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Sénégal: Diomaye bientôt destitué ?

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Pour regarder New York Info, merci de nous rejoindre pour le plateau de l'invité.Le Sénégal connaît un nouveau tournant politique avec la nomination, ce 25 mai 2026, d'Amadou Al Aminou Lô au poste de premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye.Cette décision intervient après la rupture avec l'ancien premier ministre Ousmane Sonko, se fond de tensions et de divergences dans la gestion du pays.Une nomination donc qui pourrait redéfinir l'équilibre politique au Sénégal, alors que l'ancien premier ministre Ousmane Sonko vient lui, à son tour, d'être nommé ou sinon élu plutôt président de l'Assemblée nationale ce mardi par ses collègues députés.On décrypte cette actualité avec notre invité Luc Abaki.Merci de nous rejoindre.

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Bonjour Charlotte, bonjour à tous les téléspectateurs de New York.C'est un plaisir, un privilège d'analyser cette actualité assez brûlante.

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Justement, le Sénégal donc à l'heure du jour de cette émission, de la prématuré à l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko vient d'être élu par ses collègues députés président de l'Assemblée nationale.

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C'est allé très vite et on se rend compte de l'engagement ferme des acteurs politiques, en tout cas de l'exécutif sénégalais, d'agir avec célérité pour résoudre les problèmes du peuple sénégalais.Même si on voit clairement que c'est une guerre qui est instaurée, une guerre de leadership, une guerre de personnalité entre deux complices qui avaient en réalité un parcours similaire parce que tous les deux sont des experts des impôts, ils ont travaillé ensemble dans les syndicats, ils ont créé un syndicat au niveau du service des impôts.Et puis tous les deux quand ils se sont retrouvés sur le chantier politique, ils ont connu les déboires, la prison, etc.Et on se serait aperçucette complicité, cette complémentarité, qui a donc régné entre les deux hommes, notamment Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, devait être capitalisée pour justement optimiser les ressources, en tout cas la gestion des ressources de l'État sénégalais.Malheureusement, malheureusement, en deux ans seulement, il y a des divergences notables qui sont donc apparues au moment où Ousmane Sonko se montre plutôt souverainiste, rattaché à l'agenda politique à partir duquel le peuple sénégalais les a adoubés.

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Malheureusement, le président Diomaye Faye plutôt a amené à marcher sur les œufs, à se faire de nouvelles alliances, à s'attacher aux anciens dinosaures du système qui a été balayé, bien entendu, par le peuple sénégalais.Et donc, dans un tel contexte, évidemment, les deux hommes ne pouvaient plus faire chemin commun au niveau de l'exécutif parce que c'est finalement deux visions différentes, deux stratégies et deux approches différentes.Bien sûr que je pense qu'aujourd'hui, à partir de l'instant où Ousmane Sonko se retrouvait à l'hémicycle et à la tête du perchoir, je pense que c'est la place idéale qu'il lui faut désormais pour contrôler l'action gouvernementale, pour se montrer garant, voilà, de de la révolution tant initiée et soutenue au Sénégal depuis un moment déjà.

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Vous parlez de complicité entre les deux hommes, des camarades de longue date au sein du parti le PASTEF, mais depuis plusieurs mois, les tensions entre eux sont c'est déjà très bien visible.Mais concrètement, quels sont les points de rupture entre eux ?

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Si on doit s'en tenir à ce qui s'est passé le vendredi et qui a été ponctué par la suite par le décret limoger justement, le premier ministre Ousmane Sonko, ce qu'il est allé à une séance.de au Parlement et où il a reproché au président de la République de faire une erreur en ne voulant pas implémenter l'agenda politique concernant les fonds politiques parce que justement ça faisait partie des points essentiels qui avaient été inscrits dans l'agenda politique du du pastif et donc le premier ministre dit clairement qu'il a interpellé à ce propos il y a même écrit sans qu'il y ait eu de suite ah cette question de de de fonds politiques crée la polémique simplement parce que on soupçonne justement les les les chefs des institutions les dirigeants des institutions d'utiliser de façon opaque ces ressources là pour acheter des consciences pour faire des choses qui ne sont pas orthodoxes bien entendu il faut restaurer restaurer la transparence pourquoi parce que les fonds politiques en question ce sont des fonds qui sont générés par le labeur du peuple sénégalais il est normal que lorsque ces sont déployés sur un fond donné qu'un compte rendu puisse être fait à ce peuple là c'est une question de cohérence c'est une question de probité morale et intellectuelle c'est une question de droiture je ne comprends pas pourquoi le président Ousmane Sonko le président Diomande Fayé veut faire merbasse et entretenir un mythe autour de cette question là il s'est aussi prononcé je lui parle d'Ousmane Sonko à la au la à l'émission sur la question des LGBT que les homosexuels etc et il a été extrêmement ferme en démontrant que en fait le aucun sénégalais ne voudra pas de cette pratique dans sur ce territoire parce que précisément en tout cas la civilisation ne l'autorise pas et toute l'histoire culturelle etc ne l'autorise pas et donc à partir de ce moment là je pense que c'était l'épilogue mais avant cela tout le monde sait que dans un premier temps Ousmane Sonko était sorti reproché à à Diomande Fayé le fait de le fait dede de manquer d'autorité et de ne pas agir lorsque il y a des attaques contre la personne justement Sankoh Kéké donc son premier ministre qui est aussi le président de son parti voyez et donc ces reproches là avaient suscité la sortie de Diomafay qui avait minimisé cela pour dire non mais écoutez j'ai pas de problème avec mon premier ministre la collaboration mais alors on a on a constaté que au même moment le président Diomafay était en train de développer un autre agenda en ressuscitant la coalition Diomafay président et en faisant donc de cette coalition là une entité politique sur la sur laquelle il veut s'appuyer pour se faire un espace au niveau de la de l'action politique et donc le problème c'est que il a coopté les anciens dinosaures de de de du régime précédent qui a été je l'ai dit vomi par le peuple une dame comme Amine Taturé qu'il met à la tête donc de cette coalition du coup ça a suscité la désolidarisation du Pastef et donc de Sankoh donc d'un tel projet on comprend que là le président Diomafay se sent presque étouffé si vous voulez par un premier ministre suffisamment puissant suffisamment populaire dans dans les chiquets politiques et on sent que Diomafay est en train de cultiver un nouveau agenda qui lui permettrait si vous voulez d'être candidat à nouveau en 2029 et même éventuellement d'empêcher Ousmane Sankoh de l'être puisque justement il a fallu que Ousmane Sankoh soit recalé pour que la candidature de Diomafay puisse être portée par le Pastef normalement et de tout bon sens on s'attendait à ce que Diomafay soit reconnaissant et qui se dise oui je vais exercer mon mandat mais je sais que je sais quepersonne idéale qu'il faudra pour le Sénégal sera donc le président du PASTEF, Ousmane Sonko, qu'il a d'ailleurs célébré depuis toujours comme étant le candidat naturel du PASTEF, comme étant la personne idéale pour conduire les affaires du pays, etc., etc.Et donc aujourd'hui, curieusement, Ousmane Diomaye Fay pense qu'il y a une personnalisation excessive autour de la personne de Sonko.Mais la question qu'on se pose c'est à quel moment lui, Diomaye Fay, il établit ce constat que les militants du PASTEF semblent faire de Sonko un dieu à la limite.

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À quel moment ?Au moment où lui, il le célébrait comme étant le candidat naturel du PASTEF, comme étant la personne idéale pour conduire les affaires du pays, etc.Et donc aujourd'hui, curieusement, Ousmane Diomaye Fay pense qu'il y a une personnalisation excessive autour de la personne de Sonko.

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À moins de deux ans seulement, le dieu s'est disloqué.Mais Lucas Bakis, selon vous, est-ce qu'on peut parler aujourd'hui d'une guerre de leadership à l'intérieur même du PASTEF entre le pouvoir présidentiel et cette fois le pouvoir populaire incarné par Ousmane Sonko ?

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À l'intérieur du parti, je pense que même si Ousmane Diomaye Fay, le président Diomaye Fay, a des ambitions, des velléités de devenir un leader naturel au sein du PASTEF, ça va être extrêmement compliqué.C'est pour ça donc il se focalise, alors il se concentre sur ses prérogatives en tant que président de la République, ayant donc la gâchette à partir des décrets, etc.Pour dissuader éventuellement Ousmane Sonko.Mais ce monsieur est droit dans ses bottes.Non seulement il est charismatique, populaire et jouit donc d'une empathie naturelle des militants du PASTEF et d'une écrasante majorité de la population sénégalaise, mais encore ce monsieur se montre suffisamment habile et intelligent.Il a développé l'intelligence des situations. situations.

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qui lui permet à chaque fois de trouver la bonne fourmi et la bonne solution aux situations qui se posent, en tout cas auxquelles il fait face.Voyez-vous comment à la suite donc de son éviction nocturne, vous avez vu le message qu'il a sorti, Alhamdulillah.Ce soir, je dormirai en paix à la cité Kerguili.Vous avez vu pourquoi il a il a précisé qu'il dort là-bas ?C'est juste pour alerter le peuple.Il n'a pas demandé au peuple de venir l'accueillir.

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Mais vous avez vu la mobilisation qu'il a eue autour de son domicile à la nuit très tardive.C'est pour dire qu'en fait, quand vous êtes un homme politique, un leader qui a sur ses épaules la vie et le devenir des millions de personnes, vous devez avoir un langage, un langage cohérent, pédagogique, un langage parfois même des mots dits qui disent absolument tout.Donc, en tout état de cause, aujourd'hui, Ousmane Sonko est victime, si vous voulez, de son aura, de sa popularité, de son charisme.Mais ce sont des atouts normalement qui devraient être capitalisés par le sommet de l'État de sorte que il puisse être, si vous voulez, un vrai bouclier autour duquel se construisent beaucoup, beaucoup d'éléments, en tout cas dans l'intérêt du peuple.C'est des galères.Mais malheureusement, on le redoute parce qu'on considère qu'il fait de l'ombre à beaucoup de personnes.

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Aujourd'hui, les gens avec qui justement Ousmane Sonko et Djimane Fay est en train de se coltiner, c'est des gens qui sont coupables de beaucoup d'actes répréhensibles, de beaucoup d'actes, en tout cas, qui doivent être condamnés.Vous vous rappelez les répressions au moment où Ousmane Sonko et Djimane Fay menaient la lutte pour qu'ils puissent avoir la tenance le ministre de l'Intérieur qui était donc l'acteur et le metteur en scène de ces répressions, mais s'attache aujourd'hui à la personne de Djimane Fay, tout comme les anciens premiers ministres, etc., etc., alors que justement sous leur gouvernance leur gouvernanceil s'avère aujourd'hui qu'il y a eu même des dettes qui ont été cachées et qui causent le vrai problème dans la gestion des finances de l'État aujourd'hui.Si le Sénégal fait face à cette crise de dettes avec les institutions internationales, c'est parce que justement il y a eu donc ce naufrage financier qui a été perpétré par le régime Macky Sall et qui a été caché.

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Et donc aujourd'hui, l'économie est plombée.Il va falloir quelqu'un de visionnaire, de charismatique, qui soit courageux pour prendre le taureau par les cornes et pour initier des choses qui permettent de mettre le peuple en confiance, en même temps qu'il accroît les capacités de mobilisation des ressources de l'État.Alors, si le président en exercice aujourd'hui refuse la transparence sur les fonds politiques et sur un certain nombre de choses, s'il refuse d'exécuter l'agenda politique du pastif, qui consiste à demander des renditions de compte, à instaurer la transparence dans la gestion des finances publiques, à faire justice au peuple qui a subi des préjudices, etc., ça veut dire qu'il est dans une logique de trahison et de ce programme politique qu'il apportait dans le fauteuil présidentiel.Et je crois que c'est quand même dramatique.

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Mais au-delà des questions de leadership, cet analyste estime aussi que justement, comme vous en parliez, la question économique s'est aussi liée à la difficulté économique et aux négociations avec le FMI.Mais dans quelle mesure est-ce que l'économie peut expliquer si la rupture entre les deux coéquipiers, les anciens coéquipiers ?

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Dans tous les cas, aujourd'hui, Mamefei a décidé de mettre à la prémature un financier chevronné qui a fait plus de quarante ans.Voilà, au niveau de la banque centrale, de la banque centrale de la Cédéao, de la BCEAO, on comprend alors la ligne qu'il veut adopter, c'est-à-dire être. adopter, c'estàdire être.faire la paix avec les institutions internationales, les rassurer, etc., de sorte qu'il puisse récolter des ressources.Ça veut dire qu'il est prêt à encore composer, à la fois avec le FMI, avec la Banque mondiale, qui ont leurs conditions, c'est-à-dire que lorsqu'ils vous accordent des crédits, ils vous imposent aussi des choix politiques qui ne sont pas forcément en faveur du peuple.Ce qui n'est pas la vision justement de Soumar Sowko.C'était l'une des points de discorde.

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Ah, en fait, dans la vision de Soumar Sowko, c'est qu'en instaurant la transparence et en mettant en confiance les acteurs économiques du Sénégal, il y a une possibilité de créer la mobilisation des ressources endogènes pour faire face justement non seulement à la dette, mais aux défis majeurs qui se présentent au peuple.Mais là, il se trouve que Djomaye fait a besoin de se construire une aura parce qu'il n'a pas un background politique connu.Et donc maintenant, puisqu'il a une ambition personnelle qui est liée donc à un éventuel deuxième mandat, il est obligé de composer d'une certaine manière, ou du moins de se ranger dans une forme de conformisme pour être bien avec la communauté internationale entre guillemets et un certain nombre de tenants du système politique sénégalais qui malheureusement ont créé des préjudices à ce peuple.

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Le nouveau premier ministre du président nommé par le président Djomaye, un ancien ministre secrétaire général du gouvernement, ministre d'État auprès du président de la République, chargé du suivi et du pilotage de l'agenda Sénégal 2025, c'était son dernier poste avant d'être nommé premier ministre.Sur le plan national, selon vous, qu'est-ce que ça traduit le choix de ce ?

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Ruben, Netherlands

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Non, comme je le dis, ça veut dire que bon, Djomaye est en train de nous dire que, franchement, il est attaché à la question économique, à la question des finances, etc., et que bon, il veut un technocrate qui se technocrate qui sene sera pas trop politique, mais qui va se consacrer aux dossiers essentiels liés à la vie, à l'épanouissement et au devenir même du peuple sénégalais.C'est tant mieux si ce premier ministre peut implémenter une telle vision.Mais rassurez-vous d'une chose, on ne peut pas implémenter une telle vision sans un appui politique ferme.C'est-à-dire que le peuple sénégalais a investi sa confiance à un système à un agenda.Et aussi, cet agenda ne peut pas être porté par ceux en qui il a investi cette confiance.

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Il y a un problème.En réalité, la personne de Soumangou Sankoh, c'est une icône dans l'esprit et dans l'imagierie collective du peuple sénégalais.

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Vous parlez d'icône justement.Joma a reproché a déjà reproché à Soumangou Sankoh une personnalisation excessive du personnage par ses militants.Est-ce que ça ne traduit pas ce qui se passe aujourd'hui?Voilà.

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J'en ai parlé à l'instant même.À quel moment lui a-t-il établi ce constat?Parce que Joma Fay, en tant que secrétaire du Pastef, était l'un des grillons même qui célébrait, si vous voulez, Soumangou Sankoh comme étant l'homme providentiel, comme l'homme de la situation, comme celui-là qui devait porter toute la vision du Pastef et donc porter, si vous voulez, le Pastef au pouvoir.Voyez-vous, aujourd'hui, cette chance est donc tombée sur la tête des deux hommes politiques.Malheureusement, ils nous donnent l'impression d'une incapacité de détachement.C'est-à-dire que lorsque vous vous oubliez dans les apparats du pouvoir, lorsque vous prenez le pouvoir comme une fin en soi et vous pensez que parce que chaque matin il y a des turfrères ou des gens qui viennent vous célébrer, vous adouber, vous combler de titirambes, etc.

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Vous devenez un homme providentiel, incontournable, etc.Non.En réalité, le pouvoir c'est un c'est une opportunité qui est donnée à c'est une opportunité qui est donnée àun citoyen de pouvoir montrer de quoi il est capable, sa capacité d'empathie et de service.C'est un sacerdoce en réalité.Mais si déjà après deux ans, le président Dioumafe nous donne le sentiment de ne calculer en réalité que sur, enfin de ne compter que sur sa vision personnelle, son envie personnelle de devenir président, etc.

17:41

Il y a un problème, il y a une faille en ce moment.C'est pour ça que beaucoup d'analyses estiment que Faïz a créé une faille dans la gouvernance de l'État.Mais j'espère que, en tout cas pour le moment, ce n'est pas un drame.Ousmane Sonko s'est trouvé une place idéale à la tête donc du perchoir de l'hémicycle sénégalais.Dioumafe a nommé un nouveau premier ministre.Il va falloir maintenant que l'action gouvernementale puisse se dérouler en lien avec le besoin de parvenir le peuple.

18:12

En suivant le discours à l'instant même de Ousmane Sonko, il a dit qu'il ne va pas utiliser cette majorité, en tout cas l'hémicycle, pour juste saboter l'action gouvernementale par caprice.Mais il va se montrer garant, c'est-à-dire fera en sorte que l'Assemblée nationale puisse être l'institution de régulation et de contrôle de l'action gouvernementale parce qu'il y a un agenda à dérouler, il y a des urgences qu'il faut régler et mettre encore en confiance le peuple sénégalais.

18:38

Mais son retour à l'Assemblée nationale, simple stratégie finalement ?Non, c'était sa place idéale.

18:47

De toute façon, une énergie aussi dense, aussi foudroyante, si concurrente que Ousmane Sonko ne peut pas se replier juste dans une otarie sans activité.Ce serait un gâchis et une perte énorme, non seulement pour le parti Pastef, mais également pour le peuple sénégalais.Il a montré de par son parcours sa résilience, sa capacité d'innovation et d'anticipation sur plusieurs sujets, qu'il a une intelligence réelle. réelle.qui doit être mise au service du du peuple sénégalais et je pense que c'est ce qu'il est en train de faire il a et puis derrière même cette exercice au niveau de l'assemblée nationale va conforter son expérience après avoir occupé le poste de premier ministre pendant deux ans et vous avez vu son parti a salué l'action remarquable qu'il a menée au à la tête du gouvernement pendant deux ans et a encore appelé les militants à la mobilisation pour se montrer garant justement de toute la feuille de toute la feuille de route qui a été établie et qui doit impérativement être déroulée le dirigeant il est au service du peuple il a un devoir de redevabilité et je pense que le président Diomaye ne doit pas oublier cela dans tous les cas je pense que de de ça de par sa posture Ousmane Sonko se montre suffisamment cohérent constant et consistant dans tout ce qu'il fait et tu penses que c'est ça qui justifie non seulement son charisme mais le rang dont il jouit auprès du peuple sénégalais le pastef donc à la majorité à l'assemblée nationale à la suite des événements comment garantir aux sénégalais qu'il n'y aurait pas blocage une période de blocage politique dans ce contexte non c'est une question de responsabilité politique et je pense je veux bien m'en tenir au propos tenu par Ousmane Sonko à la suite de son élection où il a dit clairement que tout ce qui va si vous voulez orienter ou justifier l'action du parlement sera en lien avec le besoin voilà d'implémenter l'agenda politique ou bien la feuille de route que le pastef a définie et qui a reçu l'assentiment massif voilà du peuple sénégalais et donc il ne peut pas avoir de blocage si il n'y a pas des des projets capricieux qui visent à abattre politiquement un seul homme donc je pense que le sens de responsabilité des deux personnes est à convoquer ici puisque en réalité de leur personnalité leur personnalitépersonnalité, c'est la question de l'État sénégalais qui est engagée.C'est la question de l'avenir et du devenir du peuple sénégalais qui est engagé.

21:19

Il y a beaucoup de défis.Aujourd'hui, les organisations internationales établissent des rapports qui montrent que le Sénégal a encore des centaines de personnes qui meurent au large des côtes sénégalaises et gambiennes, etc.Le dernier rapport de Amnesty International l'a dit, tout comme la Banque mondiale et le FMI, qui établissent des situations où la dette, la dette du Sénégal, peut s'évaluer aujourd'hui à plus de 130 à 135 % du PIB.Ça veut dire que les problèmes majeurs sont là.Or, en réalité, c'est la vie du peuple qui est engagée.Ça veut dire, en tout état de cause, que leur sens de responsabilité est mis au premier plan.

21:58

Et ça, on ne peut pas tolérer que, une fois au pouvoir, qu'ils puissent se détourner de cet impératif, de cette vocation sacrée totale pour ne pas s'oublier dans des querelles enfantines qui sont liées à leur agenda personnel.

22:14

Entre les pro Diomaye et les pro Sankoh de quand visiblement irréconciliables, c'est finalement le PSTF qui va se faire très fracturé.

22:25

Voyez, le PSTF s'est construit une histoire.Ce parti qui est né, je crois, en 2014 ou 2013, a fait des pas de géant en quelques années pour conquérir justement le cœur de la majorité des Sénégalais.Mais pourquoi ?Parce que justement, leurs leaders se montrent empathiques, se montent profondément humains et s'est posé les diagnostics liés aux aspirations profondes de son peuple là.Et c'est d'ailleurs pour cela que on s'étonne un peu qu'une fois au pouvoir, le président de la République Diomaye puisse se écarter d'une telle opportunité ou du moins de cette grâce dont le parti jouit aujourd'hui. aujourd'hui.lorsque après après plus de cinq ou six mois il a fallu dissoudre l'assemblée nationale d'alors pour convoquer à nouveau le peuple sénégalais Diomar Fay avait souhaité que le Pastef s'allie à la même coalition pour y aller mais vigilant qu'il est Ousmane Sonko a refusé il a dit non mais écoutez on va aller avec le Pastef pourquoi parce que il a confiance à l'oral du Pastef et voyez les résultats de d'autres raisons 130 députés sur 165 ont été raflé par le Pastef ça c'est un plébiscite c'est en même temps un message qui donc lance un défi à ces dirigeants c'est pour ça que ces plaisanteries en tout cas ces querelles là sont à déplorer parce que la mission qui leur est confiée est une mission si sacerdotale qui concerne la vie et le devenir de ce peuple là donc je pense que le président Diomar Fay doit être conscient qu'il ne peut pas gouverner ce pays là sans la majorité sans la volonté du peuple sans être en harmonie et en adéquation parfaite avec l'agenda politique qui a été soumis à ce peuple là c'est très important parce que ben écoutez tous ceux avec qui il est en train de vouloir s'attacher aujourd'hui n'ont aucune assise politique même la coalition Diomar Fay qui a coopté 200 ou 300 maires liés souvent à l'ancien parti etc ne représente absolument rien par rapport à la à la marge de manoeuvre du Pastef donc le président gouverner avec une faible alliance politique mais oui il ne peut s'attribuer que dans tous les cas il n'a pas d'autre choix parce que si il sécate justement des aspirations profondes du peuple l'assemblée nationale a le pouvoir de censurer les les les premiers ministres et les gouvernements qui vont qui vont être mis en place donc place donc

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ça veut dire que il il joue bien sûr avec le feu parce que je ne vois pas comment en trois ans en trois ans il sera capable de se créer un espace politique ratissé suffisamment large et d'avoir une palette de personnalités qui lui porterait une certaine forme de densité politique et qui lui permettrait d'être candidat et de battre le candidat de Bastet voyez avant les élections lorsque Ousmane Sonko et Diomar Fayé étaient en prison avant même qu'on ne lance la campagne électorale le l'ambassadeur Sogoyou Kegué ici sur ce plateau avait dit que même si à la veille des élections présidentielles au Sénégal Ousmane Sonko mettait un crapaud comme candidat il battra le candidat du pouvoir parce que justement il a bien vu que le le le Bastet et la personne de Sonko sont dans le cœur du peuple sénégalais et ça ça ne peut pas se défaire par juste un simple décret qui qui limoge un premier ministre du duo au duel quelle leçon politique tirer de oui la leçon c'est de comprendre que en fait il ne suffit pas d'être au pouvoir pour être compté parmi les grands les deux étaient vraiment un vrai duo c'était des complices ils étaient ils étaient des amis ils ont une longue histoire commune mais le pouvoir les divise ça veut dire qu'il y a forcément quelqu'un qui s'est oublié dans les attributs du pouvoir dans les appareils du pouvoir il n'a pas su déployer l'impératif de détachement et de la transcendance qui lui permet en tout état de cause quelles que soient les les détirants dont il jouit de rester lucide et courant sur le sur le champ politique africain en général c'est le problème dont nous souffrons les leaders politiques sont épris d'une très bonne foi au départ avec des promesses fallacieuses non des promesses des promessessincères à vrai dire mais une fois qu'il reste dans le fauteuil présidentiel et qu'il commence à recevoir les les les ourats des cotisants et qu'il serre la main à que nous considérons maladroitement d'ailleurs comme les puissants du monde il pense qu'ils sont devenus incontournables et du coup il se détache de ce qui a permis qu'ils puissent être je suis étonné que quelqu'un comme Diomaye Fall puisse oublier le comment il a pu être président que depuis là vous avez déjà entendu dire qu'un parti politique a présenté deux candidats à une même élection présidentielle c'est pas possible ça ceci a été possible au Sénégal grâce à l'habilité politique de Sankoh parce qu'il sait qu'il est attaqué il y a eu également un concours de circonstances oui bien sûr c'est parce qu'il sait qu'il est attaqué de partout et qu'on empêchera à tout prix sa candidature il a suscité encouragé soutenu et acté la candidature alternative qui était celle de Diomaye Fall et ça si je crois que c'est un cela lui impose un devoir de reconnaissance cela ne le diminuerait en rien puisque en tant que président de la République il a des attributs il a des prorogatifs il a un pouvoir il y a il suffit là d'être cohérent et de l'implémenter tout simplement sans jamais manquer d'être reconnaissant et de se souvenir des conditions dans lesquelles il est parvenu merci Lucabaki merci de partager avec nous dans cette émission vos analyses pour pour conclure juste rappeler qu'au moment où Koné a été élu ce mardi nouveau quatorzième président de l'Assemblée nationale au Sénégal élu avec 132 voix sur 135 merci à vous de nous avoir suivis dans l'invité du jour l'invité du jourJe ne suis pas un homme.

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