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Poignardée, la victime meurt menottée par la police

Charlotte d'Ornellas56 views
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Actuellement, donc je le disais, le procès d'un meurtrier, Charlotte Dornelas en Grande-Bretagne, qui n'intéresse personne en France, mais on va s'y intéresser.Il n'intéresse personne en France alors même que la victime de 18 ans est morte menottée après avoir été poignardée d'étonne-t-on.

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Vous avez raison.Vous avez dit précédemment que ça faisait beaucoup parler, donc c'est assez paradoxal.Ça n'intéresse pas dans le débat public et ceux qui organisent le débat public, mais ça intéresse, en tout cas, ça fait réagir beaucoup de Français.À l'inverse, c'est un fossé que l'on connaît bien, mais qui explique cette apparente contradiction.Il est évident au préalable que l'actualité internationale et même les drames qui se passent à l'étranger ne peuvent pas tous être traités en France.C'est une évidence.

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Mais il est évident aussi que certains faits le sont, parfois ad nauseam, avec des parallèles abusifs.On se souvient évidemment de George Floyd.Traiter l'information et la mort de George Floyd, évidemment, pourquoi pas, pousser le comment dire le traitement jusqu'à expliquer ce qui est arrivé là-bas arrive de la même manière en France était clairement abusif.Mais ces faits ne sont traités que lorsqu'ils servent un récit particulier.Mathieu nous dirait un récit diversificateur.L'inverse n'arrive jamais.

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Hors l'histoire de ce jeune étudiant qu'on voit à l'image, qui s'appelle donc Henry Novak, illustre malheureusement l'inverse.Alors moi j'ai vu qu'elle avait été traitée sur boulevard Voltaire.Si initialement c'est boulevard Voltaire qui a repéré, mais en tout cas je l'ai vu là.Et cette cette information, cette ce procès peut être instructif.Ce jeune homme, il est mort dans la nuit du 3 décembre 2023 à 2025 après avoir été poignardé à plusieurs reprises.Et le procès est instructif.

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Pourquoi ?Parce qu'on y apprend qu'on y apprend que son meurtrier, qui est un jeune cik de la religion cik de 23 ans, l'a attaqué avec une lame cérémonielle cik.Vous allez voir pourquoi sa son importance, qui faisait 20 centimètres qu'il avait sur lui, en plus d'un petit couteau qu'il portait autour du cou.Ce jeune homme, lui, nie les faits devant le tribunal. devant le tribunal.et continue à invoquer la légitime défense devant le tribunal.Pourquoi ?

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Parce que c'est ce qu'il a fait le soir où il a poignardé sa victime.Il l'a immédiatement accusé, notamment auprès des policiers qui arrivaient sur place, d'être ivre d'abord et d'avoir été raciste à son endroit.Résultat, ce jeune homme qui était en train de mourir, quatre coups de couteau d'une lame de 20 centimètres, n'a pas eu simplement des soins.Il a eu des soins tardivement parce que préalablement, les policiers l'ont menotté, transformé en agresseur par le récit évidemment de son meurtrier, sans autre interrogation.C'est ce qu'a déclaré le procureur devant le tribunal.Je le cite : "Au lieu de chercher de l'aide pour l'homme qui l'avait blessé avec son couteau de grande taille, il l'a accusé d'être raciste et ivre.

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Et la police l'a cru sur parole, sans doute.Alors, en raison de la situation, parce que la victime lui-même était en train d'essayer de fuir, c'est les voisins qui ont expliqué qu'il essayait d'escalader avec une poubelle un mur alors qu'il était en train de saigner.Les voisins eux-mêmes ont dit qu'il y avait une trace de sang derrière lui, donc il saignait probablement très largement, donc il essayait de fuir dans la panique.Donc peut-être que ça a joué sur l'intervention des policiers, mais c'est surtout parce que, et on le sait, Gabriel évoquait à l'instant les grooming gangs ou pendant des années les intervenants sociaux, les policiers, même certains magistrats n'ont pas osé s'intéresser donc à ces gangs qui violent des toutes jeunes filles par peur.Et c'est ce qu'ils ont déclaré devant les tribunaux eux-mêmes par peur d'être accusés de racisme.Il ne fallait pas être le premier à mettre le doigt sur ces horreurs parce que par peur de l'accusation de racisme.

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Là, on ne peut pas imaginer que cette question n'entre pas en compte évidemment dans l'intervention de la police alors qu'encore une fois le meurtrier accuse la victime d'avoir été raciste à son endroit.

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Mais que révèle Charlotte Dornelas, le procès sur ce qu'il s'est passé ?Répondait-il vraiment à des provocations racistes ?

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Alors c'est vrai que c'est une question qui a été posée en général par ceux-là-mêmes qui expliquent que l'autodéfense n'est jamais une solution.Et là, apparemment. jamais une solution. Et là, apparemment.ça pourrait expliquer je ne sais pas très bien pourquoi cette question est aussi insistante notamment dans la presse anglaise parce que évidemment on pourrait se poser la question dans une situation où il y a une bagarre une mort accidentelle au sein d'une bagarre comment la bagarre a commencé vous voyez c'est des questions qui peuvent se poser en l'occurrence sortir une lame de 20 centimètres et s'acharner ainsi sur un jeune homme dans la rue sans bagarre préalable sans autres personnes qui sont présentes je vois pas très bien ce que le propos le plus odieux du monde pourrait justifier dans cette situation on parle d'une altercation non non on parle justement non non enfin lui initialement explique qu'il y a eu des propos racistes donc il s'est défendu par rapport à ce jeune homme mais mais il n'y a pas l'histoire de la rixe il n'y a pas d'autres personnes qui sont présentes et les voisins expliquent avoir entendu seulement la victime crier je vais mourir je vais mourir au moment où elle tentait d'échapper à son agresseur et par ailleurs en effet le propos le plus odieux du monde s'il reste un propos à ce ne justifie en rien évidemment quatre coups d'une lame de 20 centimètres dans un pays un minimum civilisé il faut le rappeler mais pour répondre à votre question c'est évidemment ce qu'on crut sur parole donc les policiers sauf que le procès semble révéler une succession de mensonges du côté de l'agresseur d'abord selon l'accusation je cite le procureur une vidéo retrouvée sur le téléphone de la victime que détenait l'agresseur donc le téléphone de la victime a été retrouvé dans la poche du meurtrier montre Vicrom Diguwa donc c'est le nom de l'agresseur disant je suis un homme mauvais parce que sa victime lui disait mais tu es un homme mauvais tu es un homme mauvais donc après les coups de couteau il répond je suis un homme mauvais et l'enregistrement s'interrompt mais l'enregistrement commence au moment où ils se rencontrent or on ne voit pas ni d'accusation ni de bagarre ni de tentative de rixe ou ce genre de mots que l'on entend régulièrement par ailleurs sa mère la mère de l'agresseur cette qui a 53 ans est également jugée en ce moment à ses côtés pour complicité ses côtés pour complicitéUne vidéo la montre récupérant le couteau sur la scène du crime pour le dissimuler au domicile familial, parmi un arsenal d'armes qui a été trouvé pendant les perquisitions.Et ce couteau a été retrouvé.Non seulement il a été retrouvé chez eux, parce que la mère nie également l'avoir fait.

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Non seulement le couteau a été retrouvé chez eux, mais l'analyse de la lame révèle du sang et des tissus adipos de la victime, ainsi que les cheveux de son agresseur et l'ADN de sa mère qui est sur le fourreau de ce couteau.Et enfin, l'autopsie de la victime révèle qu'il n'avait pas bu d'alcool au-delà de la limite admise pour la conduite.En l'occurrence, il n'était pas en train de conduire, mais la limite admise pour la conduite signifie que s'il l'avait pas dépassé, il était clairement pas ivre, comme le décrivait encore une fois son agresseur.Et petit détail pour les adeptes du multiculturalisme jusque dans les lois : cet homme, l'agresseur, contrairement à sa victime, avait le droit de porter un couteau dans la rue en Grande-Bretagne parce que c'est autorisé uniquement pour raisons religieuses.Or, il se trouve, et c'est pour ça que je vous disais que le couteau était un couteau cérémoniel, c'est que la loi de ce pays qui a une loi multiculturelle, c'est-à-dire qui s'adapte aux différentes cultures présentes, permet à l'un de porter un couteau, à l'autre, il lui interdit.Je dis ça pour signifier ce que ça peut provoquer, on va dire, dans la vie.

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Je précise à toute fin utile qu'il y a des endroits dans le monde et même parfois en France où tout le monde a un couteau et où personne ne s'entretue.Le couteau ne tue pas lui-même les gens, mais il se trouve, en l'occurrence, que certaines personnes ont le droit de le porter et d'autres non en Grande-Bretagne pour des raisons religieuses.

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Est-ce qu'il est sérieux de dresser la moindre conclusion à partir de cette affaire particulière ?

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Il est évident qu'il faut le faire avec prudence et je citais tout à l'heure un exemple qui a été fait sans aucune prudence, sans aucune, sans aucune nuance et sans aucun discernement.Et il est évident aussi que chaque histoire mérite est évident aussi que chaque histoire méritele travail minutieux, particulier et sans préjugés, sans toute l'histoire préalable de la justice.Elle s'intéresse à un cas en particulier et elle discerne sur ce cas.Mais on peut remarquer que c'est précisément un préjugé qui a poussé les policiers à passer les menottes à la victime plutôt qu'à son agresseur, croyant sur parole l'agresseur dans le récit qu'il faisait de la scène qu'ils avaient sous les yeux.Ou pire encore, parce qu'un préjugé, un préjugé, il peut être tiré de l'expérience.

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Nous avons tous des préjugés.Je sais qu'on se bat toute la journée contre les préjugés, mais on en a tous.En général, on les apprend au fil du temps.Vous savez, quand on dit à un enfant, bon bah laisse-le se brûler, quand il veut mettre la main sur le four et qu'on lui dit, bon laisse-le se brûler une fois, il ne le refera plus.En général, ça marche.C'est un préjugé, c'est l'expérience qui dit, ah oui non c'est vrai, le four c'est chaud, je ne vais pas remettre la main dessus.

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Là en l'occurrence, ça pourrait être pire qu'un préjugé, c'est-à-dire un prérequis idéologique qui ne correspond pas à une expérience, mais a eu un ordre idéologique, a une manière, une dogma idéologique, une manière de penser obligatoire.L'accusation de racisme ne souffre aucune interrogation, même quand il y a une scène extrêmement floue et qui mériterait l'interrogation des policiers.Plus largement, celui qui peut être une victime du racisme, selon la définition admise, vous savez que tous les êtres humains, selon la définition de la dogma précisément, ne peuvent pas être victimes de racisme de la même manière.Donc si la personne peut être victime de racisme, c'est le cas de ce jeune homme qui est donc cieque.Eh bien, ne peut être remise en cause le récit qu'il fait de ce qui lui arrive sans que la suspicion de racisme cette fois-ci ne s'impose.C'est peut-être la crainte qui a alimenté évidemment le policier.

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Or, ce comportement peut alimenter un le mensonge.Cet homme a immédiatement dit, j'ai été victime de racisme, ce qui était une manière d'excuser son geste ou pousser l'aveuglement jusqu'à excuser ou relativiser ce qui ne doit pas l'être.Le lien qu'il est possible de faire avec notre propre aveuglement, c'est l'incapacité que nous avons à voir que. que nous avons à voir que.derrière notre invention sémantique du vivre ensemble.Je dis invention sémantique parce que quand Marc était petit, personne ne parlait de vivre ensemble et les gens pourtant vivaient ensemble.L'invention sémantique du vivre ensemble.

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Le repère dans le temps historique.Voilà.Comment, Fergane ?En 50 ans après Marc.

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50 ans après Marc.On a inventé le mot.Vous avez bien fait de venir.

10:09

Bienvenue, Fergane.

10:10

Et on a inventé le mot précisément parce que celui-ci est de plus en plus compliqué, conflictuel et parfois mortel, précisément sur le terrain culturel.Alors ce n'est pas par plaisir qu'il faut le noter.Un personne le fait par plaisir, pas dans la manifestation de samedi ni dans cette chronique ce soir, mais parce que pour traiter le problème, il faut d'abord l'identifier plutôt que de laisser les victimes disparaître dans l'indifférence, pour ne surtout pas faire le jeu de qui que ce soit.Et c'est ce qui est évidemment difficile, c'est que là, en l'occurrence, peut-être ne fait-on pas le jeu de qui que ce soit, mais certainement pas celui de la vie des victimes qui s'accumulent au fil du temps en Angleterre comme en France.

10:46

Merci. en France. Merci.

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