Sauvetage de Chambord : l’aide du Puy du Fou refusée
Charlotte Donnelan, c'est un sujet a beaucoup fait parler.La presse rapporte que l'État a refusé l'aide du Puy du Fou pour venir en aide au château de Chambord, près de Blois, classé à l'UNESCO, qui recherche pourtant magnifique effectivement et qui recherche pourtant désespérément des fonds pour sauver son aile François Ier.Le château est-il prisonnier des guerres idéologiques ?
C'est vrai que c'est pas la première fois qu'on entend parler de Chambord et de polémique sur fond historique.Alors le contexte là en l'occurrence, c'est le château de Chambord en effet qui recherche désespérément de l'argent pour être sauvé de l'effondrement de certaines de ses parties ou en tout cas de l'érosion certaines de ses parties, notamment de l'aile vous le disiez François Ier.En 2023 déjà donc ça fait six ans maintenant la Cour des comptes alertée, elle parlait d'un état préoccupant de certaines parties de ce château et en avril donc il y a quelques jours Pierre Dubreuil qui est le directeur du domaine relanceait un appel à nouveau dans le monde.Il avait déjà fait appel aux donateurs, il avait alerté l'État évidemment qui est propriétaire du château, il avait fait appel à des donateurs privés petits gros en essayant de mobiliser le plus de gens possible pour sauver Chambord.Il avait déjà à l'époque exposé ses ambitions au-delà de la restauration des pierres avec notamment la volonté de remettre François Ier au cœur du parcours de visite, disant on va attirer les gens aussi en adossant on va dire Chambord sur sur une figure et d'interroger notre siècle aussi à la lumière de ce qui s'est passé pendant la Renaissance.Bref l'occasion a été parfaite pour que la guerre culturelle s'invite dans les lieux.
Alors l'an dernier on avait déjà entendu parler de Chambord, on entend souvent parler de Chambord, moi je vais pas très loin et je conseille à tous les gens qui ne connaissent pas d'aller voir par ailleurs.Mais l'historien Patrick Boucheron, un des artisans de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, un historien qui avait écrit l'Histoire mondiale de la France et le metteur en scène Mohamed El Khatim qui a non seulement grandi à Main sur Loire dans la sublime petite ville de Main sur Loire mais qui a fait a faitses études dans l'incroyable ville d'Orléans.Donc décidément.Alors ils avaient approché le domaine de Chambord pour lui proposer une idée de spectacle historique sur les Renaissance, les France, les Renaissance, les histoires.Bon.
Alors ce projet avait été accepté dans un premier temps.On s'était dit bon, on va mettre en scène, enfin on va faire un spectacle historique et populaire, se promettait-il d'être à Chambord.Ça va attirer du monde.C'est exactement ce qu'il faut à Chambord.Mais le projet avait finalement été rejeté à mesure qu'il se précisait.Les deux avaient notamment parlé dans une grande enquête du Monde précisément sur la guerre culturelle.
Et pourquoi est-ce qu'il avait été refusé ?Parce que le directeur de Chambord avait refusé que la programmation du château soit, je cite, l'otage d'un discours militant et d'une vision émiplégique de l'histoire.Et ces auteurs, en effet, s'en étaient donnés à cœur joie et de manière assez transparente pour revendiquer une offensive.Ils avaient expliqué à l'époque que, notamment par le biais de ce spectacle, ils voulaient contrer le Puy du Fou.Vous savez, Patrick Boucheron a une petite obsession Puy du Fou depuis quelques années et qu'il voulait le contrer.Il revendique la guerre culturelle à gauche.
Il la revendique comme telle.Et donc le directeur avait voulu s'extraire, on va dire, de ce débat.Et accessoirement.
Toujours intéressant au passage de voir comment à gauche ils ont le droit d'avoir des projets contre.
Absolument.Et accessoirement, le spectacle devait coûter deux millions d'euros, mais ces auteurs promettaient l'équilibre dans ce spectacle, mais l'équilibre avec un investissement initial de deux millions d'euros de l'État, donc.Et cette fois-ci, c'est Nicolas de Villiers, donc le patron du Puy du Fou cette fois-ci, qui propose autre chose, un autre projet devant l'appel désespéré, enfin désespéré, en tout cas du directeur du domaine de Chambord.Il revendique un savoir-faire sur un château de la même époque, le château du Puy du Fou, historiquement moins important avec une histoire moins flamboyante, un château moins flamboyant avec une histoire moins importante.Je ne fais pas offense au Puy du Fou en le rappelant, qui fait pourtant venir plus de trois millions de visiteurs. de trois millions de visiteurs.par an, contre à Chambord, qui embauche des milliers de gens, qui génère 300 millions d'euros de chiffre d'affaires, ce qui permet un investissement annuel de plusieurs dizaines de millions d'euros.
Et donc, pourquoi pas un modèle pérenne ?Le modèle est pérenne au Puy du Fou, il pourrait le devenir à Chambord, et pourquoi pas dans d'autres lieux comme ça de patrimoine.Alors, il imaginait, il proposait au domaine de Chambord une délégation de services publics, c'est-à-dire Chambord appartient toujours à l'État, évidemment pas au Puy du Fou ni à personne d'autre.Il appartient à l'État, mais il y a une sorte de délégation de services publics, ce que l'État fait très allègrement sur le terrain régional.Je note, on parle beaucoup de la délégation de services publics qui est faite, par exemple, dans la gestion de l'immigration.Bon, là, ce serait pour la gestion du patrimoine que l'État de fait est incapable d'assumer désormais.
Bref, le Puy du Fou ne proposait pas un don, il ne proposait pas non plus un spectacle subventionné par l'État, mais un modèle, et accessoirement, sans aucun argent public.Alors le directeur, alors là c'est Nicolas Vidier qui raconte.Le directeur était plutôt intéressé, mais précise que ça ne dépend pas de lui et remonte donc au ministère de la Culture, qui initialement se dit intéressé par l'idée, mais doit l'affaire valider.Et huit jours plus tard, le ministère prétexte finalement un manque de temps d'ici à la présidentielle pour accepter cette proposition et précise par ailleurs à Nicolas Vidier qui s'inquiète de l'avenir de Chambord que finalement l'argent a été débloqué.Et Nicolas Vidier, non sans humour, de demander par quel miracle un coup de fil du patron du Puy du Fou débloque les 27 millions d'euros qu'il fallait à Chambord.
Pourquoi parlez-vous de prétexte ?Faut-il y voir un rejet idéologique ?
Alors là, je passe à l'analyse libre des informations des uns et des autres, mais on voit pas très bien, honnêtement, j'ai cherché tout l'après-midi, qu'est-ce que le manque de temps d'ici à la présidentielle change à l'affaire.C'est-à-dire au pire, il y a un manque de temps, c'est pas grave, on continuera après.Le Monde ne va pas s'arrêter.Il est évident qu'à un an des présidentielles, l'État, en l'occurrence, un an des présidentielles, l'État, en l'occurrence,ne veut pas avoir à frayer avec le Puy du Fou, qui a été présenté comme le repoussoir absolu, comme le contremodèle par Patrick Boucheron, par Patrick Boucheron, pardon, à qui un la cérémonie des Jeux Olympiques était quand même une cérémonie étatique cette avait été confiée, qui projetait la France dans le monde entier.C'est à lui qu'on l'avait confié.
Or, il présente lui-même le Puy du Fou comme le contremodèle absolu et par ailleurs, qui avait vu son propre projet pour Chambord refusé.C'était difficile.Et d'ailleurs, je fais une parenthèse qui a pas grand-chose à voir avec notre sujet sur le fond, mais quand même, que ce soit par manque de temps ou par crainte des conséquences éventuelles d'un partenariat entre le public et le privé avec le Puy du Fou, c'est assez ahurissant de voir un tel blocage à un an de la fin d'un mandat qui déjà ne dure que cinq ans.Donc, c'est-à-dire que si pendant un an on peut plus rien faire, soit parce qu'on manque de temps au préalable, soit parce qu'on a peur des conséquences politiques par ailleurs pour un président de la République qui ne se représente pas.Bon, c'est un autre sujet, mais je ne peux pas m'empêcher de le remarquer.Bref, la seule différence avec le projet dont je vous parlais tout à l'heure et qui avait été refusé, c'est que cette fois-ci, personne n'a attendu de voir ce que proposait dans le détail le Puy du Fou, ni cherché à écouter ce qu'il avait à proposer sur le modèle lui-même, pas forcément sur le fond, ni même à tenter de négocier un droit de regard sur le fond des spectacles qu'aurait pu être proposé à Chambord.
Il aurait très bien pu dire, ben écoutez, le modèle nous intéresse.Factuellement, le modèle fonctionne.Le modèle nous intéresse et on va discuter ensemble de ce que l'on met ou pas dans les spectacles.Le seul nom du Puy du Fou a suffi, malgré des réussites qui sont objectivement admirables sur le terrain entrepreneurial et qui pourraient sauver évidemment nombre de joyaux patrimoniaux et Chambord en particulier, précisément parce que le parc.Et je précise là également que le parc du Puy du Fou a été élu deux fois meilleur parc du monde, contrairement aux controverses générées, c'est factuel, mondialement, par quelques scènes de la. mondialement, par quelques scènes de la.cérémonie des Jeux Olympiques.
Donc, je note que ceux qui voulaient faire ce projet, donc Patrick Boucheron et pardon, je retrouve le nom Mohamed Al-Khatib, qui voulaient faire ce projet, expliquent qu'ils veulent faire contre le Puy du Fou parce qu'ils veulent réunir.Je note que factuellement, ce n'est pas le cas.Factuellement, ils génèrent des polémiques, notamment parce qu'il y a des gens qui ont dit c'était peut-être pas la peine de nous insulter, en l'occurrence les chrétiens, de nous insulter et le blasphème n'est pas exactement une revendication d'État normalement.Je referme la parenthèse.Donc, en effet, eux n'ont pas, eux ont reçu deux fois la récompense d'être le meilleur parc du monde et pardon, parce que le Puy du Fou, voilà, je reprends le fil, est devenu une référence en raison de son succès populaire cette fois-ci, mais surtout en raison de sa conception de l'histoire.Évidemment, le succès inquiète parce que la conception de l'histoire du Puy du Fou est évidemment indigeste pour nos historiens, Patrick Boucheron et ses amis.
Alors, vous dites sa conception d'histoire, c'est-à-dire quel est le fond de la bataille culturelle que chacun décrit, revendique ou redoute au cours du Puy du Fou ?Est-ce que c'est pas l'histoire tout court ?
Alors, l'avantage, c'est comme vous le disiez tout à l'heure, c'est qu'il y a une certaine transparence dans les revendications du côté de Patrick Boucheron.On peut lui reconnaître ça et la volonté, d'ailleurs, non pas juste de taper sur le Puy du Fou, mais d'essayer de proposer autre chose.Déjà, ça nous change.Bon, alors Patrick Boucheron avait expliqué au Monde, décidément, son offensive.Alors, je recommande à tout le monde l'enquête du Monde sur la guerre culturelle parce qu'alors là, vraiment, c'est vous avez tout le détail de leurs revendications.Il se cache de rien.
Il avait expliqué que son offensive était clairement pour contrer le succès du Puy du Fou.Donc, comme ça, au moins, voilà.Il refuse que, je cite, le récit national soit nationaliste.J'aurais aimé avoir la définition de nationaliste dans les circonstances et veut représenter, je le cite encore, un récit national à travers les tableaux du. à travers les tableaux du.histoire mondiale de la France.Donc il ne faut pas qu'elle soit nationaliste.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeDonc l'échelle nationale d'un récit national, ça ne va pas.Il faut que l'histoire soit mondiale.Le récit national donc soit mondial.C'est original comme conception.Après tout, pourquoi pas ?Mais bon, c'est original.
Mais le tout, ça ne marche que si c'est subventionné.C'est le petit détail.Voilà.Alors le Puy du Fou assume d'offrir un légendaire à ses visiteurs.Le Puy du Fou, le registre du Puy du Fou, c'est le légendaire, c'est l'émotion.Et ils assument un roman commun.
D'ailleurs, le directeur de Chambord disait que un comment dire, un monument comme ça, historique, appartient à l'État.Préfère le récit au roman.Là, c'est un débat qu'on peut avoir.En effet, dans un spectacle, c'est beaucoup plus romancé.Mais pourquoi est-ce que le Puy du Fou assume ça ?Parce qu'ils assument de dire que le roman commun génère des émotions communes et que donc ça fait de l'histoire un héritage qui provoque du commun jusqu'à aujourd'hui pour qu'il y ait une trame, on va dire, au fil des siècles.
Ces détracteurs, eux, eux, pardon, veulent prendre l'histoire comme un écrin.Je me souviens de la phrase de Gabriel qui m'avait marquée au sujet de l'art contemporain.Mais c'est vrai aussi de cette histoire, l'histoire, la longue histoire, la grande histoire, doit être un écrin qui sert à imposer l'inclusion de toutes les minorités.Le terme revient.Je rigole pas toutes les dix lignes.Il faut inclure les minorités.
La cérémonie des JO a été réussie parce qu'elle incluait les minorités.L'histoire n'est plus un héritage, mais éventuellement un point de départ, à condition qu'on ne l'ait pas déconstruit.Donc l'idée, nous sommes le point de départ finalement de l'histoire que nous allons construire.Tout ce qui est dans le passé, donc on se demande pourquoi Chambord les intéresse, si ce n'est précisément pour déconstruire.Donc il y a des visions de l'histoire absolument antinomiques et des visions de la culture, par définition, qui en découlent.Patrick Boucheron revendiquait d'avoir pour défi, je cite, la politisation de l'art humaniste.
Donc il revendique lui la politisation de l'art.Ça dérange personne.Je note. note.Bon, il veut gagner la bataille culturelle, je cite encore, à gauche, et c'est dans cette optique qu'il crée pour Chambord.Donc il y avait une politisation assumée de son projet pour Chambord, ce qui n'est pas le cas du Puy du Fou, qui jusqu'à preuve du contraire ne proposait qu'un modèle.Jusqu'à maintenant, on aurait pu en débattre plus tard du projet, mais factuellement, il n'était pas politisé, c'était un modèle entrepreneurial en l'occurrence.
Et d'ailleurs, le Monde rappelait que c'est un modèle.
Et le Monde ne fait pas semblant non plus.Le journal Le Monde, cette fois-ci, il écrit, je cite, que la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques fut une incontestable victoire idéologique.Voilà.Et Le Monde, toujours, le journaliste s'inquiétait en ces termes qu'après, je cite, qu'après des années de domination culturelle de la gauche, les répliques esthétiques humanistes.Par contre, il faut prendre un Doliprane avant de lire la conception de la culture.Mais bon, les répliques esthétiques humanistes sont fortement concurrencées par des représentations nationalistes.
Donc Le Monde lui-même, au terme de son enquête sur la guerre culturelle, explique qu'après des années de domination culturelle de la gauche, il y avait bien des raisons de s'inquiéter du Puy du Fou.Bon, donc des années de domination, et bien les répliques esthétiques humanistes, c'est-à-dire la domination culturelle de la gauche, est désormais concurrencée.Quelle horreur !Avec une petite différence de taille, et j'insiste à nouveau, la première survit d'argent public, la seconde vit de son succès factuellement populaire, quoi qu'on en pense, et le modèle semble donc plus pérenne dans un pays qui cherche partout les dizaines d'euros, donc les millions, à fortiori. millions, à fortiori.
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