All Content

Trump frappe, l'Iran riposte : l'embrasement ?|LCI

LCI48 views
0:08

C'est l'heure du grand dossier.Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI avec aujourd'hui cet enjeu, cette question.Trump frappe l'Iran, riposte, l'embrasement.On parle désormais d'un missile balistique envoyé par l'Iran en direction du Koweït.C'est ce qu'annonce le commandement américain.Les Iraniens ont même publié des images montrant cette attaque.

0:27

Pour eux, c'est la réponse aux frappes américaines un peu plus tôt près de l'aéroport de Bandar Abbas dans le sud de l'Iran.Dans un instant, retour avec toujours plus d'images sur ces incidents les plus graves depuis le début de la trêve et bien sûr à la clé cette question.Cette trêve est-elle plus fragile que jamais ?La guerre va-t-elle même reprendre ?Et puis Iran, mais aussi Oman.Trump est-il prêt à tout faire sauter ?

0:49

Oui, il menace le Sultanat de le faire sauter.Déclaration si brutale que chacun s'est demandé s'il ne s'était pas trompé.Et puis vous le verrez, chaque jour tombe une nouvelle preuve de la force iranienne.Aujourd'hui, un nouveau système anti-défense.Alors que chaque jour tombe de nouvelles preuves d'une armée américaine qui s'essouffle.Là aujourd'hui, c'est un rapport alarmiste.

1:07

Trois ans, c'est le nombre d'années qu'il faudrait aux Américains pour refaire leur stock.Bien sûr, nos équipes sont mobilisées et nous les retrouverons dans quelques instants.Nous serons aux États-Unis, nous serons au Liban, nous serons à Doha.C'est très important ce qui s'y passe.Et puis, et puis donc, c'est parti.Trump frappe l'Iran, riposte, embrasement.

1:24

Écoutez, regardez.Il négocie sur aucune base.Mais s'il faut, on y retournera.Suite à l'agression ce matin par l'armée américaine envahissante contre l'aéroport de Bandar Abbas à l'aide de projectiles aériens, la base aérienne américaine qui a servi de source à l'attaque a été ciblée.Le corps des gardiens de la révolution islamique a averti.Cette riposte constitue un avertissement sérieux à l'ennemi.

1:52

Toute agression ne restera pas impunie et toute récidive entraînera une réponse plus ferme. entraînera une réponse plus ferme.Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau Samantha Bendorne.Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous.Vous êtes chercheuse à la Royal Institute of International Affairs.Bonjour et bienvenue.Général Olivier Kempf.

2:11

Nous vous avez jamais reçue dans le grand dossier, donc j'en suis ravie.Je vous lis, je vous suis.Ancien général de l'armée de terre, chercheur associé à la FRS.Vous pouvez décliner pour nos spectateurs.Fondation pour la recherche stratégique, qui est un des grands think tanks français.Et voilà, je fais d'autres choses aussi.

2:28

Et vous serez dans quelques instants devant l'écran avec moi pour expliquer tout ce qu'il faut savoir à nos téléspectateurs.Guillaume Roquette, bonjour, merci.Ravie de vous recevoir en tenue d'été, directeur de la rédaction du Figaro Magazine.Et puis, ravie de vous retrouver, bien sûr, Xavier de Jacomoni.Bonjour.Analyste international LCI.

2:44

Georges Malbrunot sera également à nos côtés dans quelques instants.L'information qu'il faut regarder de près, c'est celle qui vient de tomber.Un accord serait sur la table, serait même conclu.Mais reste maintenant à Donald Trump de le signer.Alors, on va en parler, bien sûr, avec Sonia Dridi, qui est avec nous en direct depuis la Maison Blanche, correspondante accréditée sur place.Sonia, on a besoin d'y voir un peu plus clair.

3:08

Information de nos confrères d'Axios.Ça y est, il y a un accord entre iranien et américain.Alors, selon Axios, les négociateurs américains et iraniens se sont mis d'accord sur un mémorandum de 60 jours qui permettrait d'étendre le cessez-le-feu et d'ouvrir les négociations sur la question nucléaire.Mais Axios rapporte aussi que le président Trump a fait passer le message aux négociateurs qu'il voulait encore quelques jours pour réfléchir.On n'a pas encore de réaction ici à la Maison Blanche.L'une des porte-paroles est en réunion.

3:41

Donald Trump, lui, est dans la résidence que vous pouvez voir derrière moi.Il est en train d'enregistrer une interview avec la chaîne Fox News et il est très possible qu'il aborde le sujet.Et selon les informations d'Axios, et bien, pendant. bien, pendant.pendant cette période de négociation, le blocus américain serait levé, le détroit d'Ormuz serait rouvert, et cela permettrait à Donald Trump de gagner du temps.On le sait, lassé, frustré par ces négociations, et notamment de célébrer le 4 juillet, les 250 ans de l'Amérique, sans être sous la pression de cette question iranienne.Merci infiniment, Sonia Brady.

4:15

On se retrouve un peu plus tard.Et puis surtout, si des déclarations se confirment au sort de cette interview, nous sommes preneurs.Je précise qu'on parlera de Cuba avec Sonia un peu plus tard dans cette émission.Il s'y passe des choses.Vous y croyez ?On va faire très simple.

4:27

Vous y croyez à un accord, moulte fois annoncé, et puis régulièrement immense déception à la clé.Écoutez, tout est possible.Tout est possible dans cette guerre depuis le début.Le risque, le plus grand risque, à mon avis aujourd'hui, pour que l'accord puisse ne pas se faire, serait que ce qu'on appelle les durs, autant dans le régime iranien que chez les républicains, puissent le faire capoter.Parce que à l'intérieur de l'Iran, il y a des voix qui s'élèvent contre Khamenei et contre Ahkashi, donc le speaker du Parlement et le ministère des affaires étrangères, qui sont, si vous voulez, en tête de proue des négociations et qui sont identifiés comme ceux qui ont esquissé les accords.Et à l'intérieur du parti républicain, et bien, il y a aussi des personnes qui disent Trump est en train de trop céder à l'Iran.

5:18

La question qui reste aujourd'hui, c'est l'avenir de l'uranium enrichi.Beaucoup de théories sont lancées.Il y a même le Kazakhstan qui a été mis en avant comme un endroit potentiel où cet uranium pourrait être soit dilué, soit déposé.Raphaël Grosil, le secrétaire général de l'IAEA, est au Kazakhstan aujourd'hui.Donc, si vous voulez, il y a en tout cas des prémices d'un accord.Mais je voudrais quand même souligner une chose : que la victoire, la grande victoire de ces négociations.

5:50

semblerait être si l'accord aboutit l'ouverture du détroit d'Ormuz qui n'était pas fermé avant le début des frappes toutes les autres questions restent en suspens oui je crois que va y avoir un accord pourquoi parce que Axios c'est depuis le début du conflit ceux qui sont les mieux informés donc c'est en fait le officiellement officieux ou officieusement officiel bref de la Maison Blanche donc ça sort de Washington donc c'est une déclaration qui vient de la Maison Blanche de facto même si c'est pas encore officiellement avalisé par Trump l'intérêt c'est de gagner 60 jours c'est de réouvrir le contrat le détroit et donc de décongestionner le Golfe mais aussi l'économie mondiale de gagner 60 jours pour Trump qui en a besoin avant le 250e anniversaire avant du Congrès avant son propre anniversaire avant tout un tas de choses donc il en a besoin rapidement et même si à la fin c'est de facto et vous avez raison Samantha c'est de facto une victoire iranienne Guillaume oui effectivement Donald Trump pas perdu la guerre et il est en train de l'admettre il l'admet de façon habile que il fait semblant de continuer à l'affaire avec ses frappes sur lesquelles on reviendra sans doute dans l'émission et puis il dit ah j'ai pas encore décidé de savoir si j'allais accepter ou non cette proposition mais dès lors que le point les deux points qui étaient les objectifs au de départ faire tomber le régime bon ben ça c'est raté et renoncer au programme nucléaire le moins qu'on puisse dire est que il n'y a pas d'engagement précis dans cet accord et en contrepartie les Iraniens obtiennent ce qu'ils veulent non seulement le on le dit la réouverture du détroit mais aussi des discussions sur les les les sanctions économiques qui pèsent sur l'Iran et le gel des avoirs iraniens à l'étranger puisque puisque chaque mot compte au millimètre on le sait qu'il faut corriger en fait un accord trouvé et non pas couvler pardon je vais y arriver pardon je vais tout vous dire on me parle en même temps un accord trouvé plutôt qu'un temps un accord trouvé plutôt qu'unaccord conclu, parce qu'il n'y a pas la signature, il n'y a pas l'encre sur le papier pour le moment, en tout cas du président américain.Il y a tellement à dire là.Oui, du président américain, mais on oublie un autre personnage dans cette affaire, c'est Moïsta Baramehney.On n'a pas son avis non plus.Il n'y a pas que le président américain qui doit signer.

8:01

Il y a les Iraniens aussi.On se met toujours dans la position que selon laquelle ce seraient les Iraniens qui seraient très pressés de conclure un accord parce que sous l'emprise de la guerre menée par la grande puissance américaine.Mais ce que nous montre la guerre d'aujourd'hui, c'est pas ça du tout.C'est que les Iraniens ont le temps, ils prennent le temps.Celui qui n'a pas le temps, c'est Donald Trump.Je pense qu'il faut le répéter, c'est important.

8:22

Même si les mi de termes effectivement ça peut être enjambé, de toute façon il les perdra.Mais il n'a pas le temps pour des tonnes de raisons qu'on ne va pas développer ici.En revanche, c'est pas un accord, c'est un mémoireandum d'entente de 60 jours visant à prolonger le cessez-le-feu et à lancer des négociations.Donc éventuellement, iraniens et américains seraient d'accord pour négocier.Négocier sur quoi ?Évidemment sur l'essentiel, le nucléaire iranien.

8:52

Mais que donneront ces négociations dans 60 jours ?On en sait strictement rien.Gros avantage pour les Iraniens, je vais très vite, 25 milliards de dollars, possiblement récupérés assez rapidement, peut-être en deux fois, 12 et 13 ou 12 et 12, la somme évolue.Et ça, c'est très important pour eux parce qu'ils sont vraiment à court de finances.Ils ont une population qui n'en peut plus et ils ont besoin de soutenir leur population.Et d'ailleurs, il y aurait aussi de l'aide humanitaire prévue dans ce qu'on va appeler plutôt un mémoireandum qu'un accord.

"99% accuracy and it switches languages, even though you choose one before you transcribe. Upload → Transcribe → Download and repeat!"

Ruben, Netherlands

Want to transcribe your own content?

Get started free
9:21

Mémoireandum, ça nous rappelle Budapest, pas des bons souvenirs.En tout cas, on s'est corrigé.Un accord trouvé plutôt que conclu, parce qu'encore une fois, il n'y a pas l'accord sur le papier, il n'y a pas la signature, l'encre.Voilà.On en reparlera un peu plus tard, bien évidemment.Mais le contexte, il faut quand même le rappeler.

9:36

C'est un contexte d'incidents les plus graves depuis le début de la trêve. la trêve.L'Iran dit avoir tiré sur quatre navires dans le détroit d'Ormuz, puis a affirmé avoir touché une base américaine en riposte.D'ailleurs, le commandement américain annonce maintenant que c'est un missile balistique qui a pris la direction du Koweït.On va prendre les choses les unes après les autres, comme on sait le faire.D'abord, on va s'arrêter sur l'acte 1.On va s'arrêter ensemble, Général, sur les frappes américaines, et ensuite on se posera toutes les questions qu'il faut se poser.

10:02

D'abord, pour nos téléspectateurs, Général, racontez-nous ce qu'il s'est passé du côté des frappes américaines.Alors, ce qui s'est passé, on le voit assez distinctement.Voilà, hop, vous avez vu, ça arrivait et ça explose, et vous avez une explosion.On est la nuit dernière, 22h17 heure locale, et les Américains attaquent un certain nombre de drones qui sont en vol au nord du détroit d'Ormuz, et les attaquent avec des avions, des F16, des F18 et des F35, donc des avions qui décollent soit de porte-avions, soit de bases à terre.Donc voilà ce qui s'est passé.On a les trois avions devant nous.

10:37

Donc c'est quelque chose qui a quand même été anticipé.C'est le rôle des militaires, voilà, de préparer des choses, et puis on appuie sur le bouton et ça part.C'est ce qui s'est passé cette nuit.Et après ?Et alors après, on va avoir la diapo suivante.On voit que ils ont frappé un centre de contrôle.

10:52

Si on peut remettre la diapo d'avant.Oui.Un centre de contrôle qui se trouvait au nord de Bandar Abbas, qui est le centre de contrôle visiblement des drones.Voilà.Voilà.Ici, des drones qui étaient en cours de vol pour traverser le détroit d'Ormuz, probablement direction de Tanqueur, parce que il y aurait eu suspicion de franchissement incontrôlé du détroit d'Ormuz par des navires.

11:13

Donc voilà où on en était.La déclaration américaine, c'est complètement de l'autodéfense.On est là pour réguler, et comme vous étiez en train d'agresser, ben c'est de l'autodéfense.Donc c'est uniquement défensif.Donc c'est, j'attaque, mais c'est une attaque défensive.C'est un peu paradoxal, mais on n'est pas un paradoxe près dans cette guerre.

11:33

Je propose qu'on aille à Bandar Abbas. Bandar Abbas.Allez, mais allons-y.Alors voilà, là c'est le F-35, c'est le dernier avion qui a été produit par l'armée américaine, un avion furtif.Et nous voici à Bandar Abbas, qui est ici la seule ville finalement qui tient le golfe, le détroit d'Ormuz, parce que dans le golfe Persique il y a plusieurs villes, mais au détroit d'Ormuz.Alors regardez comment ça se passe.Vous voyez qu'on a des silos.

11:57

Vous avez des montagnes tout autour.Ici une zone un peu désertique, un peu plate.Et voici la ville Bandar Abbas, 700 000 hommes, 700 000 personnes, pardon, 700 000 hommes, c'est un peu militaire comme façon de parler, 700 000 personnes.Et c'est un port qui est à la fois civil, logistique et pétrolier, et d'un autre côté c'est un port militaire qui est détenue.Regardez, on avait vu le relief et là on voit que c'est aussi un port militaire avec des antennes radars.Et là on voit toute la partie logistique.

12:25

On se rend donc que finalement Bandar Abbas pour l'Iran c'est à la fois Fos-sur-Mer, le port logistique à côté de Marseille, et c'est Toulon, la base militaire française qui est là aussi sur la Méditerranée.Bandar Abbas, c'est ça.Mais c'est parfait.Merci beaucoup, général.On se retrouve un peu plus tard pour revenir sur les frappes iraniennes cette fois.Alors les Américains disent que tout ça était destiné à maintenir le cessez-le-feu.

12:48

Quelques heures plus tard, l'Iran riposte.Un missile balistique tout de même, c'est ce que disent les Américains.Les Américains direction le Koweït.À la fin, est-ce que franchement tout ça est de nature à maintenir un cessez-le-feu ou à le faire exploser en vol ?Pour le moment, le cessez-le-feu tient malgré un missile balistique lancé sur le Koweït.Alors il y a beaucoup de théories qui circulent en ce moment sur ce qui a déclenché ces frappes.

13:13

Une des théories, c'est que comme les Américains ont des avions de survol en permanence et que les radars à Bandar Abbas se seraient fixés sur un avion de surveillance américain, les Américains ont lancé un drone, ont lancé plusieurs drones auxquels les Américains auraient lancé plusieurs drones auxquels les Américains auraientavec avec leurs frappes, auxquelles les Iraniens ont répondu.Les Iraniens, eux, disent qu'ils en avaient ils avaient lancé des drones en effet depuis Bandar Abbas, mais que c'étaient des drones qui étaient destinés à arrêter des navires qui voulaient traverser Hormuz sans l'autorisation des Gardiens de la Révolution.En insistant bien que ce sont eux qui contrôlent Hormuz.Donc, si vous voulez, tout ça, ça montre que Hormuz reste le point chaud, mais que les deux côtés, malgré ces provocations, malgré ces frappes, ne veulent pas dire que le cessez-le-feu n'est plus en place.Mais quand même, j'insiste lourdement, l'Iran dénonce des violations du cessez-le-feu, les Américains dénoncent des violations du cessez-le-feu, mais cessez-le-feu, il y a toujours.

14:14

Oui, rappelons que cessez-le-feu, il date du 8 avril et que donc il y a maintenant plus de six semaines que la guerre s'est arrêtée, ce qui n'a jamais empêché les escarmouches.Et effectivement, on en a là un nouveau exemple.Et je pense que au-delà de cette régulation un peu un peu un peu rude de la de la situation, il y a des messages politiques qui sont envoyés et le message politique, il est le même des deux côtés.C'est même pas peur.Et donc Donald Trump veut montrer à son opinion publique que que ce n'est pas parce qu'il ouvre des négociations qu'il a capitulé.Ce n'est il n'a pas levé de drapeau blanc.

14:53

Et donc je pense que cette cette cette ces démonstrations de force qui restent quand même très limitées, comme on s'était rappelé à l'instant, elles servent aussi à informer l'opinion publique américaine, à rassurer les les les les républicains qui s'inquiètent de voir Trump lever le camp sans avoir obtenu quelque chose.C'est une petite démonstration de de de force ou en tout cas de non fatalisme de Trump.Je voyais certains qui disaient qu'il fallait peut-être revoir la définition du cessez-le-feu bientôt puisque quand même elle est elle est elle est assez malmenée.Non, mais ma question surtout. est assez malmenée. Non, mais ma question surtout.c'est de savoir à quoi pourraient ressembler les prochaines heures général à partir de maintenant à quoi pourraient ressembler les prochaines heures qu'il faut qu'il faut s'attendre à ce que les frappent à nouveau à leur tour puisque un missile balistique est allé direction le Koweït je vais être encore plus clair que ce que disait Guillaume d'abord un c'est pas une paix c'est la guerre un c'est une cessation temporaire des hostilités le temps qu'on discute mais ça n'empêche pas les anicroches les escarmouches c'est pas une escalade grand un grand deux on pensait on pensait dans la journée que finalement ce qui s'est passé cette nuit qui était important était en réaction au passage et c'était en appui à des négociations ce que Guillaume est en train de suggérer que je veux dire de face sont plus fortes ou plus claires ou plus basiques ou simplistes je suis désolé c'est pour préparer l'opinion américaine à l'annonce de cette de ce mémorandum qui a été trouvé pour reprendre votre mot Amélie entre l'Iran et Washington donc Washington a lancé quelque chose cette nuit pour dire vous savez on a toujours un bâton et même si on va continuer à négocier on est toujours prêt à battre et la riposte iranienne a été somme toute modérée parce que certes c'est un missile balistique mais c'est un missile balistique courte portée qui a fait 60 kilomètres qui était allé taper une base importante mais au Koweït je veux dire très loin pas aux Émirats pas en Arabie parmi pas en Israël bon rien qui enfin je suis désolé pour les Koweïtiens rien qui engageait le gabarit et donc à mon avis ce qu'on vient de détailler était quelque chose qui a été préparé probablement négocié entre les deux de façon à préparer le mémorandum que nous venons d'apprendre cet oui Xavier mais oui ce qui est intéressant c'est la cible c'est c'est le Koweït quand on voit le missile balistique pour arriver au Koweït il a quasiment aucune chance en fait il va être détruit d'ailleurs il l'a été on peut même imaginer alors là c'est mon imagination c'est pas une information que les Iraniens est prévenus qu'ils allaient lancer un missile les Iraniens est prévenus qu'ils allaient lancer un missilesur une base américaine au Koweït, à savoir la base Alice Salem.

17:25

Pour les pour les Américains, en revanche, il s'agissait de montrer qu'ils ne se laissaient pas faire dans le détroit d'Ormus, puisque c'est quand même l'épine dans le pied depuis le début de la guerre.C'est quand même ce qu'ils n'avaient pas prévu de cette ampleur-là.Et d'ailleurs, même les Iraniens eux-mêmes ont été surpris de disposer de cette arme de destruction massive qu'ils n'avaient jamais utilisée, qu'ils n'avaient jamais vraiment osé utiliser, même pendant la guerre des pétroliers.C'était très très différent pendant la guerre Iran-Irak.Là, les Américains leur ont rappelé qu'on ne lançait pas impunément des drones sur des bâtiments civils.Le dernier drone, il y a eu six drones abattus, cinq en vol.

18:04

Le sixième a été abattu au moment de son lancement sur la base depuis laquelle il est lancé, qui est très toute proche, collé d'ailleurs à l'aéroport de Bandar Abbas.Donc c'est bien pour montrer aux Iraniens, on sait où sont les drones, on sait ce que vous faites, on va arrêter avec ce jeu-là.Effectivement, ça peut donner un signal à l'opinion publique américaine, j'en doute, mais au monde.Parfois, on parle donc effectivement de drones, mais quand c'est un missile balistique, est-ce que ça fait une différence ?Est-ce que c'est quand même une montée en gamme ?Est-ce que le signal est un cran au-dessus ?

18:33

Oui, parce que un missile est normalement beaucoup plus précis.La différence entre un missile et un drone, c'est que le drone c'est la masse, c'est-à-dire que vous pouvez en mettre beaucoup plusieurs, beaucoup plus simultanément en vol, mais qu'ils ont une charge utile, une charge explosive emportée qui est beaucoup plus faible.Un missile a une charge emportée beaucoup plus importante, mais il coûte beaucoup plus cher.Mais en revanche, il est beaucoup plus précis.Donc oui, la signification est différente.Cela étant dans la durée, et c'est pour ça qu'on parle de victoire iranienne, c'est que les Iraniens ont résisté à l'agression américaine grâce finalement à leur arsenal de drones et de missiles.

19:13

Donc pour l'instant, ils sont drones et de missiles. Donc pour l'instant, ils sontsortent bien.Et grâce à leur contrôle d'Ormuz.Mais pour revenir à ce que vous disiez tout à l'heure, moi, je crois que cette escarmouche, c'est un signal non seulement de chaque partie l'une à l'autre, mais un signal vis-à-vis de ceux qui, en interne, sont plus durs et ne veulent pas de paix.Donc, il y a trois négociations qui sont en train d'avoir lieu maintenant entre les Iraniens, les Américains, les Américains entre eux, les Iraniens entre eux.Il faut qu'on regarde des images qui sont très fortes, des images de frappes à tir ce matin.

19:42

On parle du Liban après des frappes aériennes israéliennes très très intenses.Regardez.Et puis derrière, voyons les images de destruction, les images de destruction du côté de tir.En termes d'images, c'est pas terminé puisqu'il y a eu une autre frappe, une frappe ciblée à Beyrouth cet après-midi.Je ne sais pas si Georges Malbrunau est avec nous.Il est avec nous, je vous en prie, prenez place sur ce plateau, soyez le bienvenu.

99.9% Accurate90+ LanguagesInstant ResultsPrivate & Secure

Transcribe all your audio with Cockatoo

Get started free
20:08

Vous êtes grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient, et on va revenir sur cette actualité également ensemble.Mais pendant que vous vous installez tranquillement, bonjour.On va reprendre la direction du terrain.On retrouve Thomas Misraqui qui est à Beyrouth justement sur les lieux de cette toute dernière frappe israélienne, au pied de l'immeuble touché.Ah ouais, Israël qui parle de frappe ciblée.Alors, je vais vous montrer ce qui s'est passé ici avec les images de Morgan Pope.

20:32

C'est un drone qui a dû frapper le premier étage de cet immeuble.Il y a plusieurs morts.Nous dit-on.Il y a aussi plusieurs blessés, mais les informations ici, pour l'instant, il faut les prendre avec précaution parce qu'elles nous viennent du Hezbollah.Vous le voyez, et bien les engins de chantier sont à pied d'œuvre pour déblayer et bien les les dégâts.Je vais vous montrer.

20:53

Je vais demander à Morgan de se retourner.Je vais vous montrer les dégâts collatéraux avec ces voitures qui ont été fortement endommagées par cette frappe.Israël qui frappe énormément ces derniers temps.Ce qui compte ici, c'est qu'on est à à Beyrouth, dans le sud de la ville, et que la ville, et quepour l'instant, jusqu'à présent, en tout cas, il n'y a eu très peu de frappes ici depuis le 17 avril, depuis le début duC'est en train de changer.

21:19

C'est en train de changer aussi à Tira, avec au moins une douzaine de frappes depuis 24 heures.C'est en train aussi de changer à Saïda, avec une frappe il y a quelques heures.Israël qui attend siffler ces frappes et l'étendue de ces dernières sur l'ensemble du territoire libanais pour quelques raisons que ce soit.Alors, il y a d'abord évidemment une volonté de faire plier le Liban, une volonté aussi de faire le maximum de dégâts avant un accord entre les États-Unis et l'Iran qui mettrait fin aux opérations militaires ici.Ce que l'on constate depuis quelques heures, depuis quelques jours, c'est qu'Israël frappe très très fort ici.Apparemment, c'était quelqu'un du Hezbollah qui était visé, mais ça, on n'en a pas encore la confirmation.

21:55

Encore une fois, plusieurs morts.Ça, c'est une quasi-certitude.Plusieurs blessés suite à cette attaque de drone ici dans le sud de Beyrouth.Merci beaucoup Thomas Mistrakier avec Morgan Pope.Bon courage à vous, messieurs, sur le terrain.Et donc bienvenue à vous, Georges Malbrunau.

22:10

Merci de nous avoir rejoints une nouvelle fois dans cette émission.Comment vous analysez ces frappes ?On a parlé hier d'un bilan d'une trentaine de morts juste sur la journée d'hier.Les Israéliens frappent le plus fort possible parce qu'ils ne sentent qu'un accord va bientôt arriver et qu'après ils ne pourront plus toucher.Probablement, probablement que Benjamin Netanyahu, d'ailleurs, qu'il a annoncé dès hier, qu'il augmenterait la pression, qu'il remonterait au nord du fleuve Litani, sans qu'il pourrait y avoir un accord.Il va y avoir un accord, un protocole d'accord entre iranien et américain.

22:44

La question, c'est de savoir dans quelle mesure ce protocole d'accord va lier les mains d'Israël et surtout va lier la question irano-américaine à la question libanaise.Les Iraniens souhaitent que le cessez-le-feu au Liban perdure, s'installe, etc.Pour protéger leur allié, le Hezbollah, on protéger leur allié, le Hezbollah, onsubodorer que Netanyahu, probablement fort de l'appui américain, va continuer et dire écoutez, nous on ne se sont pas visés par cette, par ce protocole d'accord, parce que, d'après ce qu'on sait sur ce qui pourrait être annoncé, effectivement, ça n'est pas une victoire ni américaine ni israélienne et que par conséquent, Benjamin Netanyahu lui veut, on l'a bien vu aussi d'ailleurs sur le front de Gaza, puisqu'il vient d'annoncer aujourd'hui qu'il avait ordonné à l'armée israélienne de reprendre, je crois que c'est 70 la bande de Gaza.Donc voilà, il se relance dans une espèce de, comme ça, de d'aventure guerrière aussi bien au Liban et dans la bande de Gaza.Merci beaucoup Georges Malbrunot.

23:45

Oui, cette question : la guerre peut-elle reprendre ?Comment le cessez-le-feu peut-il encore tenir debout ?La garde révolutionnaire iranienne a publié ces images.Elles montrent le lancement de missiles en direction de la base américaine au Koweït.Il s'agit d'un missile balistique retour justement, avec toujours plus d'images sur les frappes iraniennes cette fois dans un instant.Et puis Iran, mais Oman aussi, Trump est-il en train de vouloir tout faire sauter ?

24:09

Oui, il menace le Sultanat également de le faire sauter.C'est une déclaration brutale.On y revient.Et puis pendant ce temps-là, vous verrez que l'Iran utilise des bulldozers encore et encore pour rouvrir toujours plus de tunnels de missiles, avec peut-être même de nouveaux systèmes de défense.Alors que du côté des États-Unis, très sérieux problèmes de stock, ça se confirme.Et je vous rappelle qu'à la fin de cette émission, on vous parle des États-Unis qui continuent de positionner des troupes, de déployer des actifs, des armes nécessaires pour attaquer Cuba.

24:37

Ça aussi, vous le verrez avec nous.On se dit à tout de suite.Votre programme avec Espace Obad, vos experts en salle de bain.L'actualité va vite, trop vite parfois.Rejoignez-nous tous les soirs sur LCI entre 18 heures et 20 heures pour savoir. sur LCI entre 18 heures et 20 heures pour savoir.et pour comprendre.

25:01

Priorité aux faits, avec les indispensables, le goût du débat avec nos invités, les parti pris avec nos éditorialistes.18 heures, 20 heures, pour que vous puissiez vous faire votre opinion.Votre programme avec la Mazda 6i 100% électrique.Pas mal, sympa.Oh et lui?Ouais.

25:31

Ah bah par contre lui, ok j'avoue.Eh oui, c'est bien sur l'appli FDG que l'on peut choisir parmi plus de 70 jeux des 10 centimes.Il a lui aussi.Découvrez Bubblecaster et tentez de gagner jusqu'à 20 000 euros.Sans sucre, normal.Non sans sucre?

25:49

Non, normal.Un Orangina sans sucre.Le bon goût d'Orangina existe aussi sans sucre.Orangina.Premier supermarché, que des marques.Deuxième supermarché, que des marques du magasin.

26:01

Troisième supermarché, que des premiers prix.Leclerc est trois fois le moins cher, moins cher en moyenne sur les marques nationales, les marques distributeurs et les premiers prix.Leclerc.Ne ratez pas le bien idéal grâce aux alertes Loger.Avec le plus grand nombre d'annonces, Loger, vous êtes au bon endroit.Téléchargez l'appli.

26:28

Avec Omiris, on n'y en vivra jamais.Omiris, alarme et télésurveillance, vous êtes entre les meilleures mains.Pour une sécurité renforcée, découvrez la nouvelle caméra extérieure Omiris.Passé, présent.Mini Cooper est toujours iconique et donne de subtiles envies de sortir rouler.Aller tout droit?

26:47

Pas forcément.Augmenter les sensations?Évidemment. sensations? Évidemment.Agile, iconique.Le style, ça ne se raconte pas, ça se conduit.Mini coupéur électrique, électrique et survolter des 345 euros par mois.

27:07

Protéger votre chien contre les puces et les tiques pendant un mois grâce à Front Pro, votre comprimé à croquer appétissant et facile à donner pour que les puces et les tiques ne viennent pas se mettre entre vous.Front Pro est un médicament vétérinaire disponible sans ordonnance.On ne combattra pas la précarité sans développer l'emploi.On ne développera pas l'emploi sans améliorer l'accès à l'éducation.On n'améliorera pas l'accès à l'éducation sans réduire les inégalités.On ne réduira pas les inégalités sans répondre à la question des migrations.

27:53

On ne répondra pas à la question des migrations sans agir sur le réchauffement climatique.On agira pas sur une seule de ces causes, sans agir sur toutes.Fondation de France, la fondation de toutes les causes.Le cinéma, on le défend de tout genre, de toute voix.Raconte-moi une histoire.Parce qu'il nous fait vivre.

"Cockatoo has made my life as a documentary video producer much easier because I no longer have to transcribe interviews by hand."

Peter, Los Angeles, United States

Want to transcribe your own content?

Get started free
28:19

Quelle histoire souhaiterais-tu ?Ce que tu veux, c'est ce que tu es.Parce qu'il nous rassemble, parce qu'il nous bouscule.Vous n'avez pas vu de manifestant blessé ?Non, non.Nous aimons le partager dans toute sa richesse, depuis toujours et pour longtemps.

28:28

Canal Plus, partenaire de tous les cinémas.Avec Omiris, on n'y reviendra jamais.Omiris. jamais. Omiris.Avec Omiris, on n'y reviendra jamais.Omiris, alarme et télésurveillance.Vous êtes entre les meilleures mains.

28:52

Pour une sécurité renforcée, découvrez la nouvelle caméra extérieure Omiris.Pour que la vue et l'audition profitent à tous, écoutez voir.Optique et audition mutualiste.Chez Rumo, nous travaillons chaque jour avec la méthode lenta lavorazione, en consacrant du temps à ce que nous aimons : les pâtes.Pâtes à Rumo, tenues exceptionnelles à la cuisson.Exotisme, douceur et frisson des vacances.

29:40

Votre programme avec Espace Aubade, vos experts en salle de bain.Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu et cette question.Trump frappe, l'Iran riposte.Est-ce l'heure de l'embrasement à nouveau ?Alors que l'autre information, bien sûr, c'est un accord qui aurait été trouvé selon les informations du site américain Axios, qui aurait été trouvé, mais loin d'être signé ni par Trump ni par les Iraniens.On va tout mettre à plat et au clair dans quelques instants, bien sûr, avec mes invités.

30:30

Là, c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité.Trois départements sortent de la vigilance orange canicule ce soir, à partir de 22 heures : Finistère, Côtes d'Armor et la Manche.Alors que cette journée, aujourd'hui, est la plus chaude, avec 38 degrés relevés à Angoulême, on ne peut mal peut malpas encore parler de pic ou dire nous sommes sur la fin.Il va faire très chaud encore demain.14 départements, je le rappelle, restent en alerte.

30:52

Une réunion interministérielle est toujours en cours à Matignon.Michelin va à nouveau tailler dans l'emploi en France, invoquant un contexte mondial chaotique.Quelques mois après la fermeture de ses usines à Vannes ou encore Cholet, le champion français du pneumatique envisage de supprimer jusqu'à 1 500 postes sur trois ans en France.Et puis vive l'émotion dans l'hémicycle aujourd'hui.178 ans après l'abolition de l'esclavage, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité l'abrogation du Code Noir.Ce texte qui régissait la vie des esclaves figurait toujours dans la loi française.

31:28

Voilà pour l'essentiel de l'actualité.Nous reprenons donc le fil de ce grand dossier.Trump frappe, Iran riposte, l'embrasement.Je suis toujours ravie d'être sur ce plateau avec Samantha Benders, avec le général Kempf, avec Guillaume Roquette, avec Xavier de Giacomoni et donc avec vous, Georges Malbrunaud.Merci encore une fois de nous avoir rejoints, grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient.Alors, on parle maintenant d'un missile balistique.

31:49

L'Iran aurait visé une base au Koweït avec un missile balistique.Ça s'est passé la nuit dernière.C'est une annonce du commandement américain.Alors tout de suite, la question s'est imposée.La guerre reprend-elle ?L'Iran a frappé après des frappes américaines.

32:03

On en a parlé ensemble au début de l'émission.Pour la deuxième fois cette semaine, les États-Unis ont visé le sud de l'Iran.Clairement, la tension la plus importante, la plus sérieuse depuis le début de la trêve.Mais donc côté Iran, côté acte 2, que s'est-il passé précisément ?Le général, retourne avec moi.On va voir ça exactement.

32:21

Déjà très à l'aise dans l'exercice, général.Que s'est-il de cette riposte qui a donc suivi de peu les frappes américaines ?Souvenez-vous, cette nuit, les frappes américaines, 22h17, et dans la nuit, à 4h52 de mémoire, nous dormions tous des missiles balistiques.Donc là, on est sur des images. là, on est sur des images.iraniennes.Et vous avez vu les départs, c'est flouté en bas.

32:43

Ils sont habiles les Iraniens.Ils font attention à ne pas révéler d'où ça part.Et donc vous voyez le missile qui part et qui va se diriger vers où ?Vers le Koweït, probablement.Donc deuxième missile.Il y en a probablement un troisième.

32:57

Est-ce que ce sont ceux qui ont été tirés cette nuit ou pas ?Nous ne savons pas.Là encore, ce sont des images diffusées pour l'opinion publique, mais c'est un riposte dans la nuit à une attaque qui était quand même assez importante avec des chasseurs F16, F18 et F35.On l'a vu tout à l'heure contre des drones.Donc drones, chasseurs, missiles.Il y a une sorte, si vous voulez, de je monte les muscles sans forcément vouloir faire une escalade.

33:22

On est encore dans l'escarmouche parce qu'il y en a eu visiblement trois.En tout cas, les Iraniens nous en ont montré trois.Et ils ont visé.Ils n'ont pas visé l'Arabie saoudite.Ils n'ont pas visé les Émirats.Ils n'ont pas visé le Qatar.

33:33

Ils n'ont pas visé Israël.Ils ont visé le Koweït.Alors où est-ce que c'est le Koweït ?Peut-être qu'on va avoir une carte.La régie va nous montrer.Nous voici.

33:42

Le détroit d'Ormus y sont là.Et les missiles auraient été tirés de là-haut, donc tout à proximité de la frontière koweïtienne et seraient appels Koweït.Ça, ça fait quoi ?100, 150 kilomètres, même pas.C'est très petit.Et donc ces missiles balistiques sont des missiles balistiques courte portée.

34:00

Je rappelle que les Iraniens ont un stock d'une dizaine de milliers de missiles courte portée.Je veux dire, ils ont des difficultés avec les missiles longue portée, ceux qui traversent toute la région et qui vont frapper le fond de l'Arabie saoudite ou Israël.Mais des missiles courte portée qui traversent le Golfe, ils en ont des dizaines de milliers.Ils en ont tiré trois.C'était juste histoire de dire.Vous savez, nous aussi, on est capable de reprendre la guerre.

34:21

Mais c'est-on quelle base a été visée et si elle a été touchée, d'ailleurs ?Alors, vous faites bien poser la question.La base qui aurait été touchée serait une base aérienne, base américaine, enfin koweïtienne et américaine parce qu'elle est partagée par les deux. est partagée par les deux.Ce serait plutôt une base logistique avec des avions de transport, des drones Reaper, etc.Et donc c'est pas de là probablement qu'on décollait les avions dont nous parlions tout à l'heure.Mais en revanche c'est une base américaine.

34:45

Donc on a vu c'est parti de là-haut et ça arrive ici.Très bien.Est-ce que ça a été touché ?Nous ne le savons pas et c'est ça qui est assez intéressant parce que nous avons eu les Koweitiens nous ont dit oh les Iraniens nous ont tiré dessus.Les Américains ont fait aucun commentaire.On n'a aucune image.

99.9% Accurate90+ LanguagesInstant ResultsPrivate & Secure

Transcribe all your audio with Cockatoo

Get started free
35:04

On ne sait pas si le missile a été détruit avant son arrivée, s'il a touché la base ou s'ils ont juste visé à côté.Parce que si ça se trouve finalement les Koweitiens nous disent ils ont visé chez nous.Les Iraniens disent on a tiré des missiles mais si ça se trouve ils ont visé trois chèvres au milieu du désert.Et donc vous êtes vous êtes fait pour cet exercice général.Merci beaucoup c'était c'était très éclairant.Merci Georges Malbrunaud.

35:27

C'est la deuxième fois cette semaine qu'on a quand même une grosse montée en tension.Vous me direz comment vous verbalisez les choses dans un instant.Mais j'insiste chaque camp parle de violation du cessez-le-feu.Les Iraniens violation du cessez-le-feu.Les Américains violation du cessez-le-feu.Il y a pourtant encore un cessez-le-feu.

35:42

On peut encore parler de cessez-le-feu.Dans le même temps on nous dit même qu'un accord aurait été aurait été trouvé.Oui comme le général nous l'a bien expliqué.Je crois qu'on était dans un calibrage de la riposte de part et d'autre iranienne face aux attaques américaines sur des rampes de lancement de drones et vice versa.Alors qu'en coulisse on sait depuis quand même bientôt une semaine qu'on est à la rédaction de ce protocole d'accord qui pourrait dont on annonce la signature rapidement demain le ministre des affaires étrangères du Pakistan va aux États-Unis pour rencontrer son homologue.Je pense que ça va être au cœur d'étudiants.

36:19

Donc là vous savez le cessez-le-feu il a tenu globalement et puis de temps à autre il fallait rappeler l'un comme l'autre que et bien on avait encore des muscles et montrer à son on avait encore des muscles et montrer à sonpublique qu'on se préparait à la guerre si jamais les négociations n'aboutissent pas mais on voit bien quand même depuis trois quatre jours côté iranien on le dit on a avancé sur le règlement d'un certain nombre de sujets côté américain on le dit aussi voilà on est simplement dans la rédaction d'un texte qui va être court parce que ce n'est qu'un protocole d'accord mais là encore ça prend beaucoup de temps parce qu'il y a beaucoup de différents il y a le la question du déblocage du détroit d'Ormuz la question du de la levée du blocus américain des ports iraniens la question essentielle pour l'Iran du retour de 24 milliards de dollars de d'avoir bloqué en Chine et au Qatar et donc tout ça prend du temps d'autant plus que comme je le répète souvent il n'y a aucune confiance de part et d'autre mais globalement je pense que on s'acheminent vers un un protocole d'accord qui devrait être annoncé dans les prochains dans les prochains jours parce qu'effectivement il y a visiblement un problème logistique en Iran c'est de d'atteindre Mojtaba Hamenei et d'obtenir dans ce système iranien qui est très complexe un consensus parce qu'il y a les gardiens de la Révolution qui font la guerre il y a le Conseil suprême de sécurité nationale qui assiste le guide suprême dans les décisions stratégiques il y a le guide suprême il y a probablement d'autres centres du pouvoir donc ça peut prendre un petit peu de temps que vous dites il faut se mettre dans la tête une bonne fois pour toute que de toute façon Donald Trump ne veut pas repartir en guerre et que de toute façon il n'en a pas les moyens et que s'il le faisait ce serait une mise en risque des dangers améric des soldats américains des intérêts américains qu'il faut se mettre dans le crâne l'expression que il ne voudra pas il ne le fera pas oui je pense qu'il faut se le mettre dans le crâne comme vous dites et d'ailleurs les iraniens l'ont annoncé cette semaine avec un petit peu de fierté comme ils savent en user en disant on ne croit pas que Donald Trump reviendrait à une à une guerre et c'est probablement la raison pour laquelle on a assisté on y viendra tout à l'heure quand on abordera quand on aborderaOman.Il y a une frustration croissante aux États-Unis.Donc un jour, Donald Trump menace de pulvériser Oman, qui est quand même par définition le pays médiateur par excellence.Et l'autre jour, eh bien, il dit aux États arabes : il faut que vous signiez les accords d'Abraham, ce qu'aucun pays arabe n'acceptera aujourd'hui.

38:43

Donc, si vous voulez, pense pour faire avaler la pilule, il faut un petit peu aussi bander ses muscles et puis montrer à son opinion publique qu'on va avoir un accord et qu'on continue et qu'on va gagner sur le.Il lui faut un trophée à Donald Trump.Ce trophée, ça pourrait être, il faut l'espérer, le déblocage du détroit d'Ormuz.Et côté iranien, il faut aussi un trophée.Je pense que ça pourrait être le déblocage de 24 milliards de dollars gelés au Qatar.Xavier est tout à fait d'accord avec vous.

39:10

Il le disait un peu au début de l'émission.Donc on vous êtes vous êtes alignés.Puisque vous parlez d'Oman, vous vous dites Oman général.Français, on doit dire Oman.On dit Iran, c'est Oman.Tu savais que je vais rester sur Oman.

39:20

On devrait dire le plateau du Golfe, non pas le plateau du Golfe.Voilà.Donc je vais rester sur Oman.Voilà.Vous voulez trancher ce débat qui me semblait fondamental.Et donc, puisque vous venez sur le sur le sujet, effectivement, quand Donald Trump menace de pulvériser Oman, à la surprise générale.

39:35

Pour résumer, il dit si Oman coopère avec l'Iran, nous devons le faire sauter.Déclaration si surprenante, il faut quand même le dire que beaucoup se sont dit, mais en fait, il s'est trompé.Il voulait dire Iran et puis finalement, il s'est trompé et il a dit Oman.Non, non, dit le New York Times.C'est pas une erreur.Et d'ailleurs, écoutez-le, regardez.

39:49

Le détroit d'Ormuz sera ouvert à tout le monde.Et qui va le contrôler ?Ce sont des eaux internationales.Nous allons le surveiller, mais personne ne va le contrôler.Ça fait partie des négociations que nous avons.Ils aimeraient bien le contrôler.

40:04

Et Oman se comportera comme tout le monde, où nous devons les pulvériser.Ça, ils le comprennent.Ça ira pour eux.Que se passe-t-il ?Vouloir pulvériser Oman ?Mais parce que parce que Oman. parce que Oman.

40:20

négocie avec l'Iran ce que pourrait être l'avenir d'un dispositif de sécurité de passage dans le détroit d'Ormuz.Il y a eu des négoc Le vice ministre iranien des affaires étrangères était cette semaine à Oman pour justement mettre en place ce dispositif qui fait partie pour l'Iran et bien de de ce qui va être discuté après.L'Iran va faire je pense des gestes sur le détroit d'Ormuz, mais l'Iran considère qu'il devra garder un certain levier de contrôle sur ce détroit d'Ormuz.Et Oman, bien qui est frontalier du détroit d'Ormuz, et bien veut être aussi être intéressé.Et je pense que les Omanais, moi j'étais à Oman avec avec Jean-Noël Baro il y a quelques quelques semaines.Je connais le ministre des affaires étrangères omanais sont sont extrêmement remontés contre les États-Unis.

41:10

Alors ils le disent pas trop parce que ce sont des des diplomates extrêmement discrets.Mais il faut quand même se souvenir que le 28 février, lorsque Israël et les États-Unis ont déclaré la guerre à l'Iran à Genève à travers une médiation omanaise, il y avait des négociations qui étaient sur le point d'aboutir.Et donc le ministre des affaires étrangères s'est rendu aux États-Unis pour rapporter le contenu de ces négociations, probablement accord.Et G. De Vos lui dit Tu es très sympathique, Sheral Bushaïdi, mais c'est trop tard, it's too late.Et donc les Omanais les Omanais sont furieux et ils le seront probablement encore plus.Mais comme ce sont des des gens extrêmement courtois, discrets et diplomates, ils ne vont rien dire et ils mettent ça sur le compte de la frustration croissante dont je vous parlais tout à l'heure aux États-Unis face à un Donald Trump qui qui a quand même perdu la guerre en tout cas d'un point de vue stratégique.

42:03

On en reparlera probablement.Ben non mais attendez Donald Trump a perdu la guerre d'un point de vue stratégique et ça le fait ça fait sortir un petit peu.Donald Trump a perdu la guerre.Il a les moyens de de frapper à nouveau, mais il a pas les moyens mais il a pas les moyensde gagner parce que malgré les 18 000, alors les chiffres sont variables, mais malgré les 18 000 ou 20 000 frappes de la première phase de la guerre, le régime n'est pas tombé.Et donc aujourd'hui, on a le sentiment qu'il essaye de déplacer les centres de tension, puisque le bras de fer avec l'Iran a échoué, et de la même façon qu'il essaye de faire pression sur l'Arabie Saoudite ou sur le Qatar pour que ils signent à leur tour, comme les Émirats Arabes Unis et Bahreïn en leur temps, les accords d'Abraham avec Israël, c'est des tentatives de reprendre la main.

42:53

C'est une forme de diversion, me semble-t-il, par rapport au cœur du sujet.Vous avez vu, on a mis vos mots en grand, en gras, en bas de l'écran.Trump a perdu la guerre stratégique.Parce que, si vous voulez, l'Iran et les États-Unis ont testé les négociations pour parvenir à régler leurs différends.Ça n'a pas marché.Les États-Unis ont testé la guerre.

43:13

Ça n'a pas marché.Et ce qui me semble plus important, c'est pour ça que je parle de perdre, a perdu la guerre stratégique, c'est que c'est l'érosion de la dissuasion américaine face à l'Iran.Aujourd'hui, la guerre américaine imposée à l'Iran ne fait plus peur à l'Iran puisque les États-Unis n'ont pas remporté cette guerre.Et donc, par conséquent, demain, les Iraniens peuvent tout à fait recommencer.C'est dans ce sens-là que je vous dis que c'est une défaite stratégique.Allez-y, Samantha.

43:41

C'est plus que ça parce que c'est non seulement une défaite dans le Golfe pour Trump, mais c'est une défaite de l'image américaine dans le monde entier.Les États du Golfe sont très remontés contre les Américains.Les pays européens ont compris que leurs alliés finalement ne s'intéressent pas eux à des priorités qui sont qui seront bien ailleurs.Et puis la guerre informationnelle, la guerre informationnelle de l'Iran a gagné cette guerre informationnelle.Peut-être pas en Europe, mais vous allez voir en Afrique, vous allez voir en Asie, vous allez voir en Amérique latine. Asie, vous allez voir en Amérique latine.Eh bien, le fait que l'Iran ait tenu tête comme elle l'a fait aux États-Unis, ils sont.

44:15

On oublie, on oublie les exécutions, on oublie le caractère absolument sanguinaire du régime.Ils deviennent des héros, mais il faut parler à certaines personnes même à Paris.Les Iraniens sont sortent comme des héros qui ont tenu tête, le David contre Goliath.Et puis, les États-Unis, bien, on voit une certaine faiblesse malgré cette force militaire, malgré ce budget militaire extraordinaire, ne sont pas réussis, n'ont pas réussi à faire ce qu'ils voulaient en Iran.Xavier.Tout en qu'on comprenne ce qu'ils voulaient, parce que là aussi, c'est un peu trouble.

44:49

Xavier, général, et on est attendu du côté de quoi ?Trois points très rapidement.Un.Les Américains finiront bien un jour par comprendre que la puissance des bombardements ne peut rien dans les guerres modernes et que ça ne peut pas changer le cours de l'histoire ce qu'ils comptaient faire en Iran.Ça, c'est le premier point.Deux, ils ont totalement dilapidé toute leur capacité dissuasive à travers le monde entier.

"Your service and product truly is the best and best value I have found after hours of searching."

Adrian, Johannesburg, South Africa

Want to transcribe your own content?

Get started free
45:11

Là, je suis d'accord, c'est pas uniquement au Proche-Orient, c'est partout.Les Taïwanais doivent se poser beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions.En plus, il y a des des livraisons d'armes qui sont suspendues.Les Coréens du Sud doivent aussi se poser beaucoup de questions.Les Japonais et ainsi de suite.Et en Europe, on peut aussi s'en poser énormément.

45:27

Trois concernant Oman.C'est un cas extrêmement particulier puisque c'est un pays qui est extrêmement proche de l'Iran géographiquement, évidemment, mais même culturellement, avec une religion qui est un peu différente des autres musulmans, qui est une religion très tolérante, très portée vers la négociation justement.Mais il y a pas comment là-dedans.Je pense que la plupart des pays du Golfe, si ce n'est tous, ont la même vision.Comment les États-Unis ne peuvent plus nous protéger ?À savoir comment n'a pas de bases américaines dédiées comme il y en a dans d'autres pays du Golfe.

45:58

Général.Deux mots.Trump a perdu la guerre.Oui.Sur Oman, sur Oman, dans le protocole d'accord. sur Oman, dans le protocole d'accord.il est mentionné réouverture du dépôt d'Ormuz sans péage, ce qui est une façon d'éliminer le péage conjoint que iraniens et omanais étaient en train de négocier en coulisses avec participation américaine.

46:18

Dans le cadre du protocole, sans péage, donc ça évacue la première remarque pour répondre à ce que vous qu'on disait sur Oman.Et Trump.Deuxième chose, j'ai envie de dire, non seulement les États-Unis ont perdu la guerre, j'ai envie de dire une de plus.Je veux dire Afghanistan, Irak.Ah non, Irak ils ont gagné.Voilà.

46:38

Viennent la guerre mais ils ont pas gagné.Ils ont perdu la préguerre.Xavier, depuis tout à l'heure, vous dites il a pas enfin il a pas seulement perdu la guerre stratégique.Vous vous martelez plus que ça, plus que ça, c'est-à-dire.Ah oui, je pense qu'il a il a perdu la guerre.Il y a pas besoin d'ajouter quoi que ce soit, mais je pense que c'est beaucoup plus que la guerre.

46:57

Il a perdu la confiance de tous ses alliés.Il commençait déjà à la perdre début de son mandat, notamment par rapport à son attitude par rapport à l'Ukraine.Là, il y a quelque chose qui semble, j'allais dire définitif.Allez, relativement définitif.On peut prendre la direction de Doha.Merci beaucoup d'être avec nous, Jordan Olivier.

47:14

Alors entre les frappes la nuit dernière, une base américaine au Koweït visée, Oman menacé par Donald Trump, le Golfe prend à nouveau des airs de poudrière.Oui, alors déjà cette phrase de Donald Trump pulvérisée Oman, elle a pu surprendre pardon dans dans le Golfe, comme on sait à quel point les Omanais sont des partenaires stratégiques des Américains dans le Golfe.Donc ça c'est la première chose.D'ailleurs, il y a quelques minutes, la Maison Blanche a tempéré les propos de Donald Trump en affirmant qu'effectivement, s'il y avait une entente entre Américains, entre Omanais et iraniens sur la question d'Ormuz, il y aurait des sanctions.Vous en conviendrez, c'est pas exactement la même chose.Et puis vous venez de le rappeler, il y a quelques instants. a quelques instants.

48:00

il y a eu ces frappes pendant la nuit, les frappes américaines sur bandes arabes déjà, et sur plusieurs sites militaires.Et puis la réplique, la réplique iranienne sur une base américaine au Koweït.Alors on tente de faire justement retomber la pression.Les pays du Golfe tentent de faire retomber la pression.C'est le cas du Koweït qui s'est exprimé.C'est le cas également du Qatar qui a condamné ces frappes iraniennes sur la base américaine.

48:26

Évidemment, une escalade, ce serait le pire des scénarios pour ces pays du Golfe, qui ont déjà été frappés durement depuis le début du conflit.C'était le 28 février dernier.Même si évidemment c'est le pire scénario, mais on reste extrêmement prudent et on observe la situation avec beaucoup d'attention.C'est infiniment Jordan Olivier.On suit ça grâce à vous.Merci à vous.

48:48

Je vous signale cette information CNN.L'Iran a utilisé des bulldozers et des camions-bennes pour rouvrir moins 50 entrées de tunnels à travers 18 sites de missiles souterrains pendant le cessez-le-feu.C'est pas tout.On voit émerger les images d'un tout nouveau système de défense iranien, un système de défense aérien plutôt mystérieux.Moi, je pense.Solaire, solaire, solaire.

49:11

Voilà.Comptez sur vous pour tout décrypter, repérer en tout cas dans une base souterraine.Ces nouvelles images, elles semblent montrer donc un système que les analystes estiment être une installation militaire souterraine.Mais vraiment, je comptais sur vous pour nous en dire un peu plus que vous.Alors je découvre quasiment en même temps que vous.C'est visiblement un véhicule seul air de défense seul air, visiblement de missiles, soit anti-drones, soit anti-missiles.

49:35

Et ça fait penser au système S300, S400 américain.Russes, pardon, excusez-moi, du Let'sus comme quoi.C'est le Trumpisme qui me rejoint.Ça fait penser à ce genre de système qui est intéressant, c'est que c'est en construction locale, visiblement.Ils en ont eu.Ils en ont eu livré par les Russes, donc ils ont pu les copier. ils ont pu les copier.

49:54

Georges trop ingénierie et donc industrie d'armement locale c'est ça qui est intéressant je veux dire c'est donc les derniers mots du général sont intéressants parce que c'est ce que je ne cesse de répéter depuis un mois y compris ici l'Iran a autonomisé tous ses processus de production et donc là on en a un exemple mais ça déjà bien avant là la guerre les sanctions n'ont pas empêché l'Iran de produire etc et on sait moi je l'ai écrit parce que ça ça se ça se sait que au cours du l'Iran a continué de produire des missiles des drones a réparé ses centrales électriques et que le système iranien a continué de fonctionner parce c'est un système qui est autonome qui marche en produits locaux en connaissance locale en local donc voilà le résultat c'est ça non seulement ils sont résilients mais en plus ils élargissent leur force et ils les renforcent même cours de la guerre oui bien sûr parce que parce qu'ils savent que parce que le système iranien les gardiens de la révolution sont convaincus que tôt ou tard les Israéliens et les Américains voudront leur peau de nouveau voilà et c'est pour ça aussi que ça met autant de temps pour pour s'accorder parce qu'il n'y a absolument aucune confiance et pense que ils n'ont pas tout à fait tort penser qu'Israël tôt ou tard voudra de nouveau parce que la menace nucléaire n'aura pas été anéantie et donc donc on se prépare ce que fait ce pays c'est ce que je ne cesse de répéter depuis quand même des années et des années il se prépare il s'entraîne et ils ont encore une fois autonomisé tous leurs processus de production et donc ils sont indépendants et donc et donc ils sont capables de produire réparer leur centrale électrique de produire des drones de produire des missiles de se cacher dans des tunnels voilà c'est la réalité d'un Iran qui qui a été qui qui a été menacé à partir 2019 et qui s'est préparé à ce qui se passe depuis depuis maintenant un an et demi Samanta de Bernard oui de nombreuses analyses y compris analyses y compriscelle du think tank américain, l'institut pour de l'étude de la guerre, explique que après juin 2025, les Iraniens ont accéléré leur production de missiles et de drones et de défenses antiaériennes parce qu'ils s'attendaient, ils savaient très bien que le travail n'avait pas été fini, mais ils s'attendaient à ce qu'ils reprennent.Et il y a une analogie que j'utilise parfois, alors qu'on soit pour ou contre des frappes sur l'Iran, c'est que c'est un peu comme les antibiotiques, c'est que une fois que vous commencez, si vous n'allez pas jusqu'au bout, et bien la maladie se reproduit de façon encore plus violente et vous ne vous en sortez jamais.Et ceux qui critiquent le fait que les bombardements se soient arrêtés en juin 2025 disent là, au moment où ils ont commencé, il fallait aller jusqu'au bout et faire un petit peu, c'était la pire chose à faire.C'est comme le cessez-le-feu.Le cessez-le-feu maintenant a duré plus longtemps que la phase chaude de la guerre.

52:40

Donc mon avis personnel, c'était commencer cette guerre, ces bombardements comme ça, était une erreur absolument terrible.Mais qu'une fois qu'on a commencé, s'il y avait, si Trump avait vraiment une stratégie de fin qui était autre que en trois jours le régime va s'écrouler, bien il ne se serait pas arrêté.Et le fait qu'aujourd'hui nous sommes dans cette situation où finalement la victoire sera que peut-être que le territoire nord-ouest ne sera pas complètement contrôlé par les Iraniens, même les Iraniens ont compris que c'est quelque chose qu'ils pourront tenir à vie.Et bien non seulement parce que aucun objectif n'a été atteint, mais la situation est encore pire que celle d'il y a un an.Au moment de l'agression russe contre l'Ukraine, il y a une expression qui a fait fleurir, c'était la profondeur stratégique pour parler de l'atout de la Russie par la taille de son territoire.Il me semble que c'est une expression qu'on peut aussi utiliser pour l'Iran.

53:35

Et donc on ne faut jamais oublier la taille de ce pays par rapport à tous les autres États de la région.Et ça fait que même avec des frappes concis. avec des frappes concis.avec plus d'un mois de de campagne intensive de de pilonnage les Américains et leurs alliés israéliens n'ont pas réussi à à mettre à bas le système de de production militaire iranien après la question qui se pose c'est toutes ces armes là toute cette capacité gigantesque qui semble se se régénérer presque que c'est le fait d'un pays qui veut se défendre ou que c'est le fait d'un pays qui a fondamentalement des des des des ambitions agressives alors je suis pas suffisamment spécialiste pour répondre sur le sur tout ce qui est balistique tout ce qui est armes tactiques en revanche pour le pour le conventionnel pardon en revanche l'Iran a les capacités de développer l'arme nucléaire et donc ça montre que c'est objectivement un État dangereux et pour ça l'échec américain n'en est que plus cuisant donc chaque jour une nouvelle démonstration qu'Iran s'adapte alors que du côté des chaque jour on s'inquiète du manque de ressources militaires aujourd'hui encore un rapport alarmiste sur la table montre que les Américains sont à la peine en la matière c'est une nouvelle étude du Centre d'études stratégiques et internationales au minimum trois ans voilà ce qu'il faudrait à Washington pour refaire ses stocks je vais pas plus loin parce que c'est Xavier de Giacomi qui va tout vous expliquer cette fois Xavier je vous en prie venez avec moi ce rapport montre à quel point les ont puisé dans leurs stocks dans leur guerre contre l'Iran oui je vais essayer d'éviter de vous faire un inventaire à la prévenir on va rappeler les bases 13 000 cibles en 39 jours sur l'Iran pour un résultat on l'a vu on en a parlé au plateau qui n'est pas du tout concluant mais surtout les Américains ont dépensé énormément de ressources on va commencer par le missile emblématique des celui qui sert dans toutes les guerres c'est un missile offensif il sert à frapper l'ennemi dans la profondeur on en parlait justement le Tomahawk il pèse une tonne cinq ils en ont tiré mille alors ça peut paraître éventuellement pas énorme pendant 40 jours mais combien ils en produisent annuellement mais savezvous combien ils en produisent annuellementIls en produisent 86.IALTO MAO tirés depuis un destroyer américain et qui est stationné à ce moment-là en mer d'Arabie.Alors IALTO MAO, et puis il y a aussi les missiles anti-missiles, les fameux TAD, avec une particularité extrêmement intéressante, c'est que ce missile va extrêmement loin dans l'atmosphère et même au-delà de l'atmosphère puisqu'il est exo-atmosphérique.

56:04

Il peut frapper les missiles en dehors de l'atmosphère avant qu'ils recommencent à retomber sur terre.290 intercepteurs TAD pour protéger leurs propres troupes, leurs propres bases, pour protéger aussi leurs alliés dans le Golfe.Il va falloir certainement attendre la fin 2030 avant de pouvoir reconstituer le stock d'intercepteurs TAD, à savoir un TAD coûte 12 millions de dollars.Il y a aussi les missiles SM3 et SM6.C'est pas 66, c'est 6, c'est pas grave.Ils sont tirés, sont des missiles intercepteurs qui sont tirés pareil depuis des destroyers.

56:42

C'est extrêmement important.C'est de la défense anti-aérienne.Entre 320 et 620 ont été tirés.Alors là, on est vraiment dans la catégorie encore supérieure.Ça coûte encore plus cher.Il faudra trois ans pour regagner les stocks, mais surtout un SM32A coûte jusqu'à 25 millions de dollars.

57:03

Alors c'est pas vraiment un problème d'argent pour les États-Unis.Vous savez que les Américains ont prévu de pousser leur budget jusqu'à 1 500 milliards de dollars, mais c'est surtout un problème de temps, un problème d'industrie malgré le budget.Alors il y a des entreprises qui investissent, Lockheed Martin par exemple qui produit les TAD dont nous parlions tout à l'heure, mais il faut deux à quatre ans pour ouvrir une usine et puis dans une usine il faut des ouvriers.Le savoir-faire au fur et à mesure est en train de se perdre.Alors beaucoup plus en Europe. de se perdre. Alors beaucoup plus en Europe.qu'aux mais même aux les ouvriers partent à la retraite.

99.9% Accurate90+ LanguagesInstant ResultsPrivate & Secure

Transcribe all your audio with Cockatoo

Get started free
57:38

Il va falloir trouver une solution très rapidement.C'est véritablement un problème pour Washington.En fait, l'épuisement des stocks a créé ce que l'on appelle une brèche de vulnérabilité face à un conflit potentiel.On en parlait tout à l'heure dans le Pacifique, Corée du Sud, Taïwan, Japon.Et ça, il va vraiment falloir s'en occuper rapidement.Dernier point, les bombes anti-bunker, les GBU-57, les fameuses bombes qui peuvent aller exploser jusqu'à 40 mètres sous terre.

58:06

Elles sont indispensables, d'après le chef d'état-major des États-Unis, puisque de plus en plus les installations sont enterrées.On voit l'explosion d'une GBU-57 là sur une simulation.Voilà, la bombe pénètre, elle traverse le sol par sa seule gravité, elle explose une fois qu'elle est dans la cavité.Eh bien, ils possédaient environ 1000 bombes anti-bunker, des GBU-57.Ils en possédaient entre 20 et 30 seulement.Ils en auraient utilisé

58:34

14. Ils n'en auraient à ce jour pas plus de15. Merci, merci beaucoup, Xavier de Jacomoni.Georges Malbrunot, quand bien même Donald Trump décidait de frapper dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, ces seules informations lui lisent les mains.De toute façon, il ne peut plus, il ne peut pas.Oui, non, il ne peut pas.Et puis, comme on l'a dit souvent, taper pour faire quoi ?

58:53

Je veux dire, aujourd'hui, la guerre est conçue comme un moyen de pression sur des négociations qui sont sur le point d'aboutir.Alors, cela étant, même si on a un protocole d'accord dans les jours qui viennent, ce protocole d'accord, comme son nom l'indique, c'est fait pour engranger ensuite, pour passer à une période de 60 jours où on va négocier justement sur ce qu'il faut faire, et en particulier le nucléaire.Et donc, ça ne veut pas dire que ensuite l'option militaire va être levée, même si c'est une demande américaine de d'obtenir un retrait, un retrait probablement pas total de l'armada militaire américaine. retrait, un retrait probablement pas total de l'armada militaire américaine.Donc, donc voilà.Donc, on avance lentement parce que le dossier qui est à régler, vous l'avez compris, est extrêmement dense.Mais aujourd'hui, on est plutôt dans une phase diplomatique.

59:40

Mais ça ne veut pas dire que dans quinze jours, on ne sera pas revenu à une phase militaire parce que on rentrera dans le dur lorsqu'on négociera le nucléaire, qui est extrêmement important.Mais là aussi, je pense qu'il y a des négociations.On voit que la Chine pourrait jouer un rôle.Voilà, il faut.Je pense que l'Iran, sur l'aspect nucléaire, l'Iran n'est pas fermé à des négociations.Simplement, l'Iran aujourd'hui ne veut pas abandonner sa carte maîtresse nucléaire contre contre des promesses parce qu'ils se sont fait avoir quand même deux fois en juin dernier et en février.

1:00:14

Donc, ils veulent ils veulent céder le moins possible en attendant que se crée un début de commencement limité de confiance avec les États-Unis.Parce qu'aujourd'hui, la question que va se poser le guide suprême, Moshtab Ramezey, c'est Est-ce que je dois faire confiance aux États-Unis ou pas ?Mon père l'a fait en 2015, trois ans après.Donald Trump s'est retiré de l'accord.On a négocié à deux reprises depuis un an.On s'est fait taper dessus.

1:00:37

Donc c'est vrai, quelles que soient l'idée ou l'image qu'on peut avoir de ce monsieur, ce sont des questions qui sont dans son esprit et qui sont aujourd'hui au cœur de la du dispositif du système iranien.Quoi ?Et général, pour bien comprendre ce qui est en train de se jouer derrière les chiffres, il n'aurait plus assez de missiles pour faire la guerre pour attaquer, mais également pour pour défendre ses intérêts, par exemple les intérêts américains dans la région, pour défendre ses alliés, pour défendre Israël.J'ai employé un mot compliqué.La guerre depuis cinq ans a changé de nature.Nous faisons face à ce qu'on appelle une révolution.

1:01:11

Attention aéro-ballistique.Qu'est-ce que ça veut dire ?Ça veut dire que la multiplication des drones et des missiles.Je vous ai dit tout à l'heure dix mille missiles courte portée.Ils ont trente mille drones.On a vu ça en Ukraine.

1:01:24

On a vu ça. en Ukraine. On a vu ça.sur la guerre d'Iran.Fait que face à cette masse de riposte, les systèmes défensifs qu'on avait conçus pour avant, ça ne suffit plus.Ce que vous avez expliqué, c'est que c'était conçu pour la guerre d'avant, et avec la guerre d'aujourd'hui, avec la révolution aéro-ballistique, ça ne tient plus.Ça ne tient plus à une seule condition, et c'est ce qu'on observe entre l'Ukraine et la Russie, mais aussi finalement entre l'Iran et les pays du Golfe.C'est est-ce que vous êtes capable d'encaisser les missiles de l'autre et les bombes de l'autre ?

1:01:52

Les Ukrainiens sont capables.Les Russes sont capables.Les Iraniens sont capables.Les monarchies du Golfe sont en train de nous dire : nous, on n'est pas capables.On arrête les bombardements.Et c'est comme vous n'êtes pas capable d'absorber la masse de ce qui arrive en face que vous allez transiger, négocier et composer.

1:02:09

Cela ouvre, ceci dit, d'une part une conclusion : victoire stratégique de l'Iran.Évident, nous l'avons constaté tous autour du plateau depuis depuis tout à l'heure.Mais et je vais mettre une petite insiste à ce que vous avez dit, Georges.Ça ouvre paradoxalement des portes aux Iraniens sur la question nucléaire.Pourquoi ?Parce que grâce à la profondeur stratégique, grâce à leur arsenal aéro-ballistique, ils savent qu'ils peuvent résister à une agression américano-israélienne dans la durée, que peut-être qu'ils n'ont pas besoin de développer ce qui était jusqu'à présent dans le monde d'avant, dans le monde stratégique d'avant, la stratégie absolue qui était la bombe nucléaire sur le modèle nord-coréen.

1:02:55

Et donc c'est peut-être pour ça aussi que l'on peut avoir une ouverture sur la question nucléaire et que peut-être et là Samantha, vous dites qu'il y a des discussions à l'intérieur du pouvoir iranien.Il y a notamment des discussions sur l'Iranien, non pas tellement sur la négociation sur Romsouz, mais sur la négociation sur le nucléaire par rapport à ce nouvel état stratégique.Et là, moi, je me demande comment les autres puissances regardent tout ça.S'il y a une faille de vue. ça. S'il y a une faille de vue.vulnérabilité, comment on regarde du côté de PékinAlors, du côté de Pékin, c'est surtout la question de Taïwan qui devient intéressante, parce que Taïwan aussi se rend compte que finalement la défense dont on aurait besoin ne va peut-être pas pouvoir venir, qu'il manque cruellement de patriotes et de TAD, donc ce système de défense antiaérienne que les Américains ont beaucoup utilisé pendant cette guerre.

1:03:45

Juste à titre d'exemple, les Américains ont utilisé la moitié de leur stock mondial de TAD, donc de défense antiaérienne TAD, en Israël depuis le début de la guerre.La moitié de leur stock mondial en Israël.Ils ont utilisé plus de défenses aériennes américaines que les Israéliens n'ont utilisées.Deux fois plus même.Voilà.Donc c'est absolument énorme.

1:04:06

Donc on parle de la vulnérabilité des autres pays.Eh bien, Israël va commencer à sentir cette vulnérabilité.Et je ne parle même pas de l'Ukraine, qui aujourd'hui voit Kiev menacée et n'a plus les moyens de se défendre.Il y a la question des livraisons également rapidement, parce que je dois parler de Cuba et finalement elle nous attend.Pour la Chine, quand vous regardez la carte un peu loin, vous voyez que finalement, autour de l'Iran, autour de la Chine, il y a une situation qui est assez comparable.C'est-à-dire qu'il y a un nombre important de bases militaires permanentes dans les pays alliés des États-Unis dans la région.

1:04:39

Il y a un déploiement de forces important naval avec les porte-avions.Et pourtant, quand tout ce dispositif-là a été mis en branle par les États-Unis contre l'Iran, ça n'a pas fonctionné.Et donc peut-être que les Chinois se disent, mais ils ne sont pas aussi redoutables que ça, les Américains.Alors la fameuse expression à tigre de papier.Et pourtant, et pourtant, du côté de Cuba, tout est prêt pour l'offensive.Le Pentagone attend le feu vert.

1:05:07

C'est ce que dit nos confrères américains, de politico.Le Pentagone a passé des mois à positionner des troupes, à déplacer des. à positionner des troupes, à déplacer des.actifs et des armes nécessaires pour que les lancent une attaque militaire sur l'île des Caraïbes.Il n'en manque plus que le feu vert du président américain.Nous allons vous dire dans quelques instants quel pourrait être les scénarios envisagés.Mais d'abord, donc je le promettais, direction à nouveau la Maison Blanche.

1:05:31

On vous retrouve Sonia Dridi, merci d'être à nouveau avec nous.Il ne manque plus qu'un feu vert final de Trump.Oui, Donald Trump qui a évoqué ces derniers temps plusieurs fois une possible invasion de Cuba, alors que la pression économique exercée par les États-Unis pour l'instant ne donne pas les résultats espérés par Washington.Donc en effet, selon Politico, le Pentagone a passé ces derniers mois à positionner des troupes pour permettre aux États-Unis de lancer une possible attaque militaire.On avait aussi récemment cette information du site Axios selon laquelle, et bien, le commandement militaire du sud des États-Unis, Southcom, avait organisé le mois dernier un exercice qui visait à se préparer à une intervention militaire à Cuba.Mais un responsable américain prévient aussi Axios que le président préférerait passer par une transition politique et pacifique, mais il n'écarte pas encore une fois le scénario militaire.

1:06:34

Donald Trump qui actuellement est en train de terminer une interview à la chaîne Fox News et il est très probable qu'il s'exprime sur Cuba dans cette interview.Merci beaucoup Sonia Dridi.Merci donc on guette ça avec beaucoup d'impatience.Merci d'avoir été avec nous.Et donc je le disais, cette question quel scénario pour les frappes ?Parce que quand on va plus loin en lisant le papier de Politico, les options vont des frappes aériennes de précision à une invasion déreste complète.

"The accuracy (including various accents, including strong accents) and unlimited transcripts is what makes my heart sing."

Donni, Queensland, Australia

Want to transcribe your own content?

Get started free
1:06:57

Ça peut se traduire comment ?Il faut regarder le précédent vénézuélien, Amélie.Qu'est-ce qui s'est passé pendant six mois ?Donald Trump et l'armée américaine a fait pression, a fait des frappes, a a fait des frappes, afait un blocus naval.Et puis il y a eu l'intervention de tout début janvier, négociée d'ailleurs, mais c'est un autre sujet.

1:07:17

Succès.Et donc vis-à-vis de l'échec en Iran, Trump prépare le coup d'après.La seule différence par rapport à ce qui s'est passé au cours des soixante dernières années, c'est que puisque Cuba est tombé, puisque le Venezuela est tombé, pardon, Cuba est sous un strict embargo pétrolier.Il n'y a plus de pétrole qui arrive à Cuba, ce qui fait que aujourd'hui à Cuba, vous avez trois heures d'électricité par jour.Enfin, et donc là, il y a une réelle fragilisation économique du pays qui est différente de ce qu'on a pu observer au cours des derniers mois ou des dernières années.Et c'est à mon avis là-dessus que joue Donald Trump en se disant, je vais encore jouer ça quelques mois et puis on fera une affaire comme on a fait au Venezuela.

1:07:57

Oui, Axios le dit.La stratégie vis-à-vis d'étrangler économiquement Cuba, ciblant les principales sources de revenus, les entreprises, etc.Bref, ce qui doit simplifier, c'est attendre qu'il tombe ce pays comme un frimur pour le ramasser et jouer des oppositions.Ma question, Georges Malbrunot, vous concernant, c'est est-ce que vous imaginez un président américain aller direction Cuba quand il est toujours occupé en Iran ?Ça paraît un petit peu difficile.Et il faut espérer que, alors qu'après que les militaires fassent la planification, c'est le rôle.

1:08:24

Mais il y a plus que de la planification.On parle vraiment de déplacement d'armes, de troupes.Mais ça me paraît extrêmement hasardeux.Je pense que compte tenu de ce qu'est Cuba aujourd'hui, les États-Unis auraient probablement intérêt à envisager un changement à l'intérieur du système plutôt qu'une invasion, parce qu'une invasion terrestre, là, on se replace dans un dans un scénario qui est quand même assez risqué.On est quand même à quatre mois des élections de demi de terme.Donc moi, je n'y crois pas trop.

1:08:53

Je ne suis pas un spécialiste de la région de Cuba ni des États-Unis, mais ça me paraîtrait extrêmement risqué.Non, ce qui fait croire que les États-Unis sont en train, en tout cas, de vouloir se train, en tout cas, de vouloir sedonner une option, c'est qu'il y a des, c'est Axios aussi qui a expliqué que le Département d'État est en train d'accuser Cuba d'avoir des drones, d'avoir de planifier d'envoyer des drones sur Guantanamo et que ce serait une menace, il pourrait créer une menace existentielle pour les le jour où ils ont envahi, où ils ont envie d'envahir.Donc sans qu'ils soient de préparer un peu la sphère informationnelle.Je suis entièrement d'accord.Faire ça pendant que la guerre en Iran n'est pas terminée, ce serait extrêmement hasardeux.

1:09:36

Et puis Trump, je pense, espère qu'il va pouvoir trouver un Dossie Rodriguez, donc la nouvelle présidente du Venezuela qui a remplacé Nicolas Maduro, sans qu'il y ait de changement de régime, de trouver un Dossie Rodriguez à la cubaine pour ensuite pouvoir aller mettre la main sur les mines de nickel qui appartiennent au Canada, pour aller construire des gratte-ciel.Trump Tower.Comme il avait rêvé de le faire.Et Trump Tower sur la plage de Baradero.Donc voilà, il semblerait que et ce serait la chose la plus logique à faire, mais il y a le peuple cubain quand même qui, malgré toutes les privations dans laquelle il vit, n'auront peut-être pas, n'auront peut-être pas les accueillir les bras ouverts.Il faut quand même rappeler que sous cet embargo, le prix alimentaire, d'électricité, absolument, BIP inférieur à Haiti aujourd'hui.

1:10:24

Mais sous cet embargo, des gens meurent dans les hôpitaux cubains aujourd'hui parce qu'il n'y a pas d'électricité, les appareils de respiration artificielle ne fonctionnent plus, les enfants nés prématurément ne peuvent plus aller sous incubateur.Donc c'est en train de créer une vraie colère vis-à-vis des États-Unis aussi parce que le pétrole vénézuélien, qui était le sang qui faisait vivre l'économie cubaine, n'arrive plus.Mais pour autant, Rubio, par exemple, qui est particulièrement concerné compte tenu de ses origines par le dossier cubain, assure que c'est une question de sécurité nationale.Il est dans une situation. sécurité nationale. Il est dans une situation.très difficile, car malheureusement pour ses habitants, le pays est dirigé par une bande de communistes incompétents.Être communiste, c'est mal.

1:11:07

Être un communiste incompétent, c'est pire.Avoir un État défaillant à 144 kilomètres de nos côtes constitue une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.Cuba, une menace pour la sécurité nationale.Pourquoi ça vous fait sourire ?Bah, ça me fait sourire parce qu'effectivement que les communistes cubains soient des méchants, c'est pas complètement nouveau.Le problème, c'est que les Américains ont lancé un embargo il y a un demi-siècle maintenant, et le régime n'est jamais tombé.

1:11:32

Donc, donc, je pense quand même qu'il y aura une tentation des Américains.Effectivement, Samantha Benders disait, ce serait hasardeux.Mais peut-être qu'attaquer l'Iran, c'était hasardeux aussi, et pourtant Trump l'a fait.Donc, je mesure mal quelle est la difficulté stratégique, mais en tout cas politiquement, vis-à-vis de l'aile droite des Républicains, qui qui l'est la plus belliqueuse, qui qui critique Trump de se retirer en Iran, de pas aller jusqu'au bout.On sait que il y a à la fois la Chambre des représentants et au Sénat cette cette voix-là dans le camp même de Trump.Attaquer Cuba, mais quelle quelle revanche ?

1:12:08

Oui, Xavier.Mais il y a peut-être pas besoin.C'est un peu, moi, je fais un parallèle avec la Chine et Taïwan.La Chine attend patiemment son heure.C'est pas certain du tout qu'elle déclenche une guerre pour reprendre Taïwan.En revanche, elle est convaincue qu'un jour ou l'autre, elle reprendra Taïwan, qu'elle prendra d'ailleurs, parce qu'elle l'a jamais eu, la Chine communiste.

1:12:26

Et c'est un peu pareil.Les États-Unis non plus.Je suis d'accord avec vous sur cette expression que tombe le frimur.D'autant plus qu'il y a beaucoup d'argent en jeu en fait.Aujourd'hui, Cuba, c'est plus une dictature communiste.En fait, c'est une dictature communiste d'affériste, et ils sont plutôt compétents en matière d'affaires.

1:12:42

Souvent ensemble.Parce que on sait que le consortium qui gère les actifs militaro-afféristes dépasse les 20 milliards de dollars d'actifs, et parmi ces gens-là, il y a certainement des gens qui seraient prêts à. y a certainement des gens qui seraient prêts à.jour ou l'autre à collaborer, notamment s'il n'y a plus le dernier symbole en fait de cette révolution castriste, qui est le frère de qui est le frère de Castro, Raoul Castro.Alors, est-ce que vous parlez de la Chine ?Oui, quel souement qui a été mis sous mandat d'arrêt, ce qui peut aussi aider éventuellement à faire la même opération qu'avec Maduro.Puisque vous parlez de la Chine, Pékin salue la résistance cubaine aux pressions américaines.

1:13:19

Bien sûr.Voilà, dans la tectonique des plaques, c'est toujours intéressant de regarder comment les puissances se regardent entre elles.Je vous remercie beaucoup, merci beaucoup, Général.Bienvenue dans la famille du Grand Dossier.C'était parfait.Merci beaucoup, Davide Giacomoni.

1:13:31

Merci beaucoup, Georges Malbrunot.C'est toujours un plaisir de vous recevoir.Samanta, bien sûr, bien évidemment aussi.Je suis ravi de vous retrouver à chaque fois.Game Rocket, vous le savez.Merci à vous de nous regarder. nous regarder.

Get ultra fast and accurate AI transcription with Cockatoo

Get started free →

Cockatoo