'espoir de retrouver nos grandeurs passées.Écoutez Philippe De Villiers.
"Your service and product truly is the best and best value I have found after hours of searching."
— Adrian, Johannesburg, South Africa
Want to transcribe your own content?
Get started freeEn fait, la France est méconnaissable.Ça vient d'une phrase de Trump.L'Europe est méconnaissable.Et comme on m'avait proposé de faire ça, la France est méconnaissable.Je me dis qu'est-ce que je vais dire ?Finalement, finalement, ce message m'inspire.
Le message de Boilem Sansal.C'est une coïncidence par rapport à Mélenchon, mais c'est la meilleure réponse.On a un Franco-Algérien qui répond à un sous-chien, comme on dit maintenant, Mélenchon, Français de souche.Il y en a un qui est plus français que l'autre dans ses sentiments.Mélenchon qui dit c'est fini cette France-là, il faut la liquider.Et tant pis pour les angoissés dont je suis.
Ceux qui ont l'angoisse d'une France qui va mourir.Et on a le Franco-Algérien qui dit non, vous n'allez pas toucher à la France.C'est magnifique.C'est l'honneur français de désir.Si on avait, si les hommes politiques avaient l'intuition, l'instinct de dire à tous les Français qui sont là depuis peu de temps, soyez des Français de désir. soyez des Français de désir.comme Boilem sans sale.
Parce que moi, je crois à l'exemplarité.Oui, l'exemplarité.Vous, vous êtes exemplaires.C'est pour ça que vous êtes là.Et donc, quand on a le culot de parler aux Français, il faut être impeccable.Alors maintenant, je vous réponds.
Oui, la France, elle est, elle est méconnaissable.Parce qu'en fait, elle est victime de, de deux populicides.Le premier, c'est un populicide démographique.C'est la dénatalité galopante du no kid qui conduit au monde auto-genré et à l'homme auto-engendré.Et devant nous, avec le transhumanisme, face à l'immigration invasive.Donc, plus d'enfants chez nous, les enfants qui arrivent de l'extérieur.
Donc, la messélite.C'est un changement de population.Il a raison.Factuellement, il a raison, Mélenchon.Petite parenthèse.Quand Éric Zemmour disait ça, qu'est-ce qu'il se prenait dans la gueule ?
Et maintenant, c'est Mélenchon et tout le monde trouve ça bien.Voilà.Ce qu'il faut, quand on balance un mot, il faut le décontaminer.Et pour ça, il faut l'envoyer à gauche pour qu'il revienne à droite.Et maintenant, maintenant qu'on peut l'utiliser, je l'utilise le grand remplacement.Mélenchon veut le grand remplacement.
Vous n'avez pas attendu.Et pardon, vous n'avez pas attendu.Oui, je n'ai pas attendu.C'est vrai.Je reconnais.Et alors, le deuxième populicide, c'est le populicide anthropologique, c'est le pire.
Pourquoi ?Parce que. Pourquoi Parce que.c'est la fin de la matrice anthropologique des chrétiens têflajolantes.Malraux disait : une civilisation n'existe pas si elle ne s'adosse pas à une religion.Or, il se trouve que bon, on a tous honte de le dire, mais il se trouve que la civilisation française, elle est adossée à la religion chrétienne.Or, la religion chrétienne est en train de s'effacer progressivement.
J'en veux pour preuve les indices donnés par Jérôme Fourquet.Vous vous souvenez ?Et il donne trois indices, me semble-t-il.D'abord, le choix du prénom.Il y a trente ans, il y avait 30 % des filles qui portaient le prénom de Marie.Aujourd'hui, 0,01 %.
C'est tout dire.Deuxième indice : le choix de la sépulture.Aujourd'hui, 40 %, bientôt 50 % des chrétiens se font incinérés.Donc la résurrection des corps, tout ça, bon.Et enfin, le troisième et c'est d'actualité, c'est le choix de la mort ou de la vie.Notre société a choisi la mort.
La mort du tout petit et bientôt la mort du vieux.Et quand je vois le déchaînement hystérique de Madame Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, qui trépigne et qui dit : allez vite, vite, vite cette loi, vite, vite, vite.Mais qu'est-ce qui t'arrive ?Mais qu'est-ce que pour pouvoir tuer son prochain plus vite ?Parce que c'est ça dont il s'agit. c'est ça dont il s'agit.C'est horrible.
Et en fait, je vais vous dire, quand je vois tout ça, que je marche chez moi dans la nature et je me dis, mais je suis submergé par un sentiment, surtout en ce moment, un sentiment de vague lâme, un sentiment d'exil.Et le véritable exil, en fait, c'est pas d'être attaché à son pays, c'est d'y vivre et de ne plus rien y retrouver de ce qu'a fait qu'on l'a aimé.Nous y sommes.Et pourquoi le sentiment de l'exil ?Parce que je vois bien, comme vous, que la France est en train de perdre la mémoire, la mémoire vivante, à travers ses enfants.J'ai écrit un livre appelé "Mémoricide".
Je reprends l'expression.La France vit un mémoricide.Qu'est-ce que ça veut dire ?Ça veut dire l'ablation de la mémoire d'un peuple.C'est ça, mémoricide.Ça veut dire une mémoire atrophiée, qu'on ne transmet plus.
Une mémoire pénitentielle, quand la France décoloniale invite, appelle les enfants de France à battre leurs coups de sur la poitrine de leurs aînés.Et je dirais plus loin.Et c'est d'actualité.Une mémoire inversée.Inversée.Par des mots le néologisme.
Inversée.Inversion.Où en fait tout est à l'envers.Le.On appelle bien le mal, on appelle le mal le bien.Voilà.
La mémoire.La France est en train de perdre la mémoire.Et un pays qui perd la mémoire, c'est comme l'Alzheimer pour un individu. individu.c'est fini.Ensuite, la France est en train de perdre son charme, son éclat, sa grâce.L'esprit des vieux bourgs est parti.
Et voici qu'apparaît, qu'émerge un nouveau pays qui donne congé aux anciens voisinages.En fait, quand on regarde bien les choses de près ou de loin, tout devient l'instant et la difformité.Dans les années 60, c'est là que tout a commencé, sous prétexte de modernité, tout ce qui est fait de nouveau est d'une laideur accomplie.En fait, c'est la victoire de Le Corbusier avec sa machine à habiter, sa cité radieuse des âmes concassées.L'architecture d'aujourd'hui oublie le principe de Platon, l'architecte grec qui disait l'architecture, c'est tout ce qui reste, la pierre ôtée.Ça veut dire un esprit, une âme.
Transcribe all your audio with Cockatoo
Get started freeL'architecture d'aujourd'hui, c'est l'empilement du vide.Regardez nos villes, regardez nos lotissements, regardez partout, c'est un concours de laideur dans l'édification.Et puis la nature a perdu ses attraits, elle est violentée, elle est balafrée, elle est défigurée.Et j'irai plus loin pour conclure.La France, elle est en train de perdre son âme, peut-être. peutêtreQuand j'étais petit, en côtoyant les hautes figures de mon panthéon des alliés, qui avaient de la goyaille, qui avaient de la verbe, qui avaient l'humeur et la fréconde, je voyais bien que la France était un principe spirituel.
Et cette France-là, je l'ai goûtée comme une elegie.Je la regardais comme un être charnel.Je l'embrassais comme un être charnel qui me raconte des histoires, qui mène des combats, qui enchaîne des exploits, qui revient du diable vauxverre et qui parfois s'effondre sous le poids du malheur, comme une dame sans âge qui n'a plus qu'à sécher ses larmes pour avoir trop pleuré.Moi, comme beaucoup d'autres, j'ai cru que la France était une personne, et je le crois encore.La grand-mère qu'on n'a pas eue, celle des contes qu'on n'a pas lues, celle des récits qu'on n'a pas connus.Et puis là, voici qui s'effondre, là voici qui s'abîme, le grand affaissement, le grand abaissement, et je dirais même le grand, le grand engourdissement qui précède la mort.
Et je rappelle, si vous ne l'avez pas lu vraiment, cette enquête passionnante dans les colonnes du G1 News, donc sur Boileau sans sal, ils veulent faire terre Boileau sans sal.
Voilà pour les meilleurs moments face à Philippe De Villiers, cher Geoffroy.
À la semaine prochaine.La semaine prochaine, et on salue chaleureusement.Bien évidemment, Philippe De Villiers, qui n'était pas sur le plateau, mais qui, je l'imagine, nous regarde attentivement.Il sera deux fois plus en forme du coup.Exactement, il sera en pleine forme la semaine prochaine.Dans un instant, c'est l'heure des pros.
On parlera et on osera en direct.Restez avec nous, chers téléspectateurs, parce qu'on sera en direct. sera en direct.avec un boulanger qui travaille depuis 40 ans.Il s'appelle Éric, il est boulanger en Nièvre.Il s'avère que Éric a ouvert ce matin, comme chaque année, sauf l'année dernière, parce qu'il avait la crainte d'être contrôlé, que les contrôleurs viennent l'empêcher de travailler et le sanctionner.Il s'avère que ce matin, une heure après avoir ouvert son établissement, les contrôleurs sont venus.
Que s'est-il passé ?On vous raconte tout dans un instant. instant.
Get ultra fast and accurate AI transcription with Cockatoo
Get started free →
