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MACRON : président sous INFLUENCE ÉTRANGÈRE et sur ÉCOUTE ? | Mondialités | OFF

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Pour répondre sur la diplomatie Macron, on s'est aperçu qu'il ne faisait que des volte-face au cours de ses deux mandats, et on a mis ça sur le compte du, en même temps, c'est-à-dire du marketing politique.Bon, finalement Macron, c'est un peu tout, c'est un peu toutes les traditions diplomatiques françaises, c'est un patchwork, il, il c'est un opportuniste, il fait ce qu'il veut.En fait, non, il a fait souvent des volte-face, soumis à la pression de différents éléments.La question des ingérences étrangères s'oppose sur plusieurs dossiers liés à la Macronie et à Macron depuis 2017.

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Emmanuel Macron, c'est bientôt fini.Le président français a engagé son dernier tour de piste comme chef de l'État, chef des armées et patron de la diplomatie de son pays, un rôle qu'il occupe depuis déjà neuf ans.Avec le sommet France-Afrique, rebaptisé Afrique-France et désormais Afrika Forward, il a engagé la série des dernières fois.Bien entendu, pour son ultime rencontre avec le continent africain, il a encore fait du Macron, notamment en faisant la leçon à tout le monde et en jouant au surveillant de secteur, parce qu'il estimait que le public d'une conférence dont il n'était pas le personnage principal se montrait trop dissipé.

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Already, you're not waiting your turn.And we make order.

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Excuse me, everybody.Hey, hey, hey.I'm sorry, guys, but it's impossible to speak about culture, to have people like that super inspired coming here making a speech with such a noise.So this is a total lack of respect.So I suggest, if you want to have bilaterals or speak about somebody else, I mean something else, you have bilateral. something else, you have bilateral.de quelqu'un d'autre.

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Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.

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Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avez des salles bilatérales, ou vous parlez de quelqu'un d'autre.Vous avezAlors j'aimerais qu'on commence cet entretien par une évaluation finalement du personnage Macron qui s'en va dans le concert des nations.Bientôt, et bientôt, comme Trump le rappelle, est-ce que au final il aura été un président qui a innové, qui a géré l'existant, qui s'est adapté, qui a communiqué, ou alors qui a été défaillant, voire traître à sa nation ?

4:17

Sur le plan international.

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Sur le plan international, Macron, il a beaucoup parlé, il a beaucoup communiqué, et il a eu finalement assez peu de résultats.Alors sur le plan de la communication, si je fais la part des choses, il n'a pas fait que de la com.Il a quand même parfois décrit des choses justes, mais comme un commentateur habitué.Et notamment, l'une des choses les plus justes qu'il a pu décrire, c'est ce qu'il appelle la fragmentation de l'Occident.Depuis 2019-2018, il multiplie les grands discours, notamment sur l'Europe, et il parle de la fragmentation de l'Occident.En fait, il en parle très tôt de cette fragmentation de l'Occident, parce qu'il comprend assez vite, et je vais expliquer après pourquoi il comprend assez vite cela, qu'il y a des, contrairement au discours dominant, notamment venant de l'Occident, il n'y a pas un choc total Occident contre le reste du monde, contre les autres pays, même s'il y en a, en fait, d'une certaine manière, par l'impérialisme occidental.

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Mais en réalité, au sein même de l'Occident, il y a une implosion et une augmentation des tensions entre des alliés d'hier qui ne le sont plus forcément toujours aujourd'hui.Et bien avant, bien avant Trump, ça commence en fait avant Trump.

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Donc il a une bonne intuition.

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Et là, il a une bonne intuition.Et quand je dis il y a des tensions entre les alliés d'hier et d'aujourd'hui, c'est tension en fait entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. ÉtatsUnis et la GrandeBretagnenotamment après le Brexit, mais ça avait commencé un peu avant, je pourrais revenir après.Ou c'est des tensions en coulisses entre les Israéliens et les Américains, par exemple.Même si dans les faits, ça se traduit à chaque fois par un soutien américain à la politique guerrière d'Israël, mais en fait en coulisses, il y a quand même de très très fortes tensions.Ça, Macron est au courant de ça pour la raison suivante : c'est qu'il a été banquier d'affaires chez Rothschild & Co, donc la banque d'affaires Rothschild à Paris.

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Et Rothschild & Co, comme les grandes banques d'affaires à Paris, ont une activité de conseil aux États, notamment sur la question des dettes publiques des États.Et donc les banques d'affaires, c'est pas uniquement le business, les fusions et acquisitions.Ils ont également énormément de renseignements et d'informations sur les coulisses diplomatiques du monde.D'ailleurs, pour les services de renseignement, on va dire c'est un terrain idéal ces banques d'affaires, parce qu'en fait effectivement ils sont à la jonction de la diplomatie, de la géopolitique et de la finance au sens plein du terme.Et donc Macron, c'est pour ça qu'il avait cette entre guillemets intuition, parce qu'en fait il connaît les coulisses depuis vingt ans de la question financière internationale, depuis la crise financière de 2008.Je rappelle que il entre chez Rothschild à l'automne 2008, et à partir de là, il va comprendre peut-être plus vite qu'une partie du personnel politique français un nouvel état de ce qui se forme du côté occidental.

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C'est-à-dire pas une lutte extérieure, mais en fait une lutte intérieure et le fait qu'il y a plus de moteurs réels à cette perspective occidentale ou occidentaliste, ce qui explique que par exemple tout le courant ce qu'on a appelé en France néo-conservateur, venant des États-Unis, mais dont il y a énormément de relais également dans le pays. de relais également dans le pays.pour cette politique néoconservatrice, donc en fait civilisationnelle, donc l'Occident qui serait la civilisation face aux barbares entre guillemets, je mets bien évidemment les barbares islamiques, parce que c'est leur vue culturaliste du monde.En fait, ils comprennent que c'est en train de se fragmenter dans ce dispositif-là.

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Mais qu'est-ce qu'il fait de cette intuition ?

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Ben pas grand-chose, parce qu'en réalité, il n'a pas de stratégie.Macron, dans toutes les activités, donc en diplomatie ou en diplomatie, il a un défaut personnel, c'est qu'il ne sait pas imprimer un rapport de force.C'est pas du tout un homme du rapport de force.C'est un homme qui se loge dans le rapport de force, comme un banquier d'affaires d'ailleurs, ou comme quelqu'un qui fait du commerce, c'est-à-dire il veut être bien avec toutes les parties, mais résultat, il est vide à l'intérieur.Il a ni stratégie ni conviction.Sa capacité de se placer au centre, au milieu, au milieu des rapports de force, mais il est en incapacité déjà de mobiliser une partie de la population pour soutenir son projet.

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On l'a vu après d'Quinquena, mais c'est également le cas à l'international.Et résultat, ce qui était possible dans le business, c'est-à-dire dire blanc à quelqu'un et dire noir à quelqu'un d'autre, n'est pas possible en diplomatie où finalement tout se sait à un moment donné.Et surtout, la diplomatie, c'est des négociations sur le long terme où la confiance entre États, entre leaders du monde, elle se fait vraiment sur le long terme, même entre démocraties où il y a le jeu des élections qui fait que les leaders changent.Mais Macron ça n'a pas compris.Et donc il a continué en gros à dire noir ou blanc à chacun de ses interlocuteurs, sauf que les interlocuteurs, ils se parlent entre eux et donc ils se sont rapidement, enfin ils se sont rapidement aperçus qu'en gros Macron n'était pas digne de confiance, que Macron n'était pas fiable et surtout était parfois duplice à force de promettre.

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Le fameux mot. force de promettre. Le fameux mot.

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parce que c'est le mot qu'il a prononcé oui parce qu'il sait très bien oui alors ça pour pour le pour le pour dénier pour se dénier cette qualité là même dénier cette qualité mais en réalité il a une forme de duplicité mais à la rigueur on pourrait penser qu'il pourrait avoir une forme de duplicité liée à une vraie stratégie parce que lui qui parfois se prévaut de la réelle politique en fait il n'en fait pas ou il a du mal à en faire alors à sa décharge il a du mal à en faire parce qu'en fait la France a perdu énormément d'éléments de puissance depuis 40 ans encore plus depuis 20 ans et donc il paye également les décisions antérieures tant de François Hollande que de Nicolas Sarkozy pour ses prédécesseurs directs ou même on peut revenir même à Jacques Chirac mais un point important c'est que on a cru et les commentateurs ont cru même moi au départ en 2017 parce que il l'avait dit mais c'est toujours pareil avec Emmanuel Macron il faut pas s'en rester il faut pas en rester au discours j'ai presque après avec une certaine provocation de dire il faut pas l'écouter Macron parce que si tu commences à l'écouter pour essayer d'interpréter expliquer qu'il veut dire si il en reste sur l'analyse du monde il peut avoir quelques intuitions mais si tu veux savoir ce que pense réellement les convictions et surtout sa stratégie qu'il veut faire qu'il veut porter pour la France dans le monde entier là il faut pas forcément l'écouter parce que sinon tu es vite perdu et ce qui s'est passé au premier quinquennat c'est qu'il avait un discours facialement qu'on pourrait qualifier de c'est un retour à la diplomatie traditionnelle de la France notamment des pays du Sud notamment des pays du Maghreb de la politique un retour certaines personnes au Quai d'Orsay ont même la Russie voilà même la Russie a cru à des éléments et au Quai d'Orsay beaucoup de gens ont cru un retour de la politique arabe de la France et en réalité ça n'a pas du tout eu lieu parce que pas du tout eu lieu parce queréalité, Macron n'était là pour le coup que dans une posture.Et en fait, en coulisse, bah en coulisse, c'est pas qu'une question de conviction, c'est également une question du fait qu'il n'a pas pu faire tout ce qu'il voulait, lui, tout simplement parce qu'il s'est accoquiné avec énormément de réseaux affairistes, souvent d'affaires, si je suis plus neutre, mais qui traînent des réseaux d'intermédiation à un niveau international.Ça l'a percuté au niveau au moment de l'affaire Benalla.On peut revenir dessus.Et donc, en fait, il n'est pas totalement libre de ces mouvements et depuis une dizaine d'années à la tête d'un pays comme la France, en réalité.

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Un président sous influence avec S alors.

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Oui, un président sous influence avec au pluriel où chaque puissance concurrente ou alliée ou faussement alliée, donc on va dire concurrente ou ennemi de la France, peuvent jouer de leviers sur le président de la République à plusieurs moments.Il y a un épisode central.J'ai cité l'affaire Benalla, mais un épisode central de ça, ça a été la reconnaissance par la France du Sahara occidental, de la Maroc, du Sahara occidental, qui a mis en colère l'Algérie.

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On va parler spécifiquement du dossier algérien de l'Afrique du Nord.Alors je voudrais qu'on évoque d'abord, pour entrer dans le dur, l'histoire secrète des relations entre la France et les États-Unis.Je voudrais qu'on s'arrête sur finalement la révélation de l'espionnage de la France par la NSA, une révélation qui a été faite sous François Hollande.Alors tu reviens d'ailleurs grâce à Edward Snowden qu'il faut remercier en tant que Français.En janvier dernier, tu revenais sur ce dossier-là et ces développements sous Macron avec un article intitulé dans un newsletter que je conseille bien entendu.Les amis américains espionnent la France et cela ne dérange pas grand monde. grand monde. Peuxtu

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Peux-tu nous en dire plus sur la manière dont Macron a géré la montée justement en puissance de cette relation quasiment toxique entre Paris et Washington ?

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Alors plusieurs choses.Quand je parlais tout à l'heure de l'affaiblissement des éléments de puissance et des décisions antérieures, bon ben voilà, on voit bien que là, que ça soit sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ou celui de François Hollande, il y a des décisions qui ont été prises qui impactaient la souveraineté française et même européenne concernant notamment les questions d'espionnage électronique, d'utilisation de logiciels américains, y compris du côté des forces de défense françaises.Donc pour donner deux exemples importants, pendant plus de dix ans et encore aujourd'hui, ministère de la défense français utilise le logiciel Microsoft.C'est des décisions qui ont été prises et confirmées, qui ont été prises sous François Hollande, qui ont été confirmées sous Emmanuel Macron, même si cette année, en 2026, enfin, il y a une prise de conscience du ministère de la défense qui fait que ils vont peut-être se tourner vers des logiciels plus indépendants, voire des logiciels libres, comme en Italie.On va voir ce qui va se passer dans les prochains mois, mais en tout cas, ils ont mis énormément de temps.Et un autre exemple, c'est Palantir, donc la société de Peter Thiel qui est spécialisée dans le traitement des données.

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Peter Thiel qui est un proche de Donald Trump, proche de Donald Trump, suprémaciste blanc, d'extrême droite, libertarien, et qui travaille beaucoup avec sa société Palantir, donc qui est spécialisée dans le traitement des data et des data sensibles.Il travaille beaucoup avec des services de renseignement du monde entier et la DGSE, donc le contre-espionnage français, a signé avec Palantir depuis déjà en fait 2016.À l'époque, parce que soi-disant il n'y avait pas de solution française juste après les attentats de 2015 et donc il y avait une nécessité, une urgence d'utiliser Palantir.Je rappelle, Palantir est soi-disant un logiciel fermé. est soidisant un logiciel fermé.qui a pas de d'accès à Internet, sauf que en réalité on peut demander s'il peut y avoir des backdoors, comme on dit en informatique, et donc des portes dérobées et qui permettent à des interlocuteurs autres et donc des puissances étrangères, en l'occurrence là des Américains, qui pourraient accéder aux données utilisées par les Français, c'est une éventualité.Et ça, par exemple Palantir, le logiciel a été renouvelé déjà si l'année dernière.

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Bon, ça ne provoque aucun débat.Là, je parle spécifiquement de ces logiciels-là, mais ça c'est pour te dire quoi ?C'est pour te dire que bon, là Macron il pâtit de l'affaiblissement de la souveraineté française vis-à-vis des États-Unis.Donc il pouvait bien être dans un discours gaulomitterain d'indépendance de la France, façon Dominique de Villepin, discours de l'ONU en 2003, on se rappelle, qui s'était Jacques Chirac s'était opposé à la guerre du Golfe, deuxième guerre du Golfe américaine.Bon Macron en fait il a pas eu la capacité de faire ça parce que il pâtit de cet affaiblissement de la souveraineté française.Mais après, sa relation personnelle avec Donald Trump, qu'il a connu sur deux mandats et avec les deux mandats de Donald Trump également, ont été beaucoup plus complexes qu'on a bien voulu le croire.

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Il y a eu tout un storytelling du côté hisséen pour dire c'est mon meilleur pote et compagnie.De l'autre côté Trump n'a pas arrêté d'humilier Macron par plein d'épisodes qu'on connaît, y compris des épisodes tactiles où parce qu'il répondait au côté très tactile de Macron, des blagues vachardes souvent envoyées à la face du monde devant des consciabules filmées, enfin pas des consciabules mais des interviews avec les deux chefs d'État, des choses quand même très particulières, y compris des choses encore plus particulières quand on a appris par la presse américaine en 2021. américaine en 2021.que Donald Trump disposait d'un dossier secret sur le président français à travers une perquisition du FBI de la villa en Floride de Donald Trump parmi les pièces récupérées par le FBI il y a un dossier sur le président de la France tout le monde s'est posé la question de de quoi et en fait Macron avec Trump il avait paradoxalement une meilleure relation que Biden entre Biden et Macron et on aurait pu penser que Macron on va dire idéologiquement était plus proche de Biden mais en fait pas du tout et mais c'est pas qu'une question d'idéologie c'est une question importante là pour le coup c'est que Macron et ça revient à ce que j'ai commencé à dire en début Macron en fait dans son élection de 2017 entre autres qui est clé il a utilisé tous les réseaux à sa disposition tous les réseaux qui sont venus à son aide pour son aide enfin qui qui se sont portés à son aide et ces réseaux là il y a beaucoup de réseaux en réalité que moi j'ai perçu très tôt mais il a fallu que je le documente donc je commence à peine à écrire des éléments enfin j'en ai écrit déjà beaucoup mais c'est en fait une partie de ces réseaux là sont en fait en très forte proximité avec des réseaux de Trump ou Netanyahu ce qui d'ailleurs répond en partie à la raison à la question que j'évoquais au sujet que j'évoquais pourquoi Macron n'a pas du tout rétabli la politique arabe de la France en réalité il a été pendant très longtemps dans un alignement très clair avec la politique de Netanyahu Netanyahu sans le dire forcément mais en tout cas il était dans un alignement jusqu'à ce que les deux personnages et les deux États se fâchent très fortement mais bien avant en fait pas bien avant mais en tout cas avant le 7 octobre ça je pourrais revenir dessus après et cette proximité là de Macron dans son background dans ses réseaux dans son entourage avec des personnalités plus ou moins connues connuesmais qui sont en réalité un point de contact avec la sphère trumpiste ou de celle de Netanyahu, a fait que ça l'a empêché sur plein de dossiers de développer une parole indépendante, en fait, que ce soit la sienne ou celle portée par l'État français.Pour donner un exemple, pour que les gens comprennent, mais par exemple, un des mentors d'Alexandre Benalla, sur lequel j'ai enquêté, finalement, et je l'ai écrit dans un autre papier que j'ai en janvier dernier, suite à l'intervention américaine contre Maduro au Venezuela, j'ai fait un papier pour expliquer justement quelles sont quelles sont les raisons de ce je t'aime moi non plus entre Trump et Macron, une sorte de relation un peu toxique, d'une certaine manière, et qui n'est pas qu'une relation personnelle et que je veux psychologiser justement.Et en fait, je me suis aperçu que donc le mentor d'un des mentors de Benalla était très lié à une grande puissance financière au Maroc qui s'appelle Yariz Albaz.

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Yariz Albaz, conseiller du roi Mohammed VI, c'est un personnage très important.C'est une grande fortune, plus de cent millions de dollars, et surtout, il a préfiguré, il a été la cheville ouvrière des accords d'Abraham entre le Maroc et Israël, et il est l'ami personnel de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.Bon, on est dans ces niveaux de proximité là dans l'entourage d'Emmanuel Macron.

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D'un mélange de politique et d'argent, faut le dire.

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Ou d'argent, d'affaires, voire de renseignement parfois.C'est pour ça que je parlais tout à l'heure du Maroc sur la reconnaissance par la France de la position du Maroc sur le Sahara occidental.C'est parce qu'on ne peut rien comprendre à ce dossier là et à cette volte-face macronienne, parce qu'en fait, pour répondre sur la diplomatie Macron, on s'est aperçu qu'il ne faisait qu' des volte-face au cours de ses deux mandats, et on a mis ça sur le compte du en même temps, c'est-à-dire du temps, c'estàdire dumarketing politique.Moi, finalement, Macron, c'est un peu tout, c'est un peu toutes les traditions diplomatiques françaises, c'est un patchwork, il, il, c'est un opportuniste, il fait ce qu'il veut.En fait, non, il a fait souvent des volte-face, soumis à la pression de différents éléments de diplomatie.

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Je reviendrai dessus juste après.Mais par exemple, dans le cas du Maroc, on ne comprend rien au dossier marocain et algérien si on ne rappelle pas ce qui s'est passé sur l'affaire Pegasus et sur les soupçons d'espionnage centrés sur le président français.

21:39

C'est un élément très important à savoir.C'est un élément très important à savoir.Ce dont on est en train de parler.Et à la fin, je pense que je te demanderai si cette imbriquation dans tous ces, tous ces lobbies ne font pas de lui quelqu'un qui finalement peut être traître à sa propre patrie, parce qu'il est pris dans plusieurs jeux d'intérêts.Mais on n'en est pas encore là.Je voulais qu'on parle des relations entre la France et la Chine.

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Emmanuel Macron a été le président de la crise du Covid, et à ce sujet, tu as documenté une forme d'omerta médiatique sur le laboratoire P4 de Wuhan en Chine, d'où est peut-être parti la pandémie.On n'a pas de certitudes absolues dessus, peut-être à cause d'un accident de laboratoire.Alors, en 2017, l'Inserm finançait une campagne de public reportage qui incarne, qui, qui vantait la réussite de la coopération franco-chinoise et la réussite de cette coopération.L'incarnation, c'était le laboratoire P4 de Wuhan.Mais quelques années plus tard, blackout, on ne veut plus en parler.On désire faire oublier ces liens qui prédominaient à Paris.

22:42

Alors, tu as travaillé dessus.Qu'est-ce que l'histoire en retiendra et qu'est-ce que finalement, dans cette crise mondiale, cette chose bizarre qui la, qui, qui la relation réelle France-Chine sur ce laboratoire nous dit, la relation entre les deux pays, notamment en ce qui concerne le transfert de technologies, etc. ce qui concerne le transfert de technologies, etc.

23:04

Alors là aussi, bon, cette histoire-là, il faut revenir sur le temps long et Macron n'est qu'un personnage de ce temps long.Il faut voir que la France a toujours eu une diplomatie très pro-chinoise remontant à De Gaulle en partie et même auparavant au moment de la création, parce qu'on a été l'un des pays de l'ONU à reconnaître l'un des pays à reconnaître le plus rapidement la République populaire de Chine en 1949, donc enfin un peu après, juste après 49.Donc il y a toujours ce lien particulier entre la Chine et la France qui a été extrêmement renforcé par De Gaulle ensuite dans une politique d'équilibre et de troisième voie, notamment vis-à-vis justement de l'impérialisme américain et Washington.Et par la suite, il y a eu deux choses, notamment depuis 20 ans, il y a eu un basculement du monde, notamment sur le plan des forces économiques et stratégiques, qui fait que la Chine a pris de plus en plus d'importance dans la globalisation des échanges avec ce qu'on a appelé les routes de la soie, notamment, mais c'est multiple.C'est notamment le fait que c'est l'usine du monde.Bon, c'est des évidences que je rappelle, mais il est bon de le rappeler.

24:17

Et donc le lien de dépendance entre l'Europe et la Chine est devenu de plus en plus important.Il y a à rappeler l'Allemagne et le poids de l'Allemagne économique entre l'Allemagne et la Chine.Concernant la France, le lien est lié à plus les spécificités françaises et notamment aux industries les plus stratégiques et géopolitiquement sensibles.On a vendu depuis 30 ans, 40 ans des centrales nucléaires aux Chinois.Quand je dis on a vendu, c'est EDF et Areva, parfois en consortium.C'est des réacteurs d'ailleurs qui initialement étaient de conception américaine, fabriqués par le fabricant. par le fabricant.

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Westinghouse mais c'est des licences qui ensuite ont été francisées et vendues aux Chinois les Chinois ont été très rapides pour en fait en faire leurs propres réacteurs qu'ils ont appelés Roa Long Dragon en chinois et donc il y a eu ces transferts de technologie parfois par copie que la France en fait voulait tellement vendre ces réacteurs nucléaires qui en fait n'étaient pas en capacité d'imposer des choses très précises en termes de transferts de technologie et donc en réalité les transferts de technologie ont été multiples et même quand ils n'étaient pas forcément décidés par la France voilà et donc ça s'est passé dans le nucléaire les Chinois ont construit des EPR français mais plus vite même que les Français en France donc on voit que pourquoi parce que l'industrie nucléaire chinoise c'est des c'est des centaines de milliers d'ingénieurs c'est une force de frappe considérable en fait dans cette relation là ça rappelle juste que la France aujourd'hui avec 58 millions d'habitants est devenue un nain par rapport à une superpuissance comme la Chine pour revenir au sujet que tu évoquais très très polémique dangereux d'une certaine manière au sens de la dangerosité entre guillemets potentielle qui a eu autour du Covid de ce qui s'est passé à Wuhan on n'en sait toujours rien il y a toujours les deux hypothèses que c'est une zoonose que c'est une fuite de laboratoire la position de la France a toujours été extrêmement gênée parce que en fait effectivement c'est la France qui a livré le laboratoire de haute sécurité qu'on appelle P4 ou BSL4 et le laboratoire de haute sécurité P4 c'est en fait là aussi c'est issu de l'industrie nucléaire française le confinement les Français étaient experts dans le confinement pour utiliser des matériaux confinement pour utiliser des matériauxradioactifs et donc ça a été utilisé et transposé dans les études de pathogènes extrêmement dangereux type Ebola ou autre et donc c'est ce qu'on appelle l'industrie du confinement dont la France est experte et donc cette industrie du confinement a vendu un laboratoire haute sécurité à Wuhan et ça ça s'est passé sous Chirac Chirac avait des liens aussi très fortement avec la Chine on peut penser également à Raffarin et ce qui est très ce qui est très saillant avec Emmanuel Macron c'est qu'en fait Emmanuel Macron a continué cette collaboration là et là pour le coup aux grandes armes entre guillemets des occidentalistes et Washington d'une certaine manière on voit bien que la France n'a plus aucun mot à dire à la Chine en gros que là le rapport de force est totalement en défaveur des Français sauf qu'on a quand même donné des choses sensibles à la Chine ou vendu des choses sensibles à la Chine et avoir le pouvoir d'influencer quoi que ce soit par la suite c'est ça et donc moi j'ai interviewé confidentiellement un haut fonctionnaire de la défense française qui justement me parlait du laboratoire de Wuhan et qui m'expliquait que en réalité on ne sait même pas exactement ce qui s'est passé nous Français alors ça c'est le discours officiel c'est en gros on est tellement faibles nous Français que ni nos services de renseignement ni n'étaient en capacité ni les gens qu'on fournit le laboratoire la conception du laboratoire de savoir ce qui s'est passé à Wuhan bon ça c'est le discours officiel bon moi ce que j'ai démontré dans mon enquête quand même de 2022 dans mon livre Emprise c'est qu'en réalité les services de renseignement français ont su très tôt ce qui se passait dès l'automne 2019 à Wuhan donc ça c'est je le documente dans le livre avec des éléments très précis mais que j'ai pu recouper mais il y a pas de source officielle qui m'a confirmé ces éléments là sauf que sauf quedepuis on sait que en Allemagne en et aux les services de renseignement ont fourni des rapports allant tous dans le même sens qu'en fait la crise n'était pas liée à janvier 2020 mais très tôt entre septembre et octobre 2019 et que la plupart des services de renseignement je pense notamment aux services de renseignement allemands et également les services de renseignement britanniques qui ont alerté leurs dirigeants en l'occurrence Angela Merkel en Allemagne avec leurs soupçons d'une fuite de laboratoire et moi c'est justement ce que j'avais expliqué c'est que les services de renseignement français en l'occurrence la DGSE avaient alerté en réalité Macron et Edouard Philippe en amont également de leurs soupçons sur une fuite de laboratoire avant même que la ministre de la santé Agnès Buzyn ait été informée de quoi que ce soit et d'ailleurs moi ce que j'expliquais également dans mon enquête à cette époque là c'est qu'Agnès Buzyn ministre de la santé avait été en réalité totalement écartée de cette gestion là sanitaire parce que il y a quelque chose que les populations dans le monde entier d'ailleurs démocratie ou pas démocratie ont eu du mal à percevoir la crise du Covid a été a été une crise sécuritaire et géopolitique majeure et dans ces grandes pandémies c'est plus les ministères de la santé c'est plus les médecins qui ont la main c'est les ministères de la défense c'est les services de renseignement qui ont la main sur ces grandes crises internationales on a vu le monde totalement s'arrêter en quelques mois en fait c'est les ministères de la défense et en France dans le cadre de la Cinquième République cette culture du secret a prédominé donc là on est dans la pure tradition de la Cinquième République ce qui fait que même le président de la République a décidé que la plupart des discussions autour de la pandémie ce serait serait organisée dans le cadre du Conseil de défense de l'Élysée donc secret défense donc dans le secret défense et c'est pour ça qu'il n'a jamais eu de si on se rend compte encore aujourd'hui d'ailleurs les oppositions quelles qu'elles soient de droite ou de gauche ont très peu critiqué cet élément là mais c'est un élément qui est phénoménal que le président de la République ainsi que ses la République ainsi que sescollaborateurs l'Élysée et d'autres responsables politiques du gouvernement qui ont participé à ces conseils de défense en gros ont assumé la culture du secret sur des décisions qui ont été prises par rapport à la santé des Français c'est ça c'est pour ça aussi qu'il n'y a pas eu d'enquête de commission d'enquête parlementaire sur le sujet comme il y en a eu dans d'autres pays dans d'autres démocraties européennes oui mais quasiment tout est classifié oui mais enfin ça n'empêchait pas qu'un groupe d'opposition puisse décider d'une commission d'enquête sur le sujet et là on en revient au fait que en fait là pour le coup le lien de dépendance peu importe les étiquettes politiques pour le coup entre la France et la Chine est tellement important aujourd'hui pour tout un tas de raisons que j'ai rapidement évoquées qu'en réalité en fait personne n'avait envie d'ouvrir la boîte de Pandore pour savoir réellement ce qui s'était passé à l'automne 2019 à Rouen alors je voudrais qu'on parle de la France dont deux grandes crises qui ont marqué le mandat d'Emmanuel Macron la guerre en Ukraine et la guerre en Iran bon ce sont des grandes crises mondiales les global issues comme on dit en anglais et la France a besoin d'exister dedans sauf que bon c'est une puissance moyenne et on a l'impression que ce qui caractérise l'action ou en tout cas le manque d'action de la France ces deux crises c'est que Donald Trump a voulu empêcher la France de parler il s'est comporté comme un harceleur de cours d'école avec Emmanuel Macron c'est vrai on a l'impression que c'est ça la constante une France qui veut exister les qui veulent absolument pas que cette France existe alors il n'y a pas que les dans le jeu alors justement mais et tu disais puissance moyenne puissance moyenne ça a toujours été le cas même on va dire déjà sous de moins en moins moyenne on va dire déjà sous Juscar Destin on parlait de puissance moyenne mais aujourd'hui puissance moyenne mais aujourd'huiça l'est encore plus.Je le rappelais, mais surtout l'impuissance d'Emmanuel Macron en tant que président de la République, c'est qu'il n'avait pas, il n'avait pas réellement de stratégie, donc pas forcément d'alliés.

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Si je prends le terrain européen, il voulait s'allier aux Allemands, mais les Allemands, encore avant la crise ukrainienne, notamment sur le plan énergétique, n'avaient pas du tout les mêmes intérêts que les Français.Il s'est fâché avec les Italiens et il n'a pas voulu s'allier avec les socialistes espagnols pour des raisons en apparence incompréhensibles, mais en réalité beaucoup plus compréhensibles par rapport à ce que je vous ai raconté sur ce que je t'ai raconté sur les liens en fait plus plus plus plus importants qu'on pourrait croire entre la politique d'Netanyahu, celle de Trump et celle de Macron en fait.Et qui n'était pas que de la réelle politique de Macron parce qu'il y a également des éléments et notamment de l'entourage d'Emmanuel Macron pour dire oui Emmanuel Macron préférait Trump parce qu'au moins les choses étaient plus claires que que Biden.Bon, oui, il y a ça également aussi, mais il voulait vraiment plus Trump que Biden aussi pour toutes les raisons que je t'ai évoquées.Mais sur cette incapacité de la France à exister, on l'a vu très tôt lors du premier quinquennat, par exemple sur le dossier de la Méditerranée orientale et de la Libye, la France s'est retrouvée frontale avec la Turquie d'Ardahan et Ardahan a multiplié parce que tu parlais de la question des cours d'école et de d'harcellement la stratégie diplomatique du harcèlement.Mais Erdogan a été insultant à l'égard du président français pendant près d'un an.

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Il a multiplié les insultes et en France, il n'y avait aucun commentaire sur ça et c'était du c'était du jamais vu.Alors pour revenir à la question importante que tu posais sur l'Ukraine et après ensuite sur l'Iran, sur l'Ukraine et l'Iran, mais sur l'Ukraine, je vais commencer par l'Ukraine.On voit qu'Emmanuel Macron a également, je parlais de volte-face tout à l'heure, notamment sur la question Maroc Algérie. Algérie.et du Maghreb.Il y a eu une volte-face totale de Emmanuel Macron.Alors, en apparence, le discours officiel, c'est de dire : ah mais en 2022, il a essayé de dialoguer avec Poutine, parce que finalement, il fallait le prendre au sérieux, et puis en discutant, peut-être qu'on pouvait arranger les choses.

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Et puis finalement, il s'est aperçu qu'il pouvait rien attendre de Poutine, donc tout d'un coup, il est devenu, pour Ayad Zekoua, il est devenu extrêmement en soutien, et en tout cas dans la parole, parce que dans l'effet, c'est plus compliqué, mais extrêmement en soutien de Zelensky, le président ukrainien.Bon, en étant parfois presque plus en soutien dans la parole, encore une fois, que par exemple les Anglais.Alors là, pour comprendre le dossier ukrainien, il y a un élément, moi, qui m'avait un petit peu échappé quand j'avais travaillé sur la question énergétique et stratégique sur le dossier ukrainien.J'avais fait un livre donc gar caché en juin 2022, assez tôt.Il y a une donnée importante qui éclaire beaucoup de choses.C'est ce que je commençais à dire au début de l'interview.

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C'est le point de vue de la Grande-Bretagne.Et en fait, on a beaucoup dit que c'est les Américains qui étaient énormément en soutien de Zelensky face à Poutine.Voire même, il y a des analyses qui fait que ces Américains qui auraient poussé à la guerre.Bon, historiquement, la CIA était présente en Ukraine.Oui, bon, ça on le sait.Mais en réalité, les gens qui étaient le plus en soutien de Zelensky en 2022, au moment de l'invasion de Russie, n'étaient pas Washington.

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C'était Londres, en fait, le soutien le plus important.En fait, Biden était en réalité assez gêné que la crise ukrainienne éclate, parce que ça lui faisait un front supplémentaire à gérer au niveau international.Et on sait très bien que le problème des États-Unis, on le voit d'ailleurs sur l'Iran aujourd'hui, le problème des États-Unis, c'est qu'ils peuvent pas ouvrir trois fronts.Ils peuvent pas ouvrir le front asiatique, le front Moyen-Oriental et le front européen en même temps, en fait.C'est un peu la situation actuelle. fait. C'est un peu la situation actuelle.et c'est d'ailleurs pour ça que Trump qui tapait beaucoup sur Xi Jinping et les Chinois à un moment donné depuis son deuxième mandat est beaucoup plus langoureux et préfère taper sur les plus faibles les plus faibles en l'occurrence les Européens mais pour revenir à la situation de ce qui s'est passé entre 2022 et 2023 qui est très importante notamment du point de vue de la position de la France la France a fait un sur le dossier ukrainien clair mais qui n'était pas uniquement opportuniste pourquoi parce que dans le même temps donc en fait ce qui s'est passé c'est que Macron s'est totalement aligné sur la position anglaise entre 2022 et 2023 en gros ça s'est passé entre l'automne 2022 et 2023 alors même que la position anglaise notamment sous Boris Johnson donc a perdu le pouvoir en juin 2022 suite à un scandale révélé dans la presse des scandales même au pluriel Boris Johnson si tu veux à l'époque il n'était pas totalement raccord avec Washington à tel point que l'administration de Biden était même férotement mécontente des agissements de Boris Johnson ce qui fait qu'en mars 2022 lors des négociations qu'il a eu à Ankara en Turquie où il y avait les Américains les Russes les Turcs bien évidemment on était à deux doigts d'un premier accord c'est Boris Johnson qui a poussé Zelensky à ce à ne pas conclure d'accord qui était de toute façon défavorable aux Ukrainiens ça il va s'en dire mais à l'époque il y avait déjà des tensions entre les Anglais et les Américains et Macron en réalité depuis 2022 et surtout depuis début 2023 il s'est énormément rapproché des Anglais ça a commencé dès l'automne 2022 et c'est quelque chose qui n'est pas expliqué je vais faire un article bientôt sur ça quand j'aurai le temps parce que c'est très important dès l'automne 2022 il rencontre Charles III le nouveau roi d'Angleterre il embauche un conseiller en communication qui s'appelle Frédéric Michel qui a travaillé dans le groupe Murdoch groupe Murdoch

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qui connaît personnellement la famille royale britannique et qui permet d'organiser ses voyages d'État et ses rencontres bilatérales entre Charles III et Emmanuel Macron.Et c'est un élément extrêmement important.

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C'est vrai.En l'occurrence, ça, ça traduit, comme tu dis, cette stratégie un peu à la banquier d'affaires.Ça traduit, oui.Alors, on pourrait dire un opportuniste, mais surtout ça traduit pas de stratégie, c'est-à-dire on change de tout autour de cheval.

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Proche des Anglais qu'une position maximaliste contre la Russie, mais aussi dans une relation de séduction avec Vladimir Poutine, dans le même temps.Non, parce que juste après, juste avant.

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Non, justement, il est passé, il est passé d'une position totalement entre guillemets séductrice, voire, j'allais dire, parfois complaisante, avec Poutine, et quelques mois après, si tu le temps que il se repositionne, quelques mois après, dès 2023, il a, il a, il a eu des discours extrêmement guerriers au nom de l'Europe, qui ont, qu'on en ait étonné plus d'un, si tu veux, y compris pourquoi ?Parce qu'en fait, la France n'était pas en première position.Ça reste les Ukrainiens en première position.Que l'aide militaire de la France était finalement relativement modeste, que l'aide financière de la France était également relativement modeste, et donc il y avait des discours totalement maximalistes de Macron, engageant d'ailleurs l'Union européenne et les Européens.Alors, parfois, c'est parce qu'il y avait une unanimité à Bruxelles, pas totalement, mais il y avait des États qui allaient dans ce sens-là, notamment la Pologne et les Anglais, pourtant sortis de l'Union européenne en plein Brexit.Sauf que cette période-là, il faut la comprendre également avec un autre élément, c'est-à-dire Israël et le dossier Moyen-Oriental, justement, pour deux raisons.

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Déjà parce que Macron, bien avant le 7 octobre, se sépare de Netanyahu, en fait, et la guerre entre guillemets de l'ombre. la guerre entre guillemets de l'ombre.commence entre Netanyahu et Macron très fortement à se dégrader pour la France début 2023 même fin 2022 et à partir de là ça explique d'ailleurs quelque chose d'important la reconnaissance symbolique de l'État français et quand je dis symbolique c'est une décision à un vote aux Nations Unies mais de l'État palestinien qui a emmené c'est pour ça qu'il y a eu une dynamique diplomatique mais qui a emmené d'autres États internationaux dans la reconnaissance de l'État palestinien c'est pas du tout des convictions initiales d'Emmanuel Macron sur le dossier il n'en avait jamais parlé il a jamais parlé lors du premier mandat du conflit il se taisait il ne dit mot consent et tout d'un coup il reconnaît l'État palestinien en fait il reconnaît l'État palestinien pas pour une question uniquement d'image c'est qu'en fait il était déjà acculé dans un désaccord profond et multiple qu'il avait avec les Israéliens en l'occurrence surtout avec Benyamin Netanyahu qui touchait pas uniquement des dossiers géopolitiques et et diplomatiques mais qui touchait aussi des dossiers stratégiques des dossiers justement industriels financiers notamment le dossier atomique entre autres mais pas que et sur le terrain de sur ces seins stratégiques le rapprochement avec les Anglais est également sensible sur un élément central c'est à la dissuasion nucléaire française où quand Macron fait des grands discours sur il faut maintenant la partager au niveau de l'Union européenne enfin en tout cas avec d'autres États européens ce partage entre guillemets de la dissuasion nucléaire française le bouton atomique ça reste toujours président français qui le larmes en fait c'est un discours qu'il tient également des Anglais qui sont en réalité depuis de nombreuses années dans une recherche d'autonomisation de leur force de dissuasion qui est en réalité largement dépendante de la dissuasion en fait américaine parce que toute la fabrication de la dissuasion anglaise est sous contrôle américain quasiment contrôle américain quasimentBon, et donc ça, c'est des tectoniques de plaque qui s'est passée lors du deuxième mandat de Macron.Et donc, si je résume, parce que là, c'est très compliqué ce que j'ai dit, mais si je résume, en gros, il y a eu volte-face de Macron sur dossier ukrainien, rapprochement très fortement avec la position anglaise, notamment sur le dossier ukrainien et russe, et dans le même temps, éloignement des positions françaises et de Macron vis-à-vis de la politique menée par Netanyahu au Moyen-Orient, qui a abouti en partie à la guerre en Iran.Et on est dans ce contexte-là, et dans ce contexte-là, la position anglaise, d'ailleurs, sur le dossier iranien est également tranchée par rapport à d'autres pays, y compris par rapport aux États-Unis.Les États-Unis sont suivistes ou acteurs, malgré eux ou avec eux, ça dépend les sphères d'influence qu'il y a autour de Donald Trump.

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Il y a ceux qui étaient pour la guerre et ceux qui étaient férotement contre.On le sait dans l'administration américaine.Mais les Anglais ne sont pas du tout d'accord.Il suffit de regarder la presse anglaise, notamment le Guardian, depuis plusieurs mois, pour comprendre que les Anglais n'étaient pas du tout d'accord avec la déclaration de guerre multiple à l'égard de l'Iran par les Israéliens.Ils n'étaient pas non plus du tout d'accord avec la politique de Netanyahu sur Gaza après le 7 octobre 2023.Les titres de la presse anglaise ont été extrêmement virulents à l'égard de la politique de Netanyahu, ce qu'on trouve pas du tout dans la presse française.

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Et là, on voit qu'il y a eu un changement de pied extrêmement important, ce qui fait que Macron, d'ailleurs, a perdu énormément de relais de soutien en France.Alors de relais et de soutien du côté des gens qui soutenaient la politique de Netanyahu en France, des gens qui soutenaient Macron aussi pour cet élément-là ont commencé à le critiquer, et ça a provoqué aussi des fractures dans la Macronie, parce que dans la Macronie, en gros, il y a également des gens qui étaient très divers, et il y avait des gens qui étaient justement plutôt en critique de la politique israélienne, et au contraire des gens qui étaient en soutien. au contraire des gens qui étaient en soutien.indéfectible à la politique israélienne.

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Alors c'est très passionnant ce qu'on dit, mais au moment donné on va devoir arrêter.Je voulais qu'on profite du temps qui nous reste pour évoquer les réseaux, les réseaux qui influencent la diplomatie sur la question de l'Afrique du Nord et aussi un peu du Moyen-Orient, du Proche-Orient, c'est-à-dire Israël, Palestine.Tu expliquais que Macron était contraint par par ses complaisances, ses réseaux, qui l'ont amené finalement à être soi-disant gaulo-métirandien, mais en complaisance vis-à-vis de Netanyahu, etc.Réseaux marocains, réseaux algériens.Est-ce qu'on peut en parler un peu ?

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Alors oui, bien sûr.La carte que Macron a jouée tant au Moyen-Orient qu'au Maghreb.Il y a un État qu'on n'a pas évoqué qui est important pour la France.Là aussi depuis de nombreuses années, parce qu'on a des bases sur place, on défend même le pays en question par rapport aux contre-attaques iraniennes.Je veux parler des Émirats Arabes Unis.Et donc il y a une très forte proximité de la France avec les Émirats Arabes Unis au niveau du Moyen-Orient, parce qu'en gros la France perdant petit à petit ses positions coloniales au Moyen-Orient, enfin dans ses positionnements néo-coloniaux au Moyen-Orient, perdant son influence tout simplement, y compris même au Liban.

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Là on voit bien même que dans les négociations entre Liban et Israël, la France a totalement disparu de la carte ces dernières années.Les réseaux français se sont énormément appuyés sur les Émirats Arabes Unis.Sauf que les Émirats Arabes Unis, qui ont des positions diverses dans la, on va dire dans les familles des des de l'émir et autour, mais ils ont une très forte proximité, accord d'Abram obligeant, entre entre guillemets, avec Israël en fait.Et donc on retrouve cet alignement français et de Macron dès 2017 sur les Émirats et Israël au Moyen-Orient.Et ça a eu aussi des conséquences du côté du Maghreb. Israël au MoyenOrient Et ça a eu aussi des conséquences du côté du Maghreb.que bien évidemment c'est quelque chose qui a été très mal vécu et mal vu par Alger qui garde un souvenir de y compris guerre d'indépendance libération algérienne par rapport aux vieilles politiques d'alliance de la France de la quatrième République avec Israël donc ça c'est une vieille histoire mais et du côté du Maghreb Macron a été très contraint et lié par rapport à ce qui s'était passé notamment que j'ai documenté dans mes enquêtes à la campagne de 2017 parce que effectivement il avait largement c'était largement approché de certains réseaux afféristes algériens qui étaient également des réseaux France Africain ou anciennement France Africain dans une période très trouble en Algérie parce que c'est la fin de règne de Bouteflika et en réalité ces réseaux là c'était des réseaux qui étaient aussi très proches des Émirats ça je le raconte dans un dans un dernier papier que j'ai publié au mois de décembre où justement dans ce qui s'est passé de ce qui s'est joué notamment depuis deux trois ans des tensions qui ont été de plus en plus fortes entre Alger et Paris j'explique qu'on peut pas comprendre les tensions qui se sont jouées entre Alger et Paris uniquement en parlant d'un côté du Maroc parlant d'Alger et de la France c'est pas qu'un triangle c'est également des jeux de réseaux opposés tant à Paris que à Alger même et en fait si je la fais courte à Paris Rotello Bruno Rotello ministère de l'intérieur était de par la faiblesse institutionnelle de Macron qui n'avait plus de réelle majorité au Parlement Bruno Rotello faisait un peu cas sa tête alors qu'il était ministre de l'intérieur et n'a pas arrêté de braquer les Algériens sur plein de dossiers et à l'inverse à Alger l'entourage de Tebboune et notamment son directeur de cabinet dont là ces derniers jours on se demande où il est Boilem Boilem était en réalité sur une une

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ligne dure aussi Emmanuel Macron et ces deux pôles ont constitué le cœur de la crise notamment à travers la crise autour de Boilem Sansal ces deux pôles durs à Paris et Alger ont tendu les relations en fait Teboun comme Macron avaient plus intérêt à se parler indépendamment des décisions même du Maroc de la France mais c'est des éléments qu'on a eu énormément de mal à se décanter ces derniers mois si tu veux parce que Macron tout simplement sur ce a manqué de temps et a manqué de levier tout simplement par la situation politique en France je parlais de Rotaillot qui avait une position Barro qui avait une autre position la mise des affaires étrangères c'était la pagaille et le foutoir et ça ça l'est resté si tu veux la bataille de foutoir mais tout ça n'explique pas la reconnaissance impromptue de la Marocanité du Sahara occidental la reconnaissance impromptue oui elle est impromptue elle n'était pas du tout attendue par les Algériens qui pensaient avoir conservé très bonnes relations avec le président Macron depuis 2017 justement mais elle s'explique par elle s'explique par tout un tas de jeux de chantage qui sont exercés autour d'Emmanuel Macron et de sa présidence chantage oui on peut on peut dire ça comme ça de toute façon il y a eu des éléments d'ordre là qu'on n'est plus dans la diplomatie on est dans l'espionnage clairement c'est pour ça que le dossier par exemple tu tu parlais du fait que il n'y avait pas eu de commission d'enquête parce que le discours public français depuis plusieurs mois et notamment sur la Russie c'est attention aux ingérences étrangères ça c'est le grand discours sécuritaire aujourd'hui attention aux ingérences étrangères sur les réseaux sociaux sur à peu près mais également d'espionnage pur économique politique diplomatique bon il y a eu y a eule canard enchaîné l'a dévoilé l'année dernière il y a eu des carrément des conseillers de la cellule diplomatique qui ont été il y a eu des enquêtes sur des conseillers de la cellule diplomatique de l'Élysée qui étaient soupçonnés de collusion avec des puissances étrangères notamment la Chine mais pas que donc on est dans une situation très dangereuse sur le plan international où le poids du renseignement devient considérable dans toute la diplomatie et qui fait changer Macron là là je parle là je parle pas de de Macron en tant que tel je parle de ce qu'est devenu le monde d'aujourd'hui et le monde de la décision d'aujourd'hui le problème c'est que ce président de la République comme les précédents pour le coup Hollande ou Nicolas Sarkozy Sarkozy il avait une réponse c'était d'une manière le secret n'existe plus dans les trois cas ils n'ont fait que des bêtises par exemple en utilisant des parfois en plus de leur téléphone ultra sécurisé ils ont utilisé leur téléphone personnel à plusieurs reprises sans aucune sans sans aucun cadre tu parlais de commission d'enquête par exemple sur l'affaire Pegasus il n'y a pas eu de commission d'enquête il faut on apprend à travers un article de Libération de 2024 dans mon souvenir qu'en réalité le téléphone portable d'Emmanuel Macron n'a même pas été transmis à la DGSI qui normalement doit s'occuper de gérer qui dit Pegasus dit Israël et Maroc on peut le penser donc le Maroc Israël tiennent sur ce dossier je ne sais pas s'ils tiennent en tout cas il y a eu des éléments de pression clairs de certains réseaux qui soutenaient la politique marocaine et qui avaient qui ont pris aussi toute leur place dans le dispositif marocain en gros la France avait disparu au Maroc je dis la position de la France avait disparu au Maroc et il a fallu que Macron change de tout autant autantsa position, mettant en colère les Algériens, pour retrouver de l'air du Maroc.Si tu veux, ça, ça a été la décision.

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Tu as écrit un livre qui s'appelle l'ambigüe Monsieur Macron, et plus on parle, plus on voit que l'ambiguïté n'est pas qu'en France, c'est-à-dire elle est au Moyen-Orient, elle est avec les États-Unis, elle est en Europe, elle est au Maghreb aussi, et du coup, finalement, on n'a plus de copains tellement on ne sait pas qui.Et cette ambiguïté, Monsieur Macron.

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Mais c'est bien le problème, c'est-à-dire que la France a perdu également son influence, parce que, en réalité, c'est ce que je disais au début de l'entretien.D'un côté, dans la diplomatie traditionnelle de la France, Macron n'avait pas de stratégie claire, identifiée, compréhensible auprès de ses partenaires ou parfois de ses ennemis ou concurrents.Deux, il n'avait pas de, il n'a pas réussi à établir de confiance, et au contraire, la confiance cessait de se dégrader, c'est-à-dire parce qu'on ne l'a pas pris au sérieux de part les engagements multiples et souvent contradictoires du président français.Et puis après, il y a le troisième troisième élément, c'est les éléments de qui restent encore tous, mais qui restent à documenter.Mais il y a des éléments de dossiers où la question des ingérence étrangère s'oppose sur plusieurs dossiers liés à la Macronie et à Macron depuis 2017.L'affaire Benalla est une affaire importante dans ce cadre-là.

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On ne sait toujours pas ce qui s'est passé autour de Benalla, et notamment sur le fait que le coffre a disparu.La justice française a considéré qu'il y avait un non-lieu sur ce dossier-là.

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Mais l'affaire du coffre, des ingérences étrangères.

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On peut poser la question.Oui, bien évidemment, ça peut se poser la question.On est dans l'entourage du président de la République français à un moment donné.Dans le monde actuel, ne pas se poser la question, c'est pas une, c'est pas faire preuve de professionnalisme, si tu veux.Normalement, le fait que de professionnalisme, si tu veux. Normalement, le fait quey a des soupçons il y a eu des soupçons d'espionnage sur le téléphone personnel du président de la république dans le cadre de l'affaire Pegasus ce n'est pas anodin et ces soupçons là il n'y a pas eu de réponse claire sur que le téléphone a bien été espionné pas espionné la représentation est par qui la représentation nationale n'a pas eu de réponse mais n'a même pas posé de réelles questions sur ce dossier là dernière question et c'est un sujet qui me tient à cœur mais on n'a plus le temps que Emmanuel Macron est l'homme de l'échec en Afrique bon les bases militaires sont parties c'est une bonne nouvelle puisque c'est la décolonisation mais sauf que elles sont la France est équité puisqu'elle a puisqu'elle a quitté les relations sont tragiques avec le Sahel au point où le dernier sommet Afrique France qui est devenu Afrique à Forward s'est fait au Kenya un pays hors de la sphère traditionnelle de la France parce que dans cette sphère on en peut plus de la France et d'Emmanuel Macron particulièrement que c'est le grand échec d'Emmanuel Macron j'espère que tu vas répondre rapidement parce que alors ça répond rapidement il y a trois dossiers importants à avoir en tête une partie de la perte d'influence française notamment au Sahel mais notamment je pense à la Centrafrique a été lié également au fait que les Français ont perdu du terrain pour le coup par rapport à la Russie et aux Russes qui ont eu une diplomatie à la fois guerrière j'allais dire et sécuritaire auprès d'États africains ça c'est un élément important deuxième élément important sur la sphère dite francophone là il y avait tout un passif notamment de mémoire de relations néocoloniales qui n'a pas été soldé par le président de la République et donc par rapport à un dossier comme celui de Bolloré par exemple le fait que finalement Bolloré vende un armateur mondial quand même c'est c'est un élément important de la perte élément important de la perte

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d'influence française, mais qui est lié également à un passé néocolonial français qui n'a pas été intelligemment géré, pas uniquement par Macron, mais également par les services de l'État, le Cadorcet, par énormément d'acteurs.Et ensuite, le bonus, ou plutôt le côté trouvaille d'Emmanuel Macron d'essayer de s'adresser aux pays anglophones en Afrique, on l'a encore vu très récemment, n'a pas été totalement.C'est moins qu'on puisse dire Corona de succès, mais parce que les grandes puissances qui sont en Afrique aujourd'hui se livrent une bataille d'influence considérable, notamment, je pense, en République démocratique du Congo par rapport aux questions minières.Et là, on retrouve la Chine, les États-Unis, Israël, la Turquie.Et c'est par exemple ces quatre puissances que j'ai citées ont des stratégies de long terme.Ils ont des stratégies d'influence économique, mais également d'influence culturelle.

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Je pense, par exemple, au Turc, qui passe par des médias, du soutien aux médias, qui passe par des liaisons aériennes, une politique de hub aérien, des réseaux religieux et d'éducation aussi, la composante culturelle très importante.Et que la France aujourd'hui, en dehors de l'AFD (Agence française de développement), n'a pas de stratégie de ce point de vue-là réellement.L'AFD a donné beaucoup d'argent, mais pour des projets toujours où il y a une ambiguïté justement dans pourquoi cet argent est donné, où il n'y a pas forcément de transparence dans ces subventions à l'étranger.Là, Macron, ok, quand il est venu au Kenya, il a dit de toute façon, on a plus d'argent, donc c'est quand même aussi très particulier.Et là, on retrouve la question : est-ce que la France est un partenaire fiable à tout niveau ?C'est-à-dire, est-ce que la niveau C'estàdire estce que la

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parole de la France peut être encore, elle peut être encore forte aux Nations Unies sur certains dossiers centraux, notamment le respect du droit international.On voit qu'aujourd'hui la France a un discours très marginalisé, y compris sur ce qui était la spécificité de la France dans dans le cadre du du débat onusien, on va dire sur le respect du droit international.La France n'a plus de voix.C'est quand même l'un des éléments les plus saillants de ces deux mandats d'Emmanuel.

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Est-ce que Emmanuel Macron dernière question réponse en une minute.

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Est-ce qu'il a trahi d'une certaine manière par incompétence, par ambiguïté, par mélange, par insertion dans des réseaux qui ont plus de chantage, par insouciance au minimum et par oui par insouciance souvent et par prise de risque parfois.Il s'est rajouté des difficultés lui à titre personnel pour mener à bien sa politique internationale et donc porter la voix de la France.Je n'irais pas jusqu'à la trahison.Je n'ai pas les éléments pour le dire.Trahison peut signifier compromission dans ce cadre-là, mais en tout cas il y a des éléments de de sensibilité sur certains dossiers qui fait qu'on voit bien que le président français sur plusieurs dossiers n'avait pas toute latitude pour imposer le rapport de force.Et donc je reviens à ce que je disais au début de l'entretien à la fois par caractère, par habitude, c'est-à-dire le fait qu'il a du mal à imposer de toute manière un rapport de force, notamment dans le cadre international diplomatique, mais également parce que sur plusieurs dossiers il était dans une perspective transactionnelle, pas forcément financière, qu'on comprend bien, mais transactionnelle au sens tu me donnes si je te donne ça, mais encore une fois à force d'être dans cette stratégie transactionnelle avec différents acteurs en diplomatie, c'est pas forcément la bonne solution. c'est pas forcément la bonne solution.

59:29

parce que généralement la mémoire reste et les acteurs peuvent être rancuniers, on va dire.

59:35

Merci Marc.Comprendre le monde, c'est aussi refuser qu'il soit raconté par les puissants pour que ces décryptages restent libres et accessibles à tous.Soutenez Off Investigation.Rendez-vous sur off-investigation.fr pour faire entendre.On compte sur vous.Chaque euro compte. euro compte.

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