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MALI : QUI SONT LES SOUTIENS DES TERRORISTES QUI FONT TREMBLER BAMAKO ?

Décrypter l'Afrique10 views
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Week-end d'horreur et de chaos au Mali après cette offensive, coordonnée d'une ampleur inédite qui a frappé le pays en plein cœur. Le scénario que tout le monde craignait s'est finalement produit. Les rebelles tuaregs du FLA, le Front de Libération de la Zawad et les terroristes du JNIM ont uni leurs forces pour attaquer cette ville simultanément à travers le territoire malien. du FLA, le Front de Libération de la Zawad, et les terroristes du JNIM ont uni leur force pour attaquer cette ville simultanément à travers le territoire malien.

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Le choc est venu de Kati, bastion ultra sécurisé des militaires située à seulement quelques mille kilomètres de la capitale Bamako. Une cible hautement symbolique qui a permis aux assaillants de tuer le ministre de la Défense, Sadio Kamara, dans un attentat suicide. Sa mort a été officiellement confirmée dimanche soir par le pouvoir malien. Plus au nord, le verrou stratégique de Kidal est en danger.

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Les Russes d'Afrika Korps et les soldats maliens ont dû plier bagage. Le pouvoir militaire qui avait fait de la reconquête du territoire sa priorité absolue se retrouve aujourd'hui en difficulté. Comment en est-on arrivé là ? Et qui veut la peau du pouvoir malien ? On en parle avec le journaliste Thiambel Ghimbahara, directeur de publication de La Voix du Mali,

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et avec Théophile Cuammo, journaliste pour Décrypter l'Afrique.

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Bonjour à tous les deux.

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Bonjour Fabrice.

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Alors, Thiambel Ghimbahara de La Voix du Mali. Est-ce qu'on a plus d'informations aujourd'hui sur la situation au Mali, dans ces grandes villes qui ont été attaquées donc de façon coordonnée par les alliés du JNIM et du FLA ? Est-ce qu'on sait quelle est la situation sur place aujourd'hui ? Merci pour cette invitation. Permettez-moi de m'incliner devant la mémoire de ces hommes et femmes, civils et militaires, qui sont tombés sur le champ d'honneur, surtout le ministre de la Défense, tombé l'arme à la main en se battant pour sa patrie.

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Ceci dit, la situation laisse entrevoir, selon les propos de l'état-major, le chef d'état-major qui est intervenu hier à la télévision nationale du Mali pour décrire, selon ses propos, la calmier de retour. Hormis dans toutes ces zones qui ont fait l'objet d'un de ces attaques-là, de ces attentats terroristes, de deux groupes terroristes finalement. Donc à Kati, Sinou, à Sevaré, Mopti, Gao, et qui, hormis Kidal,

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le cas de Kidal reste assez particulier parce que le chef d'état-major parle de repli stratégique sur la ville d'Anefis, on en discutera certainement. Et Kati s'est soldée par cette nouvelle tragique, cette mort de ce Théo, un homme qui a consacré toute sa vie à son armée,

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qui s'est battu jusqu'au dernier souffle, parce que c'est dit un peu dans le serment de l'officier. Je me battrai pour mon pays jusqu'à la dernière goutte. Ce fut son cas malheureusement. – Théophile, comment résumer ce week-end très sanglant dont on le disait au Mali ?

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– Alors je parlerai pour moi d'une grande épreuve, une épreuve peut-être la plus grave épreuve pour le pouvoir malien, pour le pouvoir d'Assadine Koïta depuis son arrivée, parce qu'il est touché en plein cœur, Chambel vient d'en parler, il est endeuillé avec la mort du ministre de la Défense Sadio Kamara, qui n'était pas n'importe quel ministre, on reviendra dessus, victime manifestement d'un attentat suicide à son domicile. Alors, non seulement le pouvoir malien est endeuillé, mais il est déstabilisé. On parle du général Modibo Kone qui semble blessé, en tout cas son sort est incertain.

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On voit que le colonel Assemigoïta a fait le choix de se… – Je suis là. – Le général Assemigoïta a fait, pardon, a fait le choix de se taire jusqu'ici. C'est une stratégie sans doute, mais du coup ça participe à donner du volume aux rumeurs, notamment les rumeurs qui disent qu'il s'est réfugié au Niger, etc. Alors que manifestement il se trouve toujours au Mali.

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Bref, en tout cas, tout cela donne l'impression que le pouvoir est sonné. Ce sont des faits impossibles à nier. En plus, avec la reprise de Kidal, la ville symbole, par la coalition des séparatistes et des terroristes djihadistes, en fait, le pouvoir malien perd un de ses plus grands motifs de fierté durant toutes ces dernières années.

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Car la reprise de Kidal par les FAMAS, les Forces armées maliennes en 2023, a été un grand moment pour le pouvoir militaire, pour le peuple malien et pour ses partenaires russes. Et justement, pour parler des partenaires russes, c'est le grand août à l'international pour le pouvoir malien. Les Russes sont-ils en train de lâcher Bamako, comme ils avaient lâché Bachar el-Assad en Syrie ?

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On peut se poser la question, parce qu'on peut se dire qu'ils ont vraiment quitté Kidal très vite, qu'ils ont pris langue avec les nouveaux et anciens nouveaux maîtres de Kidal directement, sans forcément passer par leur partenaire malien. On peut se demander à quel jeu ils jouent. On peut aussi se demander à quel jeu jouent l'Algérie et la France, donc les deux puissances qui ont eu, par le passé,

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en tout cas une importance stratégique sur le Mali et qui ont été marginalisées ces dernières années. On peut se demander ce que peuvent vraiment faire les pays de l'AES qui ne sont pas très très sonores avec ce qui vient de se passer. Quelle sera la partition de la CEDEAO ? L'Union africaine a fermement condamné les attaques coordonnées contre le Mali. On a vu des pays comme le Sénégal s'indigner, mais en tout cas, on dit un être vous manque et tout est dépeuplé, quelques paroles de compassion et de solidarité manquent

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et du coup ça crée le doute. Alors, on ne sait pas quel était l'objectif, le but de guerre des terroristes et de leurs amis séparatistes ce week-end et on sait aussi, on va parler de ces buts de guerre et voir si ces buts de guerre ont été rencontrés. Et il faut quand même dire que malgré le fait que ce pouvoir soit à ce point affaibli, il faut noter que dans les conflits africains, l'histoire nous montre que tant que la capitale,

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ce qu'on appelle le pays utile, c'est une expression malheureuse, reste entre les mains du pouvoir, tout reste rattrapable. Donc, Bamako n'est pas tombé, Bamako est blessé, mais pour l'instant... Bamako est debout. Pour l'instant, voilà, et le pouvoir malien n'a pas changé de main.

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Ruben, Netherlands

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Tiambel, justement, quel est, selon toi, selon vous, l'objectif, quel était l'objectif de ces attaques, donc, coordonnées entre le JNIM et le FLA ? C'était de fragiliser le pouvoir de Bamako. Est-ce qu'il y est arrivé ? Est-ce qu'il y a une reprise en main réelle qui est en train de s'opérer ? On imagine aussi qu'il va y avoir une réaction militaire de la part des alliés,

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peut-être de l'AES. Quel était le but de ce duo entre les terroristes du JNIM et les Touareg du FLA ? Ces deux groupes terroristes qui sont le FLA désormais et le JNIM, n'avaient d'autre intention que de nuire à l'État malien. Cette manière de taquer simultanément différentes zones forteresses militaires, ils savent bien que non seulement ça ne se prépare pas du jour au lendemain,

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mais prendre de telles forteresses quand même, ça demande de l'imagination, des moyens, et puis surtout une stratégie. Vous imaginez une voiture piégée, un camion, une citerne qu'on remplit d'explosifs, qu'on vient bombarder, attaquer, agresser comme une voiture bélier. – Et puis ça a crochet aussi près du domicile du ministre de la Défense,

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il y a eu des défaillances, des faillites en termes de renseignement ? – Ah oui, carrément, carréhui, pour le moment, la nation malienne, le peuple malien est en deuil. 48 heures de deuil observées jusqu'aux obsèques nationaux du ministre de la Défense, ministre d'État qui a consacré toute sa vie à cela, l'artisan de ses relations avec l'extérieur, l'homme de la diversification général Assimi Goïta,

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le bilan se fera et notre part de responsabilité sera studiée, la part de la communauté internationale également sera studiée parce qu'il y a des drones conduits par des mercenaires ukrainiens. On veut à Nemo faire du Mali aussi un champ d'expérimentation. On a même intercepté des propos des hommes et des femmes qui parlent italien. Allez-y chercher la mafia derrière.

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Tout un conglomérat en tout cas des ponts blancs et puis des pays de refuge ou de recul qu'on imagine qui ont un certain intérêt. 12 000 hommes sur le territoire malien entrés clandestinement avec armes et bagages, avec des drones pour 1 000 hommes sur la ville de Kidal

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et le reste éparp par pied à travers le pays. C'est pour nuire, c'est pour affaiblir, c'est pour attaquer. Heureusement que le Mali n'est pas tombé dans le péché. C'était pour un coup d'État, changer le régime. L'objectif est clair. Parce qu'ils s'en sont préparés politiquement. un homme politique ailleurs, installé à l'extérieur du Mali avec ces terroristes qui ont comploté, qui étaient en intelligence pour renverser le pouvoir de Bamako.

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– Bamako était la cible.

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– Bamako était la cible parce que le président de la transition, le chef de l'État est dans ce camp-là. Peut-être même certains disent, ça reste à prouver, une enquête en tout cas détermina tout ça, qui se sont même trompés de domicile pour aller tomber ici. Mais je crois qu'aussi il était une cible parce que c'est le lieutenant, c'est l'artisan, c'est le premier militaire des Maliés qui se battait sur le terrain.

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Et chacun de ces généraux-là ont rejoint leur caserne parce que le président de la réconciliation et de l'aviation, il est au cœur de la lame de l'air. Le président du CNT, il est du camp de Kati. Donc, et même le général Moudibou Koné dont on parlait, ce n'est pas en tout cas dans son bureau que tu vas être blessé. Si tu es blessé, c'est le colonel, le général Sadio Camara,

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ministre de la Défense théophile. Une grande perte pour ce pouvoir malien aussi, parce qu'il incarnait, Sadio Camara, une forme de cohérence idéologique, de narrative du pouvoir de Bamako, d'une sorte de résurrection de l'armée malienne revenue au pouvoir.

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– Oui, Fabrice, et pour illustrer en fait ce narratif, cette force de discours qu'incarnait Sadio Kamara, une force de discours désormais mise en crise, je voudrais qu'on écoute de larges extraits d'un de ses discours qui date de plus de trois ans aujourd'hui. On écoute parce que, à mon avis, c'est assez illustratif.

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Regardons.

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– Excellence, M. le Président de la Transition, chef de l'État, chef suprême des armées, vous avez tenu à Maire de l'Armée dans les meilleures dispositions. Vous avez transformé sa stratégie, son état d'esprit, sa posture tactique. Vous l'avez réorientée vers des partenaires plus variés

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pour plus d'ouverture, plus de compétence, plus de fiabilité, plus de sincérité. Vous lui avez redonné l'initiative, toujours tournée vers l'avant, sans esprit de recul.

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Vous l'avez équipée en quantité et en qualité, dépassant ce que beaucoup pouvaient imaginer. Malgré les succès déjà engagés, qui prouvent à suffisance le bien-fonder de votre stratégie, vous avez décidé de ne jamais relâcher l'effort.

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Nous avons déjà organisé plusieurs cérémonies

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que ce soit des systèmes d'information

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pour une gestion assainie et transparente,

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des infrastructures modernes

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pour de meilleures conditions de vie et de travail, des ressources matérielles ou financières pour nos veuves et nos orphelins,

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ou encore des équipements terrestres ou aériens pour la combativité de nos hommes. Grâce au leadership de Son Excellence, le colonel Assemin Goyta et au partenariat gagnant-gagnant avec la Fédération de Russie,

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les équipements présents offrent un échantillon des capacités qui font de l'armée de l'air malienne un outil complet de combat. Nous consolidons notre capacité de reconnaissance et d'attaque avec des avions de chasse de type L39 et Sukhoi-25 qui s'ajoutent au Super Tucano et d'autres appareils déjà en dotation. Ainsi que les hélicoptères d'attaque des types Mi-24P, qui s'ajoutent au Mi-35 et au Mi-24 déjà livrés. La mobilité est également renforcée avec les hélicoptères de manœuvre des types Mi-8, ainsi que le deuxième avion de transport tactique

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des types Airbus Casa D195.

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– Alors ce discours, il est un peu long, mais il est intéressant parce que c'est ce que Satio Akamara affirme qui est mis en doute aujourd'hui. C'est cette stratégie, cetteruite, rééquipée, qui a retrouvé une cohérence, et notamment une cohérence grâce à l'appui logistique et militaire russe, c'est ce discours qui est mis en crise. On se pose des questions.

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On se demande par exemple pourquoi la supériorité aérienne malienne dont le Sajo Kamara parlait il y a quelques années n'a pas joué à fond parce qu'a priori quand on a une supériorité aérienne en fait on peut non seulement détecter mais viser les ennemis avant qu'ils ne se coalisent etc. On peut peut-être se dire que c'est la science des drones, c'est la science des antiaériens, qui a finalement été,

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un savoir-faire qui a été transmis aux rebelles et aux terroristes par des puissances dont l'une d'entre elles ne se cache pas, c'est-à-dire l'Ukraine, qui a permis ça, mais on n'en est pas sûr parce qu'on ne nous a pas non plus parlé beaucoup d'avions ou d'hélicoptères maliens qui se sont crachés lors de ce qui s'est passé là.

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On peut aussi se demander pourquoi le partenaire russe semble s'être économisé dans ce combat, parce que c'est vraiment ce qui s'est n'y a pas un problème interne au sein de cette armée. Parce que quand même, effectivement, de facto, elle s'est rééquipée. Elle était plus en mesure de contre-carrer, et même de tuer dans l'œuf les velléités terroristes.

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Parce que quand on voit les terroristes, on voit des soldats en savate dans le Sahara. Et en fait, ce qui s'est passé là n'est pas le fruit de soldats perdus. C'est vraiment quelque chose qui semble avoir été organisé, en tout cas centralisé par un État-major. Et finalement, c'est le mythe de la montée inexorable en puissance

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de l'armée américaine qui est aujourd'hui mise à mal. Et c'est pour ça que la question des buts de guerre des terroristes, notamment du GNIM, se pose, quels étaient les buts de guerre. Alors le GNIM, mon camarade Shermbelle dit que l'objectif c'était la chute de pouvoir de Bamako, mais le communiqué qu'ils ont sorti a posteriori, bien entendu, ils ont évoqué 4 opérations, une opération visant Assamigolita, le siège, l'endroit où il travaille,

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on peut dire que cette opération n'a pas fonctionné en tant que telle, puisque Assamigolita, en tout cas, il n'est pas mort, il n'a pas été blessé. Une opération visant également le ministre de la Défense, Sadio Camara, là, bon, ils ont réussi, échec et mat. Une opération visant l'aéroport international Moldivo-Queita, ça a eu lieu, mais bon, pour l'instant, il demeure contrôlé par l'armée, enfin par les Tamaliens, et le ciblage de positions militaires dans la ville de Tachi,

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bon ça, c'est plus de la...

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– C'est sur les sites qu'il y a à crédit quand même, effectivement, la thèse du fait de vouloir prendre le pouvoir, quand on attaque l'aéroport, le ministre de la Défense et le président, il y a quand même une dévéléité de prise

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de contrôle. Mais en tout cas, ce qui est clair, c'est que la prise de contrôle effective, c'est Kidal. Le reste, c'est… On peut peut-être penser qu'ils se sont dit, même si on n'arrive pas à nos objectifs, on va créer un effet de confusion et on va éparpiller les forces pour éparpiller les efforts de nos adversaires, sidérer nos adversaires également pour couper les têtes aussi,

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pour ne pas les empêcher de réagir de manière maximale à nos attaques. Mais en tout cas, dans le communiqué du JNIM, il parle donc de la faveur de Dieu qui leur a permis de gagner, leur travail serreux et continu, coordination sin'insère entre nous et nos partenaires, ils disent, bon alors ils ne disent pas exactement qui sont les partenaires, ils parlent de la participation effective de leurs frères du Front de Libération de la Zawad,

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Peter, Los Angeles, United States

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17:57

afin de réaliser un véritable changement, servant l'intérêt de la religion, en premier, du pays et des habitants. Je trouve que ce communiqué, il est quand même important parce qu'au-delà des buts de guerre tactique, il montre également les buts de guerre politique, c'est-à-dire changement servant l'intérêt de la religion, du pays,

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c'est-à-dire le Mali et pas la Zawad, et les habitants. On est face à un projet de changement de pouvoir radical dans le cadre malien pour y installer un État islamique, on va dire, en tout cas une république peut-être, ou bien peut-être un califat, je ne sais pas, mais en tout cas, l'objectif est religieux.

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– C'est probablement pour cela qu'il y a une forme d'indignation, Thiam Bel, sur le fait que des terroristes, avec, comme le disait Théophile, des motivations hautement sectaires, du moins sur la partie un peu intégriste de leur démarche, s'approchent de Bamako. C'est pour ça aussi qu'on a du mal à comprendre

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qu'il y ait des appuis ou du moins une forme de silence international autour de cette rébellion couplée à Hojnim. – Plus de rébellion, disons, des attentats terroristes, des actes criminels condamnables à plus d'un titre comme la Savane en son temps en 2015, comme l'attaque de Radisson, comme même cette première opération simultanée qui a lieu

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mais avec moins d'effets et de réussite que celle-ci qui a concerné 6 villes, 7 approximativement. On a vu la réaction à travers le monde, à part l'AES qui a réagi par incommuniqué, mais c'est sûr et certain que Niamé, Bamako et Ouaga sont en coordination par rapport à cette lutte contre le terrorisme, les efforts,

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l'État-major qui est en montée de puissance peut intervenir à chaque moment que Bamako le demande. Bamako a voulu certainement, très certainement se réorganiser, se recentrer sur ses propres forces pour pouvoir. On a vu la réaction du président sénégalais Basirou Dioumaïfaye, ce qui m'a d'ailleurs surpris parce qu'elle est la première à tweeter, à acquiescer, à soutenir sans réserve.

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Et là, ça m'a vraiment surpris. Même d'autres ont suivi, les États-Unis. Pourquoi surpris, Campbell ? Surpris, mais je ne pensais pas au premier. Je pensais peut-être à l'AES, mais on sent également que la lutte contre le terrorisme n'a pas de frontières. Et même la CDAO a condamné les Nations Unies africaines, les Nations Unies, mais par contre le monde occidental est resté silencieux. d'autres pays partenaires plus ou moins proches. Alors Antonio Guterres, qui est le secrétaire général de l'ONU, a condamné aussi. Oui, il a même proposé.

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Mais c'est vrai que les chanceleries occidentales sont très discrètes. La France, on n'est pas les nommés, l'Italie, c'est le credo en tout cas qui a conduit à la mise en place de l'alliance des états du Sahel. C'est dans cet organisme désormais que le Mali a inscrit son destin avec ses pays voisins qui vivent la même réalité pour reprendre de l'idétie poura connu que l'armée, pur produit de l'armée malienne, qui était d'ailleurs... – Du Britannique de Kati. – Du Britannique de Kati jusqu'à Moscou où il revenait en vacances.

21:31

Il faut vous rappeler qu'en 2002, il était en vacances tout simplement à Bamako, ben nom adulé par Sass-Régypte. D'ailleurs, il allait en formation au mois de janvier, il a refusé une formation pour rester, pour servir son pays. C'était l'un des artisans, en tout cas, du moins, l'un des hommes du pouvoir qui œuvrait le plus au rapprochement avec Moscou, à augmenter ses relations diplomatiques et militaires, la coopération militaire, la reprise plutôt de Kidal en 2023. On a été, disons, l'apogée. On peut regretter ça pour cette armée ?

22:08

– Il a vraiment beaucoup œuvré dans ce sens-là. Il a une capacité de dégouttiation, d'ouverture, d'humanisme, sa maîtrise, sa stratégie, sa formation. Il a combattu sur le terrain. Il est aussi de ce syndicat, il est du corps de garde repliqué et puis de la lignée de combattants qu'il est, c'est un vrai camarade. Les camarades sont des guerriers intrépides et il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup dans l'armée malayenne. Il y a des milliers de sajo camarades au sein de l'armée,

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au sein de l'armée nationale du M consacré sa vie, qui avait des convictions, qui se battait pour ce pays-là, il aimait ce pays-là et il savait le rendre. Et l'armée lui a rendu, la réussite, l'apothéo, c'était la réussite de la conquête d'Equidal. un récadrage politique, un repli stratégique sur Annefis. Le Mali est toujours dans la région d'Equidal, mais la ville d'Equidal, les combats se sont poursuivis jusqu'à hier selon l'état-major. Il y a un repli stratégique sur la ville d'Annefis pour réorganiser avec le partenaire technique

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parce que le Mali aats dans la ville de Kidal avec une situation aussi complexe que celle avec des hommes qui rentrent, mille hommes étaient au bord de Kidal. Pour envalider la ville c'était difficile. – Alors, Karmel, je vais mettre le tout le Mali, à qui tire le plus profit de cela ? Là, vous parlez clairement de complot international, donc on va poser la question clairement, quel est votre avis sur l'avantage donné aux terroristes, à qui cela profiterait ? Aujourd'hui, la situation géopolitique est claire.

24:07

Il y a une première ambition de vouloir transporter sur nos terres une confrontation internationale entre Russes et Ukraines. Ça s'est vu, documenté, survi, et des experts ukrainiens étaient des formateurs. Ils ont appuyé les rebelles, et même certains contingents, pas des rebelles, des terroristes tout simplement, même certains contingents ont été formés là-bas.

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Et ensuite, ce qui est nouveau, c'est des mercenaires italiens, on parlait italien, on a découvert également quelques victimes au sein. Ensuite, des pays voisins qui abritent des ailes politiques de ces hommes-là, il faut les nommer, c'est l'Algérie. L'Algérie abrite les CFR, abrite les anciens rébelles qui sont poursuivis par la justice malienne. Certains pays servent également de refuges pour l'approvisionnement, pour des soins. C'est aussi la Mauritanie.

24:58

Et c'est l'O là qui a envoulé au Mali pour avoir chassé les troupes françaises, pour avoir dit non, pour avoir repris sa souveraineté, pour se battre pour son intégrité territoriale, pour se battre ensemble, pour changer de vision, pour dire non, je me prends et je me reprends. Et donc le dernier grand fait, c'est la position du Mali sur le Sahara occidental qui ne passait pas pour le grand voisin algérien avec qui nous avons 1400 km de frontières. Et j'imaginais qu'ils comprendront que le peuple malien est plus que jamais résolument soudé, engagé.

25:33

Parce que l'opinion publique malienne ne le laissera jamais faire. Le Mali ne sera jamais un califat, il n'y aura jamais de califat qui va prospérer au Mali, parce que le Mali est un pays musulman, 90% ! Mais il n'y a pas que des musulmans au Mali, il y a des chrétiens ! Il y a aussi d'autres corporations religieuses qui sont au Mali. Donc c'est une difficulté à laquelle, c'est en tout cas ceux-là qui instrumentalisent, qui tirent les ficelles, mais aussi il, à la sortie de ce dé, se rassembler, unir. Nous sommes divers, on n'est pas tous d'accord sur la position politique, mais quand la case brûle, quand l'intégrité est enjeuée,

26:13

quand le drapeau est menacé, quand l'armée s'engage,

26:16

comme partout ailleurs dans le monde, les fils d'Épuis doivent être unis solidaires. Théophile ? – Oui, alors moi je pense qu'il est important de parler des assaillants, parce que finalement, cet assaut, il confirme d'une certaine manière ce que disent les pouvoirs successifs à Bamako depuis assez longtemps, les asawadiens et les terroristes djihadistes au final, ça revient au même. En tout cas, ils ont réussi à se coordonner, et ce n'est pas la première fois qu'ils réussissent à se coordonner.

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26:49

Et tout cela nous rappelle 2012. On se souvient qu'à l'époque, les Français disaient « Non, il ne faut pas que l'armée malienne vienne à Kidal, parce que ceux qui vont nous aider à vaincre les terroristes djihadistes akhidals, ce sont les Touaregs, les hommes bleus, qui sont en gros les fidèles de la France depuis la période coloniale,

27:13

qui connaissent bien la région et qui vont nous aider à nous battre contre les djihadistes. A cette époque, quand finalement les armes des Touaregs, des séparatistes Touaregs, je ne parle pas des Touaregs en tant qu'ethnies, se sont retrouvées entre les mains des terroristes et que les terroristes, eux, n'ayant pas un projet régionaliste, ont décidé de descendre dans le Nord,

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en France on nous a fait croire qu'en réalité c'est parce que les terroristes avaient arraché violemment les armes des mains des Azawadiens. Or, je pense qu'il faut se rendre à l'évidence, il y a beaucoup plus d'interpénétration que cela. Le parcours d'Yad HaGhali, par exemple, témoigne de cela. Yad HaGhali a été séparatiste, puis il est devenu un musulman rigouriste, puis il a décidé de tomber dans le dyadisme,

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mais il demeure un membre d'une de ses grandes familles touaregues, donc il a des liens de famille avec les gens de ce qu'on appelle aujourd'hui le FLA. Il y a une domination militaire certaine des dyadistes. Donc finalement, c'est celui qui est capable de tenir le fusil de la manière la plus efficace qui tire les marrons du feu. Tout le monde le sait, je pense que nous en sommes tous conscients.

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Alors pourquoi, je ne sais pas si vous avez remarqué, pourquoi il y a une très faible médiatisation de ce qui s' chaînes d'info. Parce que quelle peut être la narration de ce qui est en train de se passer ? On nous a expliqué que la France est partie au Mali et que les soldats français sont morts au nom de la lutte contre le terrorisme, de la guerre mondiale contre le terrorisme. En fait, nos amis, les Touareg, sont alliés avec les terroristes et les djihadistes

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qui disent dans leur communiqué qu'ils ont l'intention d'installer un califat au Mali. Je pense que la principale leçon qu'il faut en tirer, c'est de mettre en relation ce qui vient de se passer ce week-end à Bamako, au Mali, et ce qui s'est passé en Syrie. La guerre mondiale contre le terrorisme est finie. L'Occident n'est plus en guerre contre le terrorisme djihadiste. Il est en guerre contre la Russie d'une part, contre la Chine d'autre part. Ce sont des guerres

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qui vivent de déconstruction, c'est-à-dire finalement pris dans une forme d'ivresse, de l'affaiblissement. On n'a pas de vision prospective sur les états post-guerre. On veut juste montrer notre capacité de nuisance face à ceux qui nous défient dans nos précarés ou ex-précarés. C'est-à-dire le Mali était le précaré de la France. Quand la France s'en va, elle change de projection sur le Mali,

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elle se dit, de toute façon, elle ne vienne que pour moi, si les djihadistes prennent ça au problème. Et donc c'est pour ça, à mon avis, qu'il y a une très faible médiatisation, parce qu'on va dire quoi ? de notre pensée, de notre action. Et côté algérien, il y a aussi, je pense, un manque de cohérence. Parce que, alors, l'Algérie ne peut pas être tout à fait ignorant de ce qui s'est passé ce week-end.

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Et l'Algérie est le seul pays en réalité qui a des pièces de rechange. C'est-à-dire que le format alternatif, c'est l'Algérie et le tchin, il s'appelle l'imam djikko. C'est-à-dire en gros, les djihadistes n'arrivent pas dans Bamako avec des armes à la main, puisque bien entendu, même d'un point de vue sociologique, on voit très mal des Touaregs, des Peuls et peut-être même des gens qui ne sont pas noirs, descendre sur Bamako et se faire accepter par la population. En revanche, si les contradictions internes au pouvoir font qu'il chute, alors il y a un plan de rechange chez l'imam d'Iqo, puisque c'est un imam, il serait susceptible finalement

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de mettre une sorte d'islamisme soft au pouvoir, un islamisme à visage humain, on va dire, qui ne serait pas persécuteur pour les minorités ethniques, etc. C'est très difficile en Occident d'admettre qu'on est dans ce genre de calcul. Parce que, en fait, pour un petit bout de voile ici, on crie et on discrimine. Donc je pense que c'est assez révélateur. Les silences à Paris et à Alger sont assez révélateurs,

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mais c'est aussi révélateur d'un certain nombre d'impasses parce que SK, AG, on va accepter d'avoir le schlimm se renforçant à deux pas de chez nous alors que les terroristes ont tapé, malgré les versions officielles, ont essayé de défier le pouvoir d'Abdelmajid Tebboune en pleine visite du pape, c'est-à-dire c'est vraiment un acte anti-patriotique, caractéristique.

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– Qui a été divisé par le pouvoir monogénéen.

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– Oui, il s'est débrouillé pour les… Mais bon quand même, ça faisait très longtemps que ces gens-là n'avaient pas tapé dansxys d'Alger, tout en se battant contre le Schlimm, qui sont les ennemis jurés des militaires. Quoi qu'on dise, même si les militaires jouent avec le terrorisme, ce n'est pas pour se faire remplacer par des djihadistes ou bien un pouvoir islamiste. C'est ça qui est compliqué.

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La crainte, c'est que finalement, l'incohérence structurelle et d'acteurs qui défient le pouvoir de Bamako jettent le Mali dans une situation d'instabilité à la Congolaise. On a reconnu son Congo avec mille et une factions où la poule peine à reconnaître ses posses.

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C'est un jeu très dangereux, Tiambel, de s'amuser comme ça à instrumentaliser des groupes terroristes, djihadistes. On a vu comment les choses ont tourné pour la Syrie. C'est très dangereux pour des pays comme l'Algérie, éventuellement, de s'amuser avec ça ou d'autres soutiens de ces groupes. Complètement, complètement. Et Théo a parfaitement raison quand il évoque cet aspect.

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Je suis d'accord avec lui par rapport à ce narratif. C'est dangereux d'instrumentaliser ces causes-là. Je ne vois pas comment l'Algérie peut donner sa caution de soutenir un groupe terroriste, même si on a hérité en 1990 de la fin de la crise algérienne, de ces quelques bandits qui se sont rejetés dans le Nord,

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on ne les a pas désarmés. Et de la Libye ensuite en 2011, ce qui a suivi. Il y a autant de responsabilités en tout cas. Mais c'est dangereux de jouer à ce jeu-là, de croire qu'on peut humaniser des djihadistes, on peut humaniser des terroristes,

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on peut les donner l'argent. Mais moi j'ai confiance en l'armée malienne, j'ai confiance au génie malien, j'ai confiance en l'AES. Et j'espère qu'on n'arrivera pas à ce chemin étriqué et indiqué. On va vite récupérer Kidal et se battre pour recouvrir l'intégrité territoriale du Mali. La ville de Kidal en tant que telle, la région dos de la situation, pour prendre la mesure nécessaire et cette mesure nécessaire, on la fera. Maintenant, avec les partenaires techniques et stratégiques

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avec qui nous collaborons dans le cadre des renseignements, de l'échange, dans le cadre de la formation, de l'assistance technique et même de l'accompagnement sur le terrain, il va falloir jouer franc-joué et aller vraiment vers des étapes avec des objectifs qui sont clairs à nous, qui sont déterminés là-dessus. Moi j'ai entendu quand même nulle part, ni l'armée malienne, ni AfrikaKops, ni la Fédération de Russie n'a dénoncé cet accord.

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C'était un perroquet que j'ai entendu chanter. D'habitude, ils rentrent sur cela à partir de Dakar, sans preuve, il n'a pas prouvé l'accord. On a vu des images, mais est-ce que des images, fake images ou pas, on ne sait pas. En tout cas, ce perroquet a l'intention de jouir dessus.

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– Tu parles de l'accord de retrait de Kidal ?

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– Oui, bien sûr, je parle de cet accord. – En fait, on a vu des images de retrait. qui a été dénoncée, ni par l'armée, parce que le chef d'état-major a intervenu là-dessus, il ne l'a pas évoqué, ni par la Russie. Afrika Korps a fait un communiqué, je ne sais pas, l'authenticité reste approuvée. En tout cas, c'est un jeu dangereux. – Le truc à dire aussi, c'est qu'on se le Moyen-Orient. Ce qui est possible en Syrie n'est pas forcément au Mali. Et au Mali c'est toute une autre configuration, c'est tout un autre...

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– Le régime de Bachar el-Assad était aussi un régime particulièrement meurtrier, il faut le dire, ce n'est pas le cas au Mali, même s'il y a des problèmes. Et justement je pense qu'il faut parler des problèmes du Mali, des trahisons internes au sein de l'armée, qui ont permis peut-être des attentats au camion suicide, si on va dire, en tout cas au camion bélier, si on peut dire. Et s'il y a également une coalition de politique civile qui semble soutenir l'hypothèse d'Imam Chico

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et donc jouer sur un éclatement du pouvoir à Abamapo, c'est aussi parce que le pouvoir militaire maniaque n'a pas su, à mon avis, associer les différentes forces vives de la nation à cette transition et une partie d'entre eux ont construit une alternative, qui est une alternative en réalité qui prend en compte le schlimm. C'est une alternative qui prend en compte le schlimm.

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Et quand tu vois par exemple Omar Marico qui s'en va, c'est quand même assez piquant pour ceux qui ont connu les années 90, Omar Marico qui était quasiment un peu ducte. – Oui, il l'est toujours, mais il n'est pas sa première. – Mais passer la ligne rouge et aller voir le JNIM, c'est se dire que cette classe politique malienne accepte finalement

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de revenir à Bamako dans les sous du JNIM, éventuellement. Et ça, ça montre quand même qu'il y a un problème, parce qu'on peut les accuser d'être des traîtres, mais on peut aussi se demander qu'est-ce qui les a amenés à ce niveau de désespoir, d'exaspération, pour pouvoir… Voilà, c'est la question qu'il faut se poser.

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– Il y a un problème dans l'unité, en tout cas le fait de concevoir l'unité nationale dans son sens le plus large possible, peut-être parce qu'effectivement une partie de la classe politique est soupçonnée d'avoir des accointances avec le j'nime.

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C'est ce qui pose problème aujourd'hui pour réunir le peuple malien en une seule et même entité.

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Oui, mais introduisons l'histoire. Pour parler du Dr Mariko, lui, il n'est pas sa première. C'est le héros de Mars 91, qui est un anarcho-fasciste même. – Un anarcho-fasciste ! – Qui rêve même un certain gauchisme islamiste au nom…

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Il l'a déjà rencontré en 2012. – Gauchisme islamiste, ça vient penser à l'extrême droite française.

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– Il a déjà rencontré les genims, les rebelles en 2012, il a réédité en 2023, il n'est pas à sa première. Moi je crois que c'est des tentatives d'éspérer plutôt, il ne faut pas accorder beaucoup d'importance à ça.

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Ce qui est important, c'est que le peuple malaise… – Mais il y a plusieurs hommes politiques qui en peinent, qui aujourd'hui sont prêts à une aventure. – Oui, beaucoup l'ont dit, mais sauf que la plupart sont aujourd'hui poursuivis par la justice.

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La question de justice, ce n'est pas à nous de la régler, mais les débats sont poursuivis. Nous sommes dans une transition, on n'est pas dans un régime. On ne peut pas, comment s'opposer à une transition qui est censée gérer deux intervalles de pouvoir, deux régimes ? Et donc nous sommes dans une longue transition qu'on expérimente pour la première fois. On n'a jamais connu aussi une longue transition.

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La politique, la classe politique doit se remettre en cause. Il faut faire un bilan. Est-ce qu'il n'y a pas un changement générationnel aussi ? Est-ce que le fait de museler aussi cette classe politique ne distend pas justement notre ambition vers le peuple complètement uni. Parce que tous les politiciens d'opposition ne sont pas des terroristes. Non, pour la victoire du peuple malien,

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pour la victoire du Malaise sur ses ennemis de l'intérieur, tout comme d'électionnés, l'unité d'action, l'union sacrée est incontournable. On n'a pas d'autre moyen à faire cette unité-là et on évoluera vers cette unité-là. Cette classe politique est en train de se renouveller. Il y a des partis politiques ont été dissous, certes, par la difficulté, c'est de réorganiser nous éloigne plus de ses objectifs, là on ne s'en rapproche pas. Mais il faut le regretter et le condamner à plus d'un titre parce que tout pays aspire quand même à reprendre.

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Il y a diverses contradictions qui traversent la communauté malienne, la vie sociopolitique et culturelle malienne, tout le monde n'est pas d'accord. Mais moi je dis, ça reste encore ma conviction, l'intégrité est en cause, je crois qu'il faut taire nos différences. Il faut taire nos différences, être ensemble et après régler nos problèmes parce que nos divergences là restent une cuisine interne. Faudrait-il qu'on ait un pays, on ait un drapeau qui flotte de Kayakidal, de Gao jusqu'à Anderboukane pour qu'on puisse ensemble se remettre et ça j'en ai confiance, j'ai confiance au génie du peuple malien, sa combativité. En tout cas les réactions se multiplient de plusieurs, on a parlé de celle de la CDAO,

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de la Confédération aussi de l'AES a s'est exprimé. On a eu des pays qui sont un peu moins proches ces derniers temps de l'AES qui ont communiqué. Le Bénin a communiqué via son ministère des Affaires étrangères et dit « Nous exprimons notre solidarité au peuple frère du Mali ainsi qu'à ses autorités politiques, civiles et militaires. Nous adressons notre soutien aux blessés et présentons nos condoléances aux familles. » Donc ces réactions, aujourd'hui, on a aussi une réaction du Ghana,

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le gouvernement du Ghana qui présente ses condoléances au gouvernement du Mali et au peuple malien face à cette tragique tournure des événements et souhaite un propre rétablissement aux blessés. L'extrémisme violent, je cite le communiqué, l'extrémisme violent n'a pas sa place dans notre monde. Nous devons intensifier nos efforts collectifs

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pour mettre fin à cette horreur. Est-ce que l'union sacrée contre le terrorisme va rapprocher finalement les deux grands blocs qui se sont créés ? On attend toujours les réactions de pays comme la Côte d'Ivoire, effectivement. Mais est-ce qu'il va y avoir un rapprochement de pas l'urgence de lutter

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contre le terrorisme islamiste ? En fait, il devrait y avoir un rapprochement parce qu'on voit bien que l'Occident a arrêté la guerre mondiale contre le terrorisme. C'est extrêmement important de le dire. Parce que les réactions indignées des voisins sont là. les occidentals, je le redis, se font assez timides. Oui, parce que c'est terminé. En Syrie, il y a eu un enterrement de la guerre mondiale contre le terrorisme.

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Le nouveau maître de Damas, c'était un terroriste qui était considéré comme tel par les puissances occidentales. Aujourd'hui, on le voit prendre des photos avec Trump, on le voit avec Macron, on le voit avec les dirigeants allemands, etc., italiens, parce que ce n'est plus une priorité. Ce n'est plus du tout une priorité. Et c'est encore moins une priorité depuis la guerre en Russie-Ukraine et le 7 octobre 2023.

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Puisqu'on voit bien, même que quand, par exemple, dans l'affrontement entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël, on voit bien que l'Iran, il y a plein de sortes de... ce bloc djihadiste, en fait, il ne gêne pas l'Occident. Et donc, à partir de ce moment, il faut se demander ce qu'il adviendrait de tel ou tel pays d'Afrique de l'Ouest, si les terroristes continuaient à grossir. Il faut se demander, si les terroristes prennent le Mali en tout ou partie, est-ce que vraiment ils ne vont pas continuer sur le Bénin, sur le Togo,

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et s'ils prennent en tout ou partie le Burkina, est-ce qu'ils ne vont pas continuer sur la Côte d'Ivoire ? Est-ce que leur projet politique est un projet qui s'arrêtera à la stratégie nationale ou régionale ? Parce qu'au Mali, on aime bien le FLA parce qu'il veut juste couper le pays en deux et prendre son bout.

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Et puis on voit bien que dans la zone des trois frontières, il y a une activité commune de ces terroristes et qu'ils ne vont pas être arrêtés par une ligne frontalière.

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Et puis en plus on peut se dire que si l'armée malienne, par exemple, en fuit et défaite, des bouts de cette armée pourront s'éparpiller alors, y compris dans les pays voisins. Tout cela, c'est... – Non, ce n'est pas là.

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– Non, je veux dire, quand on fait de la stratégie, il faut aller très loin. Si la logique des personnes pour lesquelles on a une forme de complaisance coupable va jusqu'à son terme, qu'est-ce que nous on deviendra ? Il faut se poser cette question. Il fallait se poser cette question depuis longtemps. Depuis longtemps, il fallait se dire que l'adversaire ultime,

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ce sont finalement les mouvements, pas seulement djihadistes, mais tous les mouvements qui veulent détricoter les nations africaines, car le mouvement vers lequel l'Afrique doit aller, c'est l'intéUnion africaine, mais pas du tout des rabots comme ce que proposent les séparatistes au Règne ou ce qu'on a proposé au Sud-Soudan pour le grand désespoir du Soudan ou bien l'Erythrée.

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On voit à chaque fois qu'en Afriqueent, ce n'est jamais l'ordre, c'est toujours le chaos. Et donc qu'ils soient séparatistes, qu'ils soient djihadistes, islamistes, on ne peut pas s'en sortir en plus avec les mouvements identitaires en Afrique. C'est-à-dire l'identité nationale comme l'identité africaine, elle est tellement plurielle que si on commence à dire cette manière, comme on veut, c'est forcément porteur de graves dangers. Bien sûr. Personne ne peut imaginer que ça peut se passer comme ça. On peut se dire qu'en Syrie et même, non, parce que là-bas il y a des chrétiens, il

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y a des Druze, etc. Je veux dire, c'est à contre-courant de l'histoire en réalité. L'Afghanistan n'est pas un modèle politique. Thiam Bel, est-ce que la cause antiterroriste rend de plus en plus ridicule l'affrontement

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et les distinctions entre l'AES et la CDAO ? Je suis plus que convaincu que la lutte contre le terrorisme n'a pas de frontières. On a intérêt à lutter efficacement. L'AES a donné l'exemple en s'unissant autour de ce projet-là, en montant un état-major plus ou moins opérationnel, je crois que nous avions tous intérêt, y compris la CDAO, la communauté internationale,

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tous avons intérêt à ce que le territoire jugule hors du Sahel, du Sahel central, du Sahel, parce qu'il est appelé à par rapport à l'armée malienne. Et je fais confiance complètement à l'armée malienne, à nos opinions, à nos États, à l'alliance des États du Sahel. Si elle est bien sûr aidée, accompagnée et soutenue, elle pourra venir avec des partenaires stratégiques sincères,

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venir au bout du terrorisme tel que la Russie l'assiste, l'accompagne, en tout cas plus ou moins. – Oui mais, j'insiste quand même, si on a encore un peu de temps, sur la stratégie de ces puissances, quand on regarde la Russie, la Russie, en Libye, le jeu de la Russie, c'est contre l'intégrité territoriale de la Libye. – Ça était le cas de la Libye, oui. – Donc ça veut dire que ce n'est pas forcément les alliés de l'intégrité territoriale des pays africains, puisque la Russie joue le jeu du Daftar.

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– Ça c'est le cas de la Libye, les richesses de la Libye ne sont pas les richesses du Mali. – Il y a quand même beaucoup de richesses au Mali, il y a des richesses au Mali, et puis je pense que quelque part, on voit bien que Alger s'est réconcilié avec Niamey et a engagé des mouvements auprès de Ouaga. Et c'est Bamako qui continue jusqu'ici de tenir une ligne très dure vis-à-vis de l'Algérie.

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– Non, non, la divergence sur le Sahara occidental ce n'est pas une vraie divergence. – Non, non, je ne vois pas ça. – Le Mali, c'est par réaction qu'il remet en cause finalement une diplomatie vieille de plusieurs décennies. – C'est une portée politique. – Oui, bien sûr, mais c'est un acte belliqueux,

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puisque les Maliens ne croient pas à la localité du Sahara occidental. – Pourquoi ? La vocalité, l'agression de notre drone. Ils ont quand même arrêté ce drone-là. – Je suis en train de dire que c'est aussi l'entretien d'une belligérance. Il faut peut-être parler… – On n'est pas d'accord, il faut pas d'accord, ça j'en conviens. Ils habitent aussi des terroristes qui sont poursuivis sur l'application de l'accord alors qu'on est sortis de l'accord depuis 2015.

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On ne peut pas nous dicter la situation.

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– En revanche, quand on voit par exemple qu'il y a l'oléoduc transsaharien, quand on voit les grands projets qui doivent relier le Nigeria et l'Algérie, des projets… quand on voit aussi la Russie et l'Algérie qui ont signé un accord militaire au bout duquel l'Algérie va acheter beaucoup d'armes des militants à la Russie, il faut faire attention. Et in fine, il faut peut-être se dire qu'au-delà des partenaires internationaux,

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ceux qui doivent défendre le Mali ce sont bien les Maliens. Alors que va-t-il se passer maintenant ? On sent toujours un peu de tension. Quel scénario pour la suite ? Est-ce que l'état malien est en position aujourd'hui de reprendre totalement le contrôle ? Est-ce qu'il faudra compter sur cette force unifiée ? On le rappelle toujours, cette force unifiée de l'AES. Il y a des informations qui faisaient état d'une montée

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en puissance, cette force unifiée qui pourrait passer à 15 000 hommes, ce qui est quand même considérable. Est-ce qu'il faut justement mettre l'accent sur la capacité propre de l'AES à se défendre face à ce genre d'attaque ? C'est l'objectif, je reste persuadé et je fais complètement confiance à l'armée malienne par rapport à son équipement, son niveau de formation évolué et sur le terrain au patriotisme de ses militaires, de ses combattants là qui l'ont prouvé depuis 2012 et c'est tout. Je reste convaincu que l'appui nécessaire, utile, sera d'abord du côté des forces de l'AIS qui monte en puissance. Il y a des défis

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certes aux trois frontières, avec le Libyco-Goubman, les défis sécuritaires à régler là-bas, les IGS qu'il faut continuer à combattre mais aussi aider chacun des pays selon les besoins à découvrir son intégrité, à défendre et à l'appuyer comme cela est nécessaire. Je reste persuadé, mais aussi de par le monde, parce qu'aujourd'hui on a un monde multipolaire, on a des partenaires techniques et stratégiques

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qui peuvent aider et appuyer, avec qui on est en collaboration. Le Mali s'est ouvert à ça, c'est sa triptitude à laquelle il veut vraiment souscrire, et tout partenaire qui veut aider, qui veut avancer, on prend l'âne avec, on aide pour revenir dans le giron, pour se battre. Le Mali reviendra, Akidal, le Mali éternel vivra et viendra. – Il faut craindre une montée en tension, Théophile, ou il va y avoir une forme d'accalmie maintenant que ce week-end tragique qui est passé. Non, je ne pense pas qu'il y aurait une alchalmie. Comment tu veux qu'il y ait une alchalmie alors que tout le monde désire la même chose

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et que les fils du dialogue semblent coupés ? En tout cas, je m'interroge sur la durabilité de la conjonction, de la coordination entre FLA et Genève.

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Parce que maintenant que Kidal a été pris, qui va administrer la ville ? Et puis jusqu'à quand est-ce que ce contrôle va être maintenu ? Parce qu'on imagine bien que l'armée malienne va essayer une contre-offensive.

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En plus, c'est 5 km de Kidal.

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Oui, bien entendu, bien entendu. Bon, maintenant, je pense que quand même, pour que l'armée malienne aille jusqu'au bout de ce qu'elle peut faire, il faut passer le stade d'assidération, il faut aussi voir ce que les Russes ont décidé de faire, il faut quand même un peu observer. Mais déjà, la cohérence entre les différentes forces qui se sont coalisées contre l'État malien,

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ça reste à observer. – Merci beaucoup, merci Théophile Cuamo, journaliste de Décrypter l'Afrique, et Thiam Bel Ghimbahara, journaliste et directeur de publication du média La Voix du Mali. Merci à vous d'avoir regardé cette édition de Décrypter l'Afrique. On continue bien sûr de suivre avec beaucoup d'attention la situation au Mali et à retrouver

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dans nos futures éditions. dans nos futures éditions.

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On se retrouve prochainement pour de nouveaux décryptages de l'actualité africaine.

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